‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 112 sur 180 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

in Fautre n'ont assez de perspicacité, celui-là, pour invoquer une règle de conduite donné par le souverain Pontife lui-même, et celui-ci pour ne pas adresser à son adversaire une question insensée qui devait lui retomber sur le nez inévitablement.

Au contraire, le saint abbé, en présence de cette lettre du Pape, et à cause de cette même lettre qu'il connaît, et de l'opposition qu'il trouve dans cette lettre à rhérésie monothélite, décerne à ce vénéré Pontife répithète de Divin, et le voici maintenant qui s'indigne à la seule pensée d'entrer dans le parti du silence monothélite * — quand ce parti aurait été conseillé par son divin Honorius ! — avouez, mon Père, que ces faits sont complètement inexplicables et renferment une évidente contradiction.

Si donc,. la lettre d'Honorius • qui suit en toutes choses • la doctrine monothélite, était, au temps de saint Maxime, ce qu'elle devint plus tard au VI® Oon. cile, il faut encore convenir que saint Maxime et Théodose, en discutant ensemble, avaient, l'un et l'autre, perdu l'usage de la raison.

1. Il y a dans cette afifaire du monotkélisme» deux silences qu'il ne faut pas confondre : 1° le silence monothélite , sur la doctrine catholique présent par le Type et VEcthèse, C'est le silence tel que le voulait Sergius et tel que le repousse sainte Maxime ; mais il y avait aussi, 2** le silence catholique , conseille par Honorius, consistant à ne pas proférer Terreur, et c'est celui que loue saint Agatbon lui-même, quand il dit que tous ses prédécesseurs ont exhorté les hérésiarques à se désister de leur hérésie au moins en gardant le silence : saltem tacendo. Une s'agit évfdemment pas de celui-ci dans le texte et la pensée de saint Maxime.

>4d LE CHANÏ DU CY*N» GALLICAN.

Tout bîMi «onpiév aï la lettre d'BûBoniM n'a pwètô adultérée à Vuaag» ^tea Gvecs, bob âét^dteusai et iik* téressés à la ehoee, U faut eonveair que voici biM dee personnages atteints de la plue inoroyabi» totàà ou de la plus incurable eécité.

Serait-Kse Tove, mon ehw Père», qui,, pessédant an si pfécieux document dans tos archives^ ofobli^ieK ou négligerieiD de vous etk serww^ J^m^aiM pàutôi peur, je l'avoue, que, si voua etusBîefle été cbargé de la traduire^ tous l^eussîez, par distraction, traitfrc<Hnme vous «trejz traité les actes du Concile de Oûnatantinople; et comme nous reua verrons traiteff lea lettres de saint Léo».

Cet examen de eonseâeMce do: pasaé est p^iblei faire, parce qu'il rappelle des temfM» pai^tk^ilièi^ement douloureux; mais il est grand» et surtout il est saint, 'parce qu'il doit en résulter une fois poiur toutes^ la pletfie réhabilitationd'un.grand Pontifo, In^ignemeal calonuûé par ceux; qui devaient être ses pbia ardeois â^iKQ6eurs.

Après avoir rappelé les traies habitudes des Grecs, qui, dans le VI® Concile lui-même, furent convaincus d'avoir falsifié les actes du Ve, et en avoir conclu à la possibilité d'une falsification plus facile, celle d^s lettres d'Honpriuj^, nous avons donc trouivé une preuve mosale de cette même falsification^ dans laeoaduite des détracteurs et des défenseurs contemporains du pape Honorius. Nous allons , maintenant, mon Père, trouver une démonstration plus, lumineuse encore, et cette fois, j'espère, péremptoire, dans Texamen des faits de la cause, que noui» suivrons

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