CHAPITRE DIXIÈME
mourrir de honte, et comment, sans mourir de rire, le Concile eût-il pu les écouter? Franchement, si le pape Honorius avait réellement enseigné Thérésie, et si le VI® Concile était réuni pour le condamner, il faut avouer, pour le coup, que ce moment n'était pas le moment opportun, pour affirmer, comme le pape Agathon le faisait, Tinfaillibilité pontificale.
Mais penserez-vous peut-être, quand la lettre du Pape fut lue, Taffaire d'Honorius n'était pas encore jugée. — Cela ne prouve rien, attendu que ce fut après le jugement que le pape saint Agathon et sa lettre reçurent les acclamations de la sainte Assemblée; mais s'il vous faut un document postérieur, mon cher Père, le voici :
Le VIII® Concile général, anathénàatise, dites-vous, Honorius, comme hérétique formel et dans le sens actuel du mot. Mais vous ne connaissez donc pas cette formule souscrite par les Pères de ce même Concile, et dans laquelle on déclare que la sainte doctrine est demeurée toujours assise sur le siège de Pierre ^ ?
Savez- vous, mon excellent Père, qu'il est au moins étrange de vqus voir vous acharner à vouloir faire condamner un Pape comme hérétique formel par des hommes qui déclarent que les effets prouvent la vérité de la parole divine, savoir que la religion catholique est toujours restée immaculée sur le siège
1. «tTu es Petrus et super hant:petram œdificabo Ecclesiam meam ;hsec quse dicta sunt, rerum probantur effectibus : quia in sede Apostolica immaculata est semper catholica resorvata religio, et sancta celebrata doctrina (même collection, T. V, col. 773 et s.). »
128 LE dUHT BUCTOmX^MiUCAN.
de Pierre, et-qoe sa docMne y a toi^Mrs été sainM Prêcher ^»4a» après la oowtaiinvtfon supposée d'à»» norius, eut éU, de la part d'mi OoaeilaiceGaiiiinifiie, comme de ^trt smtre, wi procédé liûeD^. H^er.
Laissez donc pour fm moment tm passions et vos préFfagés d'école ; <et, degràoe, 4MHi¥eMa-*«Eoas, moQ Père» de Hegel, et des combats ▼Modesxtfaa finis lui avez livrés, «4 n'allez pas «i]^eurd%iii, 4eB&» la main à votre vaimou, en u&titendut ^identité desifos^ tradîoteireê. — Qaazrt4 moi, je bénis Bieu -de fioos avoir conservé ces prédenx textes, qui portenit te dernier coup à ferrer que vom aves essayé de4é* fendre, ^ je tous engagerai, eniiepminaizt«6 dbaiôtra, à respecter désormais davantage votre teévisâre, oi vous avez trouvé «m substanoe te ^q^ je mms rapporte au sujet du VI« Confie et du saist pape A|^a* tbon, en vous «uppAiant, mon Révérend Bftro, foaDé vous voudrez vous serv^ dorénavairt des ^textes des Condles, de les étudier 4^boi4 dansl'oFîginal ; ^ surtout, de prendre bien i^arde à ne pas les traduire 4e Tallemand.