X.S VAVT&S Moxirs
• Éloigne-toi, ô la bienaimée de mon cœur;
• éloigne-toi de la cellule du pauvre moine qui
• s'afflige d'être enchaîné par un vœu qu'il ne « peut rompre! Ole-moi, ô ma chérie^ ôte-moi ce « capuchon et ce noir manteau. Pose ta blanche « petite main sur mon cœur; sens comme il bat « avec force, comme à chaque pulsation mon
• sang bouillonne. Essuie les larmes amères qui « tombent de mes yeux, prends pitié de ma dou- « leur. Je renonce au pardon de mes fautes « pourvu que tu m'aimes, ô toi que j'aime tant. »
OUANSOir D'AMOUB.
• Le nuage cache le beau soleil , le nuage « sombre voile la lumière. La jeune fille est pen-
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SUR LA RUSSIE. lâS
« sive et triste. Personne ne connatt la cause de « son chagrin. Ses parents même ne la savent « pas, ni sa petite sœur, la blanche colombe.
« Oh! dis -moi, pauvre douce jeune flile, ne « peux-tu apaiser ta doulem*? ne peux-tu ou- « blier celui que tu aimes, ni le jour, nija nuit, « ni le matin , ni le soir ?
« Et la jeune fille répond avec tristesse :
« J'oublierai celui que j'aime quand mes pieds « cesseront de me porter, quand mes blanches « mains retomberont sans mouvement , quand « mon regard s'éteindra, quand on me mettra la « planche du cercueil sur le cœur. »
CBAWSOSr 1>S BAZOAin».
« Ne fais pas de bruit, ma petite forêt verte ; « ma mère, ne me trouble pas dans mes pensées,* « car demain matin je dois aller à Tinterroga-- « toire devant le terrible juge, devant le tsar lui- « même.
« Le tsar m'adressera la parole et me dira : « Réponds , réponds, mon enfant, fils de paysan , • avec qui as-tu mené la vie de brigand ? Avais- « tu beaucoup de compagnons?
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« Je répondrai : Tsar mon espoir, tsar très « chrétien, je te ferai connaître toute la vérité. « Des compagnons, j'en avais quatre i le premier, « c'était la nuit obscure, le second, c'éuii mon « couteau d'acier; le troisième, mon bon cheval, et « le quatrième, mon arc bien tendu. Mes messa- « gers, Vêtaient les flèches durcies au feu.
« Alors le tsar mon espoir, le tsar très chré- « tien me dira : Honneur à toi , mon enfant , qui « aai^ si bien voler et si bien parler $ pour ta réfi compense, je te ferai un beau présent, je te « dcmnerai un palais au milieu des champs , « deux poteaux et une corde de chanvre. ^