‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 106 sur 180 · CHAPITRE ONZIÈIVIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈIVIE

VOUS rappeler deux faits qui, sans avoir trait à la condamnation d'Honorius» sont cependant utiles à étudier dans l'histoire, et que nous voyons dans le cas actuel briller de la plus vive clarté. * Le premier est que lessouverains sont, en général, doués d'une merveilleuse ignorance en matière de discipline ecclésiastique et de foi; que, lorsqu'ils veulent marcher seuls sur le terrain du dogme, ils manquent rarement de se casser le nez, et quand ils niarchent dans un sens opposé à Rome, ce désagrément ne leur manque jamais.

Le second fait que je signale, c'est que quand vous verrez un prince faire un faux pas dans la doctrine et commettre cette bévue énorme de dogmatiser dans l'Eglise de Dieu, vous pouvez être assuré qu'il a péché par ignorance d'abord, parce qu'il n'est pas assez fort théologien, même pour errer de son chef; mais qu'il doit avoir derrière lui quelque docteur en soutane, flatteur en barette quelquefois, courtisan en mître, presque toujours.

Sans les princes des prêtres, ni Pilate ni les juifs, n'eussent probablement condamné Jésus-Christ.

Avis aux rois, avis aux autres.

Mais comme vous devez avoir une légitime impatience de connaître quelle est, en réalité, mon opinion sur cette condamnation même, et que jusqu'à présent je n'ai fait autre chose que de défendre le système d'autrui ; voici ce que je pense, après avoir, je ^|s l'affirme, sérieusement et consciencieusement étuaié la question.

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