‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 64 sur 180 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

piété et de zèle, et après avoir enfanté à TÉglise 81 Evêques et une province, se voit encore, par ses contemporains, décoré d'un auréole de sainteté, dont les siècles et les calomnies ne peuvent entièrement effacer la lumière; avouez, mon cher Père, qu'il n'y a guère d'hérétiques comme celui-là.

agitées, sans que TEglise romaine en eût eu connaissance, sans que Sergius lui -même eut fait parade de cette pièce pour s'appuyer du suffrage d'Honorius. La lettre n'avait donc pas été écrite, ou ce qui revient au môme, elle a été falsifiée. Les épitaphes d'Honorius rapprochées de ces diverses circonstances sont, comme on le voit, des témoins importants. Le faussaire avait attendu, pour se hasarder à produire son œuvre calomnieuse, qu'Honorius fut enseveli dans le silence de la tombe ; mais sa tombe même a parlé. »

Voici le texte entier de ces deux épitaphes que nous devons à l'obligeance d un ami, archiviste de Saint-Pierre, et auteur d'un remarquable ouvrage sur les tombeaux des Papes. Don Alessandro d'Achille a bien voulu copier ces pièces, intéressantes à plus d'un titre, sur les originaux conservés dans les archives.

Première épitaphe.

Pastorem magnum laudis pia praemia lustrant

Qui functus Pétri hac viae summa tcnet. EflVilget tumulis nam praesul Honorius istis, Cuius magnanimum nomen honorque manet.

Sedis apostolicae meritis nam iura gubernans

Dispersos revocat, optima lucra refert.

Utque sagax animo divino in carminé pollens Ad.vitam Pastor ducere novit oves.

Histria nam dudum saevo sub scismate (sic) fessa Ad statu ta patrum teque monente redit. . ludaicae gentis sub te est perfidia victa : Sic nnum Domini reddis ovile pium.

Adtonitum patriae soUers sic cura movebat

46 LE CHANT DU CYGNB OALUCAN.

Qoe ne vous devrait-il pas, si, grâce k la rôBunww tion d'une vieille querelle faite à sa luémoire, de non* velles recherches et de nouveaux documents permettant d'écarter enfin toutes les ombres qui obscurcissent sa grande figure, le Concile du Vatican avant

Optata ut populis esset ubique quies.

. Quem doctrina poieas quem aacrae regala vitae Pontifionm pariter Banxit babere dêcns.

SanotUoqai Bemper în te commfiita flMgktfi Emicuere tui Umquam fecunda nimis Namque Gregoril tanti yestigia intti Dum sequeria cupieos et meritomque gerts, Aeternae lacis Chiisto dignante perennem Cum patribus sànctis postide iamque dieni. His ego epytaphiis (sic) merito tibi carmina aol-vi Quod patris exlmii sim bonus ipse mesior*

Quia mihi triboat ut flotus cessent immenm

Et luctus animae det locum vera dicenti ?

Licet in lacrjous singultas yerba erumpant

De te certisâime tuus diicipulus loquor.

Te generositas minister Christi parentum,

Te munda actio Thomas monstrabat hooestum,

Tecum virginitas ab ineuuabulis vixit»

Tecumque veritas ad vHae metam permaneit.

Tu casto labio pudica verba promebaa,

Tu patiens iam parcendo pie docebas.

Te semper sobrimn, te recinebamus mQdestum ;

Tu tribulantum Tera consolatis >erax»

Errore veteri diu te aequilegia coeca.

Diffusam caelitus rectam diem renueret fidam

Aapera viarum ninguidosque montium calles

Calcans indefesaua glutinaali prudena scieaos.

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