‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 81 sur 180 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Où Ton se met à cinq ou six, gallicans et ultramontains, antiques et modernes, pour dénicher Thérësie dans les lettres du pape Honoriui», mais sans pouvoir y parvenir, et où le P. Gratry refuse, méchamment, de nous aider dans cette recherche.

Voyons d'abord ce que nous dit Técole dont Mgr Dechamps adopte « Targumentation...., école qui soutient et entend démontrer qu'Honorius n'est point hérétique. > Et voici comment elle le démontre, en s'appuyant sur les termes mêmes des lettres écrites par Honorius à Sergius : Il ne semble pas que Ton puisse puiser à une source plus sûre.

Dès la seconde session du VI® Concile œcuménique, on produisit, en effet, comme témoignage décisif contre le monothélisme, les paroles suivantes, que Ton trouvait avoir été écrites par saint Léon à Flavien : « Dans la personne de Jésus-Christ, chaque nature fait ce qui lui est propre, en communion avec l'autre, le Verbe opérant ce qui convient au Verbe et la chair accomplissant ce qui convient à la chair ^ >

Sur ce texte, les légats du Saint-Siège firent ob-

1. « Agit enim utraque forma cum alterius communion e quod proprium est, Verbo scilicet opérante quod Verbi est, et came autem ezequente quod camis est. »

server que saint Léon y « proclame clairement, deux opérations naturelles en Jésus-Christ, sans confusion et sans division *. »

Je vous prie, mon Révérend Père, de ne pas perdre de vue ce petit texte dei saint Léon le Grand, car si ces paroles établissent clairement deux opérations et deux volontés en Jésus-Christ, et renversent, par conséquent, Thérésie des monothëlistes, il en sera évidemmerit de même des paroles suivantes, qui sont contenues dans un autre document, postérieur au premier, mais qui ne.semblent pas le contredire. Voici ce texte nouveau : « Nous devons confesser que les deux natures, unies naturellement, en un iseul Jésofr* Christ, opèrent, chacui^ en communion avec rattfre; enseignant que la nature divine opère ce qui appartient à Dieu, que la nature humaine accomidtt ce ce qui appartient à la chair ; et cela, sans division» sans confusion, etc. *. »

Regardez bien, mon Révérend Père, et mettez vos meilleures lunettes ; le cas en vaut la peine et les textes aussi : saint Léon dit : « Chaque nature fXL% en Jésus-Christ, ce qui lui est propre en communicHi

1 . « Ecce, benignis imea Domine, manifeste duas naturales operationes înconfuse et indivise in Domino nostro Jesu Ohristo, prsesens sanctissimui prsedîcat Pater. »

2. « Quantum ad dogma eocletiasticam pertinet, utrfesqn^ naturas in une Christo unitate naturali copulatas cum alteriW communione opérantes aique opératrices eonfiteri debemus, et divinam quidem quae Dei sîcut operantem, et humanam qu* carnis sunt exequeatem, non divise, md oottfiise, sut ittOOQyertibiUter Dei naturam in bomlnaai, et née Vir»i— <*»*> '^ Deum conversam edocentea. »

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