‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 127 sur 180 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

dans un Concile, le souverain Pontife approuve et ce qu'il n'approuve pas. C'est en ces termes que se présente la question, et c'est au vu de l'ai^robatioa île saint Léon II, celui, selon vous, qai reçut et confirma lejB^ actes du VI-® concite que voôs poussez ce cri de triomphe :c Ecoutons le pape saint Léon ! » Eh bien! <m\, écoutons le pape saint Léon.

Trois lettres, vraies ou apocryphes, de <^ Bontlte, sont par vous apportées en témoignage, pour nous donner le vrai setis, et déterminer la véritable valeur de Ja condamnation conciliaire falminée contre le malheureux Honorius.

La première est adressée à l'empereur Constantin, la deuxième, aux évêques d'Espagne, la troisième, au roi Erwig. Je voudrais pouvoir transcrire ici tout votre précieux chapitre. Je le relis avec vous.

€ Ecoutons le pape saint Léon dans ses relations officielles à l'empereur :

€ Nous anathématisoiis encore ces inventeurs d'un nouveau dogme. Théodose, etc., etc*» etc., (suivent les noms connus) et aussi Honorius qui, loin de puriûer cette Eglise apostolique , s'est eâbrcé, par une trahison sacrilège, de renverser la foi immaculée. ^

« ^ «ae b4te d^ajouter qm le texte latîn pacraît ici traduit 4tt grec, lequel diffère du lati« par un mot. Au Ueu du moi s'têi iBfforeé^ te grec dit : a permis, a d<mné lietu »

< Quoi qu'il en soit, s'eïtorcér p«wr u-»e trahison sacrilégie de r^nv«roer la fol, m deulëtnfent donner lieu, par Mief tfabisott sacrHég^e «u reffV^rsemeût de la foi.

170 LE CHANT DU CYGNE GALtïCAN.

ce n'est point de la négligence, c'est de t hérésie agissanté, eflfective et coupable. > (P. 26-27.)

Juste ciel! mon pauvre Père» quel démon inoccupé vous a donc poussé à croire de pareilles sornettes l Quoi 1 ce texte, « traduit du grec» » porte : a donné lieu, et c'est pour cela que vous le traduisez par : ieat efforcé t Quoi I vous comptez tellement sur la bôtise de tos lecteurs que vous prétendez leur faire avaler comme identique l'acte d'un individu qui s'efforce et celui de l'individu qui permet ! Le médecin qui, croyant bien faire , vous administre un remède qu'il pense propre à vous guérir, et le médecin qui vous donne une drogue empoisonnée dans le dessein de vous occasionner la mort, sont tous les deux à vos yeux également coupables I Entre Honori us conseillant un silence qu'on juge intempestif, et Honorius prêchant ecc professo et eœ cathedra l'hérésie monothélite, vous ne voyez pas la plus légère différence ; et c'estt dans l'un et l'autre cas, « de l'hérésie agissante, effective et coupable ! > Mais, mon pauvre Père, si ce n'est pas là chez vous le comble de la candeur, de grâce, dites-moi ce que c'est.

Et, dans la crainte qu*on en ignore, vous ajoutez : « Ce texte de saint Léon est donc loin de rendre évident qu'on n'ait jamais songé à condamner Honorius comme coupable d'hérésie, mais comme coupable de négligence. • Mais , mon Père, il ressort au contraire avec une évidence merveilleuse de ce texte, que saint Léon établit, et prétend qu'on établisse, une distinction entre ceux qui sont hérétiques et celai qui les laisse faire, et qu'il réprouve les uns, pour cause

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