‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 150 sur 180 · CHAPITRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIÈME

ceux-là; et nous délivrer de ceux qui font le siècle de Charlemagne contemporain du siècle de Constantin le Barbu !

Telle est, en deux mots, et dans ses traits les plus saillants, l'histoire du Bréviaire romain. — Quant à son autorité par rapport aux légendes des saints, qui s'y trouvent contenues, je vous dirai, pour ne rien exagérer :

l"" Qu'il est permis, lorsqu'on a un motif sérieux à invoquer, de discuter certains faits historiques compris dans ces légendes. — On peut montrer les difficultés qui militent contre eux, et les raisons de n'y pas croire ; produire les arguments, qu'indique une saine critique, et fournir ainsi des matériaux utiles pour une nouvelle correction du Bréviaire, si le Saint-Siège jugeait à propos de l'opérer; mais il faut reconnaître :

2^ Que tout cela doit se faire avec la réserve et la mesure, que dis-je, avec le respect que commandent la nature du livre, l'approbation dont il est revêtu^ enfin le caractère et la science des hommes éminents qui ne nous l'ont donné, tel qu'il est, qu'après de mûres réflexions et de sérieuses études. — En parlant ainsi, je ne fais presque que traduire Benoit XIV, dont vous pouvez trouver en son lieu la doctrine sur ce point *. '

1 . a Yidetur quidem tuto pede assert posse, non raodicum auctoritatis pondug factis historicis accedere, quse relata sunt et approbata in Breviario Romano (ecquis enim de hac assumptione poterit dubitare, postquam certum est, Breviarium Romanum pluries fuisse recognitum atque emendatum, habito tôt virorum pietate et doctrina illustrium cousilio) ? Attamen

222 LE CHANT DU CYGIfB GALLICAN.

— Un catholique ne saurait mettre en doHle«1*aut(Mrité ^ne les faits liistoriques du Bréviaire i*omam empruntent à l'approbation dont iUsont l'objet; et YOld bt dé«*Jaration d*un savant plus rersé que beaucoup d'autres, dans la science hagiognraphiquo, Janningns, le continuateur de Bollandus ': « Il n*e t pas un cathefiqne qui le nie ! » et cependant, vous faites plus, mon Père, car vous remplacez le respect dû à l'autorité, par â*insolentes accusations où vous osez parler efaitdacieuêes fourberies, et de solennels mensonges !

Maintenant, nous pouvons entrer dans le détail des faits.

Celui qui se présente tout naturellement le premier, t'est la suppression du nom d'Honoriiis, da&s la condamnation portée contre les monothéliies, par le Vr Concile général, condamnation rapportée daiw laleçondesaintLéon,au28 juin. Vous dites: « L'an- <5!en Bréviaire... énumère le nom des hérétiques condamnés dans le Vie Concile, et il définit Ihéré^sie pour laquelle ils sont condamnés. Honorius est du nombre. Le SCRIBE (sic), correcteur du Bréviaire, enlève pour

ita, ut vctitum existîmari non possit, débita cum mode^tia, et gravi fundamento, qu» occumnt in faciis historicis, difficid- ' tatOii expoiiere, ea-que Judicio Sedis apostoiicee supponere^ ut eorum veritatem et lobur pcrpendat, si qiianilo niauus it<<runi admoveutur ad Breviarii Romani correct'ouem. » — Benoît XI V. De Servorum Bei Beatificatione, etc. ; lib. IV, pars 2, cap. 13, no 8.

1. « Fateor, ex f»jusmodi approbatione hîsforiis auctoritatem accetiere ; neque uHus id negaterit Catholiciis. » — Apolog. pro Actis Sanctorum, Antverpiœ, 1G93, p. 12.

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