‹ Lettres sur la vie d'un nommé JésusChapitre 13 sur 37 · I X T II 0 1 • U C T 1 0 X . X X X I X · texte numérisé non relu

I X T II 0 1 • U C T 1 0 X . X X X I X

qui aboycroat après vous et vous dcmoiitrcruiit que vous n'êtes qu'un vil plagiaire, et que s'il ne l'avait pas précisément dit, le savant Matlianasius avait au moins pensé bien longtemps, avant vous, ce que vous donnez pour du neuf.

» Cela est si universel qu'on n'y fait plus attention. La race des savants jésuites est indestructible; mais depuis le savant Scott, le savant Scaliger, le savant Saumaise, etc., elle n'a plus de dents '1). »

Il n'y a pas, en tout ceci, une ombre de moralité; mais la race des auîis imprudents est une race bien dangereuse. Il est propable que le Renan s'en méfiera davantage une autre fois.

Quant au reproche de n'avoir pas cité lauteur dont les travaux lui ont servi, Une peut lui être raisonnablement adressé; son habitude de citer même ceux qu'il n'a pas lus, étant avantageusement connue.

Ainsifurent exaucées les prières du patriarche bédouin.

Mais le ciel, toujours miséricordieux envers les âmes affligées, ne permit pas qu'au malheureux auteur fût infligé le coup de pied de Tànc.

Son évangile, rapetassé et mal cousu, tomba entre les mains d'un cordonnier honnête, qui ne voulut pas abuser de sa position, et insulter un vaincu.

Il se souvint que le nabi humilié était son compatriote.

Cela ne lui faisait certainement ni grand honneur ni grand plaisir; mais, enfin, il réfléchit que tout mortel est

(1) Fi'jaro, V. s.

Page 1