TRENTE-QUATRIÈME LETTRE
De la syphilisation. — Lettre de M. Auzias-Turenne. - Réponse de M. Ricord.
Mon cher ami,,
Vous avez eu la bonté de me communiquer une lettre que M. Auzias-Turenne vous a adressée, relativement à ce que j'ai dit, dans mon dernier entretien avec vous, sur la syphilisation et sur le syphilisme. Vous avez désiré que, si j'avais à répondre à la lettre de M. Auzias, ma réponse parût en môme temps que sa lettre. Vos motifs sont légitimes, ils seront compris, sans autre explication, de tout lecteur sérieux. Vous croyez au progrès, et vous l'accueillez sans répugnance, même sous ses manifestations les plus hardies. Mais vous n'abdiquez pas, et je vous en félicite, votre droit d'examen, votre devoir de sage et prudente réserve. Quand une question aussi grave que celle qui va nous occuper vient à être soulevée, il y a danger à ne pas l'aborder immédiatement de front, il y a puérilité à croire qu'on l'étouffera sous un dédaigneux silence.
Examinons donc les nouvelles doctrines dont M. Auzias se fait le propagateur; mais d'abord laissons-lui la parole pour cette exposition nouvelle de ses idées :