De Canonum observantiar, c
218 LE CHANT DU GÏ6NB GALLICAN.
pour auteur l6 très-docts pontife Innocent lU lui* même. Oe fut celui-là dont» comme nous l'avons dit» les Franciscains furent les premiers à se servir. Soiis^ Nicolas III (1277), on le rendit obligatoire [mir toutes les églises de Rome; et c'est ainsi qu'il est dev^iu le Bréviaire romain.
Mais, quoi qu'il en soit de son origine, il s'y glissait facilement des fautes dans les manuscrits, grâceàyî<» nintelligence, à l'inattention, ou même, à la dévotion mal entendue des copistes. Sous le pontificatde Gré« goire IX (1227-1241), Haymond, général des Frères^ Mineurs, en avait dé^ commencé la réforme, et oe fut cette édition réformée que Nicolas III rendit obU«gatoire à Rome, ainsi que nous venons de le rappeler.
Cette première réforme faite par les Franciscains, n'ayant pu empocher le Bréviaire romain de conserver bien des fautes, ou de voir s'y introduire des erreurs nouvelles, on se préoccupa, au XVI« siècle, de sa correction. Paul IV s'était proposé d'accomplir cette œuvFe, quo la mort Tobligea de laisser à son suoeesseur Pie IV, lequel voulut en charger les Pères du Concile de Trente. La clôture du Concile retarda encore le travail de révi:<ion, qui ne fut achevé que sous Pie V, moyennant le concours de plusieurs Pères de Trente, et d'autres savants, choi^ sis pour l'accomplissement de l'œuvre entreprise. Le Bréviaire, quoique ainsi corrigé, ne parut pas encore satisfaisant, et Clément VIII le soumit ft un nouvelle révision. (Bulle Cura in Ecclesia^ 10 mai 1602).
Une commission fut nommée à cet effet. Elle se com-