‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 17 sur 180 · P. X. — (2) P. IX · texte numérisé non relu

P. X. — (2) P. IX

expliquer par ceux qui le comprenuent. Il ne faut pas y mettre de vanité : personne ne vous en voudra, au contraire.

Quant à Philon, il ne fallait pas dire « qu'il était le frère aîné de Jésus (1). » Je vous dirai plus tard, pourquoi. En outre, je ne vois pas trop à quoi il peut vous servir, ce frère aîné-là, puisqu'il n'a pas vécu avec votre héros et ne Ta ni vu ni connu. «Quel dommage,» dites-vous, « que les hasards de la vie (les hasards de la vie ! ) ne l'aient pas conduit en Galilée ! que ne nous eût-il pas appris ! (2)» Mon Dieu, oui, c'est bien dommage qu'il ne nous ait rien appris ; mais il y a tant de choses qui sont dommage en ce bas monde 1 Qui sait? peut-être un jour dira-t-on de vous comme de Philon?

Donc, de ces cinq grandes sources où vous prétendez avoir puisé, il n'en reste qu'une seule qui soit sérieuse, c'est le Nouveau Testament ; et, en particulier, les quatre Évangiles. Or, comme vous me semblez les considérer sous un point de vue assez neuf et assez original, nous examinerons, si vous le voulez bien, votre appréciation dans la lettre qui suit.

J'ai toujours l'honneur d'être, bien entendu...

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