‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 71 sur 180 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

^a substance, et par laquelle en. déclarant les deux volontés en Jésus-Christ, le Concile consacrait le principe de l'intégrité des dwx natures» et par suite» mettait le dernier sceau à Tenseign^nent catholique sur l'auguste mystère, base de notre élévation à la grâce et de notre exaltation à la gloire, le mystère auguste de la divine Incarnation.

Téïle est, mon Révérend Père, Tesquisse très--coci» cise, mais très-fldèle de l'histoire du monothéUsme» impure hérésie effacée par le sixième Concile général. Dans ce tableau rapide, nous avons déjà quelques bonnes leçons à cueillir. Vous aurez remarqué, sans nul doute, que le sil^ice sur ces questions, imposé pendant de longues années exclusivement aux catholiques d'Orient, avait dû singulièrement les aigrir contre ce mot, qui leur avait amené tant d'infor^ tunes; et qu'après une compression de près d'im d^ni-siècle, il devait se produire contre cette exprès^ sien, que les excès de l'hérésie avaient seuls rendue malheureuse, une réaction terrible, dès que la voix chrétienne pourrait se faire entendre dans la plénitude de la liberté.

Cette observation assez impori&ntd, vous pouviez bien la faire et vous ne l'avez point faite.

Nous remarquerons ensuite, que tandis que TOrient semble s'appliquer sans cesse à obscurcir la vérité révélée, et à mettre la foi en péril et en question, c'est l'Occident, ayant Rome à sa tête qui, par la bouche, des souvemns Pontifes, est non-seulement le gardien fidèle ; mais le sauveur de la foi.

Nous remarquerons enfin, mon très-Révérend Père

que c'est dès rorigine de la question que se produit la lutte autour du nom du pape Honorius. Deux courants semblent sortir de ce Pontificat, Tun ayant le pape Jean IV à sa tête, ne cesse d'afllrmer non-seulement rinfaillibilité pontificale suprême, mais encore la pleine orthodoxie d'un Pape calomnié. Cette école compte dans ses rangs, sans exception, tout ce qui aime l'Eglise, et tout ce qui veut qu'on respecte rhonneur et le nom paternels. Elle commence au pape Jean lY et au glorieux saint Maxime, et finit aujourd'hui au plus misérable des apologistes, celui qui, maintenant; vous écrit. Celle-là, c'est l'école du mensonge, de l'hypocrisie et de la dissimulation.

L'autre école, que je ne veux point caractériser dans ces lignes, a pris à tâche de fiétrir le nom d'un de ses plus nobles ancêtres. Vous savez qu'elle ne compte point de noms saints ni beaucoup de noms célèbres, et vous savez encore, qu'elle commence à Sergius et s'arrête, en ce moment, à votre propre personne, très-Révérend Père Gratry. . Nous avons donc ainsi l'honneur, tous les deux, mon Père, d'être, moi, le dernier, en science et en date, des apologistes du Saint-Siège, et vous, le dernier en date de ses accusateurs. J'aime mieux mon rôle que celui que vous avez volontairement choisi.

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