SIXIÈME LETTRE
Appréciation des faits opposés à la doctrine. — Faits de M. Martins, de M. Legendre, de M. Baumes, de M. deCastelnau. — Opinion de Girtanner, de Swediaur et de M. Rayer.
Mon cher ami,
Continuons cette exhibition de faits et d'arguments qu'on oppose à ma doctrine.
Il est un observateur, des travaux duquel mes contradicteurs font très-grand cas; et ces travaux, en effet, sont dignes de la plus grande estime ; je les ai honorablement cités dans ma lettre précédente, et vous me voyez tout disposé à leur accorder la valeur qu'ils méritent. Cet observateur, dont on m'oppose sans cesse les résultats, c'est M. Ch. Martins (1). Eh bien, que prouvent les résultats de M. Ch. Martins pour l'élucidation de la grande question des conséquences de la blennorrhagie comme cause de syphilis? Remarquez que c'est précisément à cause de la rigueur d'observation, de la méthode scientifique employée par cet observateur, de sa statistique enfin, que Ton fait si grand bruit de ses chiffres et de ses
(1) Mémoire sur les causes générales des syphilides et sur les rapports qui existent entre ces affections cutanées et les symptômes primitifs de la maladie vénérienne. (Revue médicale, 1838, t. I.)