‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 99 sur 180 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

faire, je suis en droit, dès à présent, de constater ce fait que, pour le seul résultat de flétrir la mémoire de notre commun Père, vous avez quatre fois passé à côté de la vérité.

Je venais d'écrire ce qui précède, mon Père, quand mes regards sont tombés sur ces lignes de votre lettre à Mgr Dechamps : « Eh bien ! Monseigneur, moi aussi j'ai les textes sous les yeux, et même dans la mémoire ; mais je ne vous en ferai pas grâce. » Mon pauvre Père, donnez-nous des textes tant que vous le voudrez ; mais faites-nous grâce de vos traductions.

Au reste, mon Révérend Père, je vous prie de remarquer que les reproches que je vous adresse, au sujet de ces traductions, sont purement pour l'amour de l'art et de la vérité : car je suis parfaitement désintéressé dans la question. Vous m'avez rendu le service de me faire étudier un peu le fait du pape Honorius, et il s'en est suivi que, moi aussi, après avoir pris connaissance des pièces du procès, et entendu les avocats pour et contre , je me suis fait mon petit système , dans lequel je puis vous abandonner sans danger à vos intempérances de traducteur. Si je défends en ce moment un système qui n'est pas le mien, c'est que je le sais appuyé par de graves autorités et des raisons solides, et que, d'autre part, votre feçon de traduire les textes grecs et latins ne fait pas honneur à la Sorbonne; mais d'ailleurs, je le répète, toutes ces condamnations portées conire lé pape Honorius, ne me gênent nullement, et si je les épluche ici c'est pour votre honneur et par bonne amitié pure, afin que, dans les prochaines éditions de

118 LE CHANT yV CTOMS OALUCAN.

TOtrs broehvre, parmi cette tonle éecontre^sen», vcn» eSàc^i an noins les plus B^usife.

Si vous me demandas ^uel peut êtse mon système, je vous prierai d'avoir encore un peMi de patîeiioe ; et, puis^[«e n<ms en sommes aux dbapitreséesOcmciïes, de vouloir bien ouïr quelques petites obser*» vationsque voU*e profond attachement au Samt-Siége ne peut manqwer de voms Atire aoeueillir avec nae particulière faveur.

Je n'ai'pas grand'diose A objecter à vas textes éts Vn« et yiIH Ckmciles œcuméniques, qui se sont ber> nésTun et Tautre, relativement à la condamnation ^u pape H<)norkiSy à confirmer, sans nouvel examen^ et à répéter les anatbèmes portés par le Ylf» général* Jft suppose que vous écrivieï quelque part que j'ai vo» vos lunettes, et que, sur la foi de vos paroles, vingt auteurs suocessifli le répètent : je n'aurai besoin powr ma justification que de vous prouver, une fois pour toutes, votre erreur en vous disant modestement observer que cet objet indis^asable continue à servir d'(»*nement à votre nez, sansqu'II soit besoin de répé» ter mon argument à tous les colporteurs de la caloa^^ nie. Ceci est de toute évidence, et si je dé^re vous dire un mot encore au sujet des Conciles YII et Vin% et même du VI« c'est pour un tout autre motif.

Le voici, mon motif.

Comme je veux être bien compris, je vais essaya de me fiBdre entendre au noyen d^une similitude tnèfel^ simple; moins pour vous» mon Péro, que pe«r notve public qui, pour la plupart a Touille un peu dtRis> «t entend haut. Je suppose donc qu'après ce que je vien»

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