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Le supérieur des tortues, désirant mettre à profit !a science de la t rtne, l'envoya faire un voyage scientiûque dans les pays orientaux, et la tortue qui jiarlait grec partit en Tannée 18o7.
Cette savante helléniste passa deux années entières à fouiller, à fureter, à étudier dans la terre d'Adonis, et revint chargée dénotes, de découvertes et d'inscriptions, dans le dessein de les mettre en ordre et de les publier un jour.
Mais tout le monde sait que la tortue n'est pas, pour l'agilité, le roi des animaux.
Pendant ce temps, le lion, empereur de Lutèce, désireux de connaître les monuments, les mœurs et l'histoire des indigènes de la terre d'Adonis, chargea le lîenan d'une mission scientifique dans cette belle contrée, et le Renan partit en 18G0; c'osî-à-tliro, après le retour de la tortue au foyer conventuel.
Le Renan, qui n'était pas bête, dans le but bien louable de s'économiser un peu de travail, se fit communiquer, on ne sait trop comment, les travaux de la tortue ; et, à l'aide du même guide, suivit absolument la même ligne et la même direction, et eut le bonheur de réussir à faire les mêmes découvertes.
Avant que le Renan fût de retour, en l'an de grâce 1802, il commença par chanter, sans mettre de bémols à la clef, les belles trouvailles qu'il avait faites dans son voyage; avec l'cntliousiasme lyrifiuc et touchant delà [)Oule, annonçant aux échos d'alentour qu'elle vient de pondre un œuf. Des rapports furent adressés au lion sous la date des 25 et 27 février, 8 et 12 juillet de la même année, et le lion fut certainement bien content de la grande sagacité du Renan. On ne tait j)as s'il :c décora, mais il put lui dire : « Renan, je suis conlont devons! »