CHAPITRE QUINZIÈME
viaire romain, comment diantre se fait-il que vous en ayez pu voir avec d'autres yeux qu'avic les yeux de la foi?
Si vous me demandez comment il se fait que vous ayez trouvé cette légende dans votre Bréviaire de 1520, c'est tout simple, mon cher Père; vous l'y avez trouvée parce qu'elle y était, 1520 étant, chez les ultramontaJns, une date postérieure au commencement du XVIo siècle; mais même pour cette date, cela ne prouve qu'une chose, c'est qu'elle se trouve dans un Bréviaire du XVI® siècle; mais cela ne prouve nullement qu'elle se trouvât dans tous, et surtout, cela ne prouvera jamais, même à l'Académie, qu'on puisse trouver cette leçon au XV siècle quand alors elle n'existait pas. Est-ce assez clair?
Maintenant, si vous regrettez que votre découverte ne soit pas assez réelle, voici qui pourra vous consoler un peu. Je laisse encore la parole au bon P. Marchesi : « Depuis que la fête de saint Léon II, » dit-il, € se célèbre sous le rite semi-double (c'est-à dire depuis le XVI« siècle,) les leçons de son office ne sont pas conformes entre elles ; un Bréviaire romain imprimé à Lyon en 1550, porte seulement ces mots : • Il (S. Léon) reçut les actes du VI® Concile > mais il ne fait aucune mention de ceux qui y furent condamnés. Cependant, dans un autre Bréviaire également imprimé à Lyon en 1558, (c'était un cousin du vôtre^ ou son fils,) — Honorius est nommé parmi les au* très. Dans un Bréviaire romain, édition de Venise, 1562, aucun de ceux qui furent condamnés ne se trouve indiqué nommément. Dans un autre encore.
pareillemcjpt de Venise, mais de Tan 1527 voici ce qu'on lit au sujet de saint Léon : « Il reçut le Vl« Concile, et anatliématlsa ceux que le saint Concile avait condamnés en présence de Constantin. » Dans plusieurs très-anciens Bréviaires du Vatican, ou biea ojx P^ trouve aucune leçon de saint Léon, ou bien on se contente de dire, et c'est le plus grand non^bre, qu*il a traduit les actes du Concile du grec ea latia. > ^
1 . An antem ex antiqua Eoelesise traditione in suis Rrevîariii •«tu exrpresêa veritat itta, éé aoUa ajaGdatibuft «oa eus B«muio aoalhi'matlattio a Leone s^scepiis^ rlave ftaénfrtar «t Acistnumt ad\arsarii ? Remanet ex iminanduro. F«o .cerU» iMi# Bupponi quod in antiquioribus Ecclesise Romanse Cneviçurîis nulla prorsus ea de re meatis in lectionibus S, Leonis ha))ebatur. Nam die 28}unii, in qua eiu^dem Leonis occurrit festi- Titas, olim tantnm S. bnjtts Pontificîs simplex €«bat l»«ratio absqoe lectiouibus. Ita ex pkiribus «nt'^is riis, quse aecurate pervelvi, et potiasiouvn éx nno^ttb j centlo lllqiiod hi nostra Tallicellana ser^atur bîbiioteca hamlenter demoiistratur Et ratio erat quia eo d e AMgiiia Horwn Apostolonim Pétri et Pauli occurrebat, quam peculiari rits Eec!eBia relebrai^ eonsnevii ; id eoqne de S. Leone simplieen lu^ioUbat in fMsi» cfflmmeiBOPatioaem sine laUm lffrti#a» : «t
Tum temporis jLn 3ieviani lectiombus S* LfiOAÎs* qp;^ M» extabant, nulia de Synodo Vi ab eo comprobata (utt suppcmitur) commemoratio firbat. Officium vei*o S. Leonis II sab lita eemidQpliiii, ^nm lecttonibu8aducei>tisfere annis nAtidum^Ofti ekpsie, .ceijebrauir et taa« muètiâsurld iatst leotienosia ftrftrhitét legebantur. Sii^^Wariiim Eoinaoum X^ibini imprepttm jmmi 1550» hasciantiinunpdo T«ub« exbibebat : » Hic F"fl^^*r fnnrtiip VI Sjnodum » nuUo exdarnnatis recensito: licet in alioporiter Lugduni edito auno 1558. Honorius inter alios 'ConniuBeretnr.