‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 122 sur 180 · V. Audisio. Hi^aire des Papes · texte numérisé non relu

V. Audisio. Hi^aire des Papes

je, je pense à ce fait d'une évidence et d'une certitude incontestables, je ne puis m'empêcher de concevoir quelques doutes sur Tintégrité de l'écrit original.

Le Concile se prolongea jusqu'à la XVIII« session, qui fut la dernière, et s'il n'a pas été altéré par la fraude des mêmes traîtres, altération qui semble bien probable, dans toutes les hypothèses, ce fut dans les sessions qui suivirent la XII« que l'on dut f;gdre entrer et prononcer les anathèmes que vous nous avez servis avec un air de si inqualifiables délices et l'accent si étrange du triomphe, dans votre pauvre petit pamphlet.

Maintenant, que penser et que dire au sujet de cet anathème? Là-dessus les plus doctes diffèrent et peuvent différer d'opinion. Les actes du Concile ontils passé entre les mains des faussaires, comme le croient Pighi, Baronius, Pétau, Papebroch et Berti, ou bien les Pères, trompés par l'habileté des contrefacteurs d'écriture émérites, ont-ils réellement cru à la culpabilité administrative du pape Honorius^ et, irrités de voir préconiser cette méthode du silence, dont ils avaient si longtemps et si cruellement souffert, ont-ils voulu, par un sentiment de réaction facile à comprendre, se venger de l'expression sur la personne de celui qui, à l'origine, s'en était servi ? L'une ou l'autre hypothèse est également admissible. Les légats du Pape, surpris, n'opposèrent-ils pas les justes défenses aux calomnies, ou voulurent-ils remettre l'examen de la cause au pape Agathon, pour ne pas blesser les Orientaux, dont les meilleurs avaient toujours un fonds de préventions fâcheuses ?

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