CHAPITRE TREIZIÈME
entière sur Honorîus pour en souiller la mémoire^ EHe renyjpe tout ce qui parait témoigner pour lui» imm^ vant tout... Elle foule aux pieds trois Conciles ek vingt Papes, sans compter les saints, contemporrnnS' des événements quilstraa?estissent,Btf dans cette lutte^ vertigineuse, ta pensée ne leur vient même pas que sâr les lettres d'Honorius..., sont..., hérétiques ethérét^ ques ex cathedra, toute l'Eglise Romaine a pendant dessiècles, vénéré comme un saint... un homme, un Papeparfaitement hérétique et qu'en matière de foi et de faits dogmatiques tous les Conciles, et tous les Pape»^ se sont obstinément trompés dans leurs plus solennels^ décrets. Ils ne voient pas que pour sacrifier un Pape^ ils sacrifient tous les autres, sans compter presque tous les Conciles généraux, dont ils foulent aux pieds^ les décrets ! .
f Je dis donc qu'il n'y a plus ici ni science, ni raison, ni discussion, ni attention, ni opération intellectuelle quelconque. C'est un vertige, c^est une ivresse qui ne sait plus discerner les objets.
« Mais alors, comment se peut-il faire que des esprits comme celui du Révérend Père Oratry soient entraînés par ce torrent? Cela vient de ce que tout homme, sans exception, peut se tromper et surtout peut être trompé. Cela vient de ce qu'il existe une école d'erreur qui fait usage, sans le savoir, d^une longue tradition de mensonge et de fraude. >
Et vous. Révérend Père Gratry, je ne vous soupçonne pas d'être de l'école du mensonge et de la fraude ^. mais je vous affirme que vous en avez terriblement* l'air.
Vous Yenez de voir comment, à l'aide de quelques petites interpolations ingénieuses, j'ai pu adopter à la thèse catholique trois pages de votre peu respectueux et peu orthodoxe pamphlet.
Mon Père, je vous le répète, vous n'êtes peulrêtre pas volontairement un traître; mais, ohl que vous êtes candide !