‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 115 sur 180 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

jour de leur sacre, juraient de le faiye observer de même que les cinq Conciles œcuméniques qui l'avaient précédé, dans ce Concile, dis-je,il n'est pas fait mention même d'une seule faute d'imprudence qui eût *été commise par le pape Honorius. On y trouve les noms de Théodore, deCyrus, de Sergius, de Pyrrhus, dePaulus, avec leurs écrits, le Type et l'Ecthèse ; mais le nom du pape Honorius, on ne l'y trouve point. Jusque-là, il était donc innocent encore; jusque-là, personne, parmi les catholiques, ne l'accuse; jusque* là, personne ne Ta condamné.

Mais, que dis-je, mon Père, personne ne l'a condamné ? Savez- vous bien que dans ce même Concile, que vous osez indiquer, vous, comme flétrissant aussi >. la mémoire d'un Pape ; savez-vous comment le glorieux saint Martin s'exprime, en parlant aux Pères du Concile de tous ses prédécesseurs, sans en excepter le premier, qui eurent à lutter contre l'héiiésie monothélite? si vous l'ignorez, le voici. < Je veux que vous sachiez, mes frères, » dit le saint Père € au sujet des circonstances présentes, je veux dire de ces larrons qui, de nos jours, se sont insurgés contre la

foi orthodoxe que ceux-ci se sont efforcés, par

leur propre hérésie, de faire une brèche et de dérober les trésors de l'Eglise, qui sont ses dogmes. Mais nous c'ôst-à-dire tes Pontifes de ce siège apostolique, gardiens vigilants de la demeure, nous ne leur avons poif^t permis de miner cette demeure et d'en ravir le trésor de la foi. ^ •

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