CHAPITRE DOUZUbCB
qai gânaie&t le déyeloppetn^t de leurs erreurs ? aul ne le sait que Dieu ; mais ce que persoime n'ignore» c'est que quand il s'agit de détruire arec la pleine tetriligenoe du mal, il n*est pire espèce de sauvages que i'espôce qui sait lire et compter*
Ouoi qull en soit, et pour ne pas mettre à la charge d'un délit ce qui peut n'être que le lésultat d'un aoddont involontaire, tel n'en était* pas moins le tràsréel état des choses en 680, et ks lettres d^fionorius B'^ustaient plus i Rome, quand se réunit à Constantlno^e le YI«€kmoile oecuménique. Ses lettres étaient perdues, mais son bonmeur était «itier, et, aax jeux de tout l'univers chrétien, il jouissait d'une r^tatkm de saiftteté inomtestée, tandis qpi'au point de ym du sHHiotiiétisme il passait poar avoir été un de s«^ antagonistes les plus 4éclarés.
Gomment cette mémoire, jusqu'alors si pure^ aH*eUe pu se trouver souillée? le voicL
Ce que nous venons de dire, mom Pèra^ eimj^fie grandement notre tâche, et J^espère que vous aurez la bonne foi de convenir que les faits que nous avons allégués ont une importance énonnedaM la recherche qni nous tient^ i l'un et à l^autre, quoique dans des intentions peut-être diverses^ si légitimement à oaùr. Lors donc que s'ouvrît le VI'' Oonci)e# la pleine orthodoxie d'Honorius était affirmée par son sociétaire l'abbé Jean, par saint Maatme, par <toux Papes et, indirectement, par quatre Conciles, dont trois romains, et cette mtaie orthodoxie S'était contestée qu'à petit bruit et par quelques rares héréttq«es monothélites, intéressés si tristement et âl profondément
156 LE CHANT DU CYONB OALUCAN.
dans la question. Mais les écrits sur lesquels ils s*ap» puyaient, comme leur étant favorables, n'existaient qu'entre leurs mains, et s*ils en avaient souvent parlé» vous n'avez pas oublié qu'ils Vl avaient jamain Jusque^ là^ osé Us produire. Ce sont des pièces importantes, cependant; mais l'Ecthëse même et le Type avaient oublié de s'en servir. Oubli étrange I
Mais voici le moment venu où il ne sera plus possible de reculer, ni de refbser l'exhibition des pièces. Le Concile se tient, non à Rome, mais chez eux. Voici que, maintenant, on leur demande cat^oriqu^ ment sur quels documents pontificaux, ou autres, ils prétendent appuyer leur doctrine. Il y avait pour eux impossibilité de reculer ; et en même temps il y avait nécessité de confirmer leurs dires. Imaginez-vous qu'àTappui de leurs erreurs ils aient apporté le texte catholique d'une lettre enseignant directement la vérité contraire ! On ne se donne pas à soi-même de semblables soufflets ^
Les deux actes favorables au monothélisme, FEcthèse d'Héraclius et le Type de Constant, avaient été inconnus à Honorius et, après sa mort, flétris par le Saint-Siège, qui n'avait cessé de rejeter cette erreur, depuis le pape Séverin, son successeur immédiat» jusqu'à saint Agathon, sous le pontificat duquel se tenait actuellement le YP Concile général. — Il était donc extrêmement important pour les monothélites,
1. V. Theolog. Wirceburgensia (Tractatus de IncamaHone. T. 2. p. 117 et suiv. de rédition de 1853), et M. Bouix, Tractatus de Papa, T. 2, p. 338 et suiv.