CHAPITRE QUINZIÈME
daus la session XP du concile de Constance, et deux évoques déposés, en partie pour leur négligence à s'acquitter de ce devoir, par les souverains pontifes Grégoire X et Innocent III.
Avant ce dernier Pontife (1198), Tofflce divin était beaucoup plus long qu'il ne Test aujourd'hui, et les rares manuscrits que Ton conserve encore, et qui portent le nom de Bréviaires, antérieurs au XII« siècle, n'étaient autre chose que la copie, en caractères trèsfins, à l'usage des voyageurs et des infirmes, des énormes psautiers qui se lisaient dans le chœur des églises. Mabillon atteste en avoir vu quelques exemplaires chez les religieux cisterciens, et ils ne contenaient autre chose que les psaumes, les leçons et les oraisons, ou collectes. Mais rien de tout cela ne ressemblait au Bréviaire romain, tel que nous le possédons maintenant.
Il paraît probable que ce livre, si respectable, de la prière ecclésiastique, ne remonte pas, dans sa forme actuelle, plus haut que la fin du Xll" siècle, le commencement ou même la fin du XIIP siècle. Cette dernière opinion s'appuie entre autres, sur un passage de . Radulphus Tungrensis ^ Selon d'autres, Toffice, tel que furent les premiers à l'adopter les Frères-Mineurs, occupés aux saints travaux des missions, avait d'abord été composé pour la chapelle du Pape, à Saint- Jean de Latran. Cet office était plus court "^ue celui en usage dans les autres églises de Rome; on l'appelait Officium capellare, et il avait