CHAPITRE DIXIÈME. Hl
il appartiendrait à dix Sorbonnes et à Tingi-trois académies?
Or, qii*avez-ve>«s Mt atrtre chose avec rotre changement da i^uriel au siognlier, sinon de transporta à la lettre dn pape Hoaorinâ 1^ axiattièmes âilminés contre ies lettres dn patriarche Sergius? e»iH?©cédé* là est au moins bien singulier, mon Père. Kt vous dites avoir tous les textes dans la mémoire et sous les yeux ! Je m'y fierai une autre fois à votre mémoire, et à vos yeux, mon Révérend» qiiBXïi imus aurez oublié vos lunettes !
Mais, me direz-vous, on peut entendre, nème du texte que vous citez, que le Concile prétend condamner également la lettre du pape Henorins.
On peut grammaticalement Fenteiulre ainsi, mais comme on peut aussi Tentendre tout autrement» mon Père, je voudrais bien savoir de quel droit votts qualifiez de eondamnation évidente une condamnation douteuse ? et je vous demanderai encore, quand un texte n'est pas clair, comm^it on s'y {«rend pour tâcher de Féclaircir.
Il me sembleque la méthode à suivre est d'interroger le» fiiits eux-mêmes et de voiv si le genre de délit s'accorde avec le texte de la sentence. Or, si, en faiti nous avons prouvé que la lettre du pape Honorius contient la doctrine très-pure àe son prédécesseur saint lÀon, comment diantre voulez-vous que le Concile ait pu le co»<la.mner oonune ayant professé Fhérésie ? Cette seule réfiexion eût dû suffire à vous fttire comprendre que la condamnattoadu Yle Concile né s*appliquait ^mcuneBoent à l'hérésie formelle du
souverain Pontife Honorius. Car, enfin, quelque soit le respect qu*on doive à un Concile, et à cause même de ce respect, on ne peut le supposer assez dépourvu de lumière pour qualifier f d'opposé aux dogmes apostoliques • un enseignement qui reproduit à la lettre celui de saint Léon, que le même Concile approuya dans son entier.
Sous peine de faire dire une absurdité au VI® Concile, il est donc impossible d'appliquer à la lettre d'Honorius les qualifications dont se servent les Pères de Constantinople, et il faut que vous ayez été bien aveuglé par la passion, mon pauvre Père, pour ne pas vous en être aperçu.
Mais, direz-vous, la suite des textes du Concile prouve que les Pères ont entendu condamner le pape Honorius comme « tenant en toutes choses de la doctrine de Sergius. > P. 16.
Je sais bien que vous le dites, vous, mon cher Père mais je ne sais pas si cela est.
Ma raison d'en douter est, d'abord, que la doctrine monothélite est précisément contradictoire à celle d'Honorius . : par suite, il est difficile d'admettre qu'une autorité dogmatique suprême ait condampé ces deux propositions contraires en même temps.
Ensuite, vous ayant pris une fois sur le fait de contre-sens, je me méfie de vos opinions préconçues et je préfère encore aller au texte original plutôt que de m'en fiera votre traduction désormais trop suspecte. Vous traduisez d'une façon si bizarre, mon pauvre Père, que malgré soi on a peur, en vous suivant, de se tromper. Vous faites dire au Concile :