CHAPITRE mËiaiÊME ITQ
TEgiîse entière; je vois (jae oette coffdamiïafion de ^TEglise d'Orient n'a pas «nïpêcfeé celle d'Occident de Téttérer ki mémoire de Taccasé ; je vois, par te sdOMMÏ, <iiie, quant à saint Léon II, il distingue trèsnettement entre les Êérétiiyiïes formels et celuf qtt'il n'accuse qne d'avoir péché par négligence ; je vois tont cela dans des lettres probablement apocryphes, et dans votre traduction elle-même, qui est certainement détestable, et vous voudriez, mon pauvre père, que j'y visse, dans ce témoignage de vingt papes moins 18, ^^ « le Pontife Honorhïs fa* condamné pour hérésie! >
Alkms donc ! qnaod je vous dfeais, mon Père, que vous étiez par trop candide. Ça tottche au sublime.
Maïs j.e ne veux pas en finir avec votre chapitre des Papes, sansr tous dire en plein là-dessus toute ma pensée. J'ai déjà eu le déplaisir de vous prendre la main dans le sac en flagrant délit de traduction imparfaite. Je vais encore essayer de vous rendre le même bon oflace au sujet de celles que vous venez de nous servir. Je parle de vos trois lettres prétendues de saint Léon.
Vo«» prenei! soin vous-même, BKm Père, de nous rappeler que les lettres de saint-Léon ont été traduites du grec. Or, vous savez, très-proTbablement, un peu de grec puisque vous citez des textes en grec, et vous devez mêïne en savoir beaucoup étant, comme vous le dites et comme chacun sait, professeur? en Sorbonne; pourquoi donc ne prenez -vous pas la peinte de recourir a«x originaux, et vous amusez- vou^ à mal traduire sur des traductions mauvaises?
Pour moi, je ne sais pas encore le grec ; mais je prends soin de me le faire traduire ; et voici, en lieu et place de vos versions scandaleuses, ce qu'on rencontre dans ces textes que vous semblez si soigneusement éviter. Nous allons, s'il vous plaît, comme nous l'avons fait déjà, en une autre circonstance, juxtaposer votre traduction à vous^ et la traduction vraie des lettres de saint Léon.
PREMIERE LETTRE Tradaeilon Ckrmtrj Tradaeilon vrmie
Nous anathëmatisoDs... aussi •HoDOrius qui, loin de purifier cette Eglise apostolique, s'est efforcé^ par une trahison sacrilège, de renverser la foi imma- «eulëe.
Nous anathématisons... aussi Honorius qui ne s'est point appliqué à purifier cette Ëglne apostolique, par renseignement de l'apostolique tradition ; mais qui ra laissé souiller dans sa pureté par une traitreuse proûh nation. C'est-à-dire qui a souffert qu'une traitreuse profanation, la souillât.
DEUXIÈME LETTRE ^Tradaetlon Ci'airy Tradactlon irrale
Aussi bien qu'Honorius qui, manquant au devoir de son autorité apostolique, au lieu d'é^ teindre la flamme de l'hérésie, la fomente en la négligeant.
Avec Honorius qui... fCa pas éteint la flamme naissante du du dogme hérétique, mais l'a fomentée par sa négligence.
TROISIÈME LETTRE* Tradactlon Grairy Tradaeilon vraie
Et avec eux Honorius de l^me, qui consentit à laisser maculer la foi immaculée qui l«i avait été transmise par ses prédécesseurs.
Et avec eux Honorius de Rome, qui consentit à laisser souiller la règle immaculée de la tradition apostolique, qu'il avait reçue de ses prédécesseurs.