‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 54 sur 180 · CHAPITRE SECOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SECOND

sévir rmaîs Tenir, preuves en mams, réhabiliter une mémoire sacrée^ et dire à un Concile général : un délit contre la foi vous a été soumis, vous avez justement condamné l'acte coupable ; mais, par erreur de fait, vous l'avez imputé à celui qui en était innocent ; à parler ce langage, on n^encourra jamais la moindre pénalité.

La seconde chose que je voulais vous dire est celleci. Comprenez- vous le latin, Jean Loyseau ?

— Pas beaucoup, Monseigneur.

— C'est assez pour apprécier la différence qui existe entre les mots : « en général ^ tous leurs défenseurs, • et les mots : « ceux qui les défendent de quelque ma- « nière que ce. soit. • La première phrase est la traduction exacte des mots : « generaliter quoslibet defen- « soresy • et a un sens raisonnable et vrai : la seconde^ qui aurait pour résultat de confondre l'avocat avec le complice, est infidèle et ridicule, comme vous l)ouvez vous-même vous en apercevoir. Cela n'a pas une importance extrême ; mais je ne vois pas pourquoi votre Père Gratry a pris la peine de souligner une phrase qui contient, à la fois, une sottise et un contre-sens.

— Ainsi, Monseigneur, vous pensez que le Père Oratry n'est pas fort en théologie.

— Pas fort.

— Et que ni Mgr Manning ni les autres, pas plus que Grégoire XVI, ne sont excommuniés.

— Je pense que s'ils l'eussent été. Sa Sainteté Pie XI n'eut pas choisi votre académicien pour le leur faire savoir.

20 LE qpLNT DU CYGNE GALUC^N.

— Ah! merci : je respire. J'avais trop peur.

Plus tard, j*ai su que vous aviez écrit cela pour rire, mais tout le monde n'a pas lu vos explications tardives, et, mon Père, on ne rit pas avec ces choseslà.

Il ne &ut pas Jouer avec la foudre.

Page 1