‹ Lettres sur la vie d'un nommé JésusChapitre 18 sur 37 · LETTRE III · texte numérisé non relu

LETTRE III

Le roman historique défini par i\I. Renan, et essayé par le même. — L'évidence qui n'est pas évidente. — Révélation de M. Renan.— Petite raaiLce du mot: Selon. — Désagréments causés par le silence d'un certain Papias. — Autres désagréments occasionnés par l'intempérance de style d'un autre certain personnage. — Papias est naïfj mais il n'est peut-être pas le seul. — Les Evangiles sont ou ne sont pas autlientiques, au choix des amateurs. — Comme quoi l'Evangile a le plus grand fort de ne pas être le Talmud. — Jean Loyseau éprouve une grande frayeur au sujet de cinq mots, suivis d"un et cœtera, lesquels sont inventés par son saint patron. — Il invente un procédé pour se tirer d'inquiétude.

Vraiment, mon très-révérend Père, vous êtes, parfois, d'une candeur désespérante. Vous seriez capable de perdre la meilleure des causes par vos imprudences énormes. Comment! dès le début de votre élude sur les livres du Nouveau Testament, vous vous échappez à dire : « personne n'accorde de créance à la vie d'ApoUonius de Tyane^ parce qu'elle a été écrite longtemps après le héros, et dans les conditions d'un pur roman (1). » Mais, au nom du ciel, à quoi pensez-vous donc en écrivant de pareilles choses? Vous voulez, vous, refaire la vie de Jésus, fabriquer un cinquième Évangile, et vous vous oubliez à ce point! Mais, en vous lisant, le dernier des chiffonniers de Paris va se dire : Tiens ! la vie d'Apollonius de Tyane n'est

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