‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 121 sur 180 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

cile acclamèrent, tout cTune voix, le pasteur coupable et repentant en s'écriant : A Georges, patriarche orthodoxe, qvie Dieu donne de longues années !

Quant à Macaire, remarquez blon ceci, mon Révérend Père, le voici demeuré seul sur le champ de bataille de ITiérésie, dévoré d'orgueil et agité de toutes les passions mauvaises; le spectacle de la conversion éclatante de son collègue, au lieu d'amollir son âme, semble au contraire l'endurcir, et dans cette même session (YIIP), il protesta qu'il rejetait le témoignage des Pères, et fut obligé de convenir quHl en avait corrompu le sens et qu'il V avait fmt avec INTENTION, parce qu*il était monothélite et qu*il voulait tel demeurer, quand même on le couperait en morceaux et qu'on le jetterait dans la mer *. Cette impîétésauvage lui attira les anathèmes de l'assemblée «ntière et, dans la session suivante (IX«), sa déposition.

Quand je songe, mon Père, que c'est à ce même Macaire et aux autres hérétiques, ses adhérents, à ces hommes, falsificateurs convaincus du livre de Mennas à Vigile, des lettres de Vigile à Justinien et à Théodore, à ces hommes corrupteurs avoués des textes des Pères et des docteurs dont les oeuvres étalent dans toutes les mains ; quand je pense, dis-je, que c'est à ces hommes, et à ces hommes seuls que l'on doit le seul texte existant des lettres d'Honorius et qui ne fut produit par eux que comme par force, aux XIP et XlIP sessions du VP Concile; quand, di»-

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