‹ Lettres sur la vie d'un nommé JésusChapitre 28 sur 37 · LETTRE X · texte numérisé non relu

LETTRE X

Biographie tic Car Renan, d'après son propre procédé. — Pauvre Ernest ! si 0:1 nous arrangeait comme ra. — La litanie des : jirobabîement. — Difficulté de poser un éteignoir sur la lune. — l/liabit percé au coude. — La fin des fins et ar.trcs drûleries. — Course au cloclier, à travers un volume de 7 francs 50 centimes, émaillé de Heurs de ihétorique. — Un dangereux coujpatriote.

Je me faisais, en terminant ma ix" lettre, une toute petite question ; et je me permettrai, si vous le voulez bien, mon très-révérend, de vous la soumettre, en commençant la dixième épître : Voici ce dont il s'agit.

Que pensericz-vous,je vous le demande, d'un individu qui, sur la foi de documents douteux, se permettrait d'injurier , gravement , la mémoire d'un mort?

Prenons un exemple; choisissons le défunt le plus respectable ; vous, je suppose. Imaginez-vous que vous ayez été, pour de bon, « frappé de l'aile de la mort, » et que vous teniez, en ce moment, compagnie au bel Adonis. Aussi bien, il n'est pas parfaitement démontré que vous deveniez jamais immortel. Vous savez que le nombre, en France, en a été, je ne sais pourquoi, limité à quarante.

Vous mort, voilà votre veuve et vos enfants, si vous en avez, qui demeurent, selon l'usage, inconsolables;

et qui Tccueillent, avec une tendresse conjugale et une piété filiale des plus touchantes, l'héritage de votre nom, de vos six volumes et de vos vertus.

Ceci fait, car cet accident arrive même aux grands hommes, voici surgir je ne sais quel écrivailleur, plus ou moins stylé, qui glane sur votre compte des matériaux plus ou moins sincères, et qui se permet d'écrire l'histoire de votre belle vie d'une façon plus ou moins édifiante.

Admettons, pour rendre la chose plus proLahle, que le code pénal de ce temps-là n'abrite, sous l'aile maternelle d'aucun de ses 484 articles, ni la mémoire, ni l'honneur de ceux qui ne sont plus.

Le littérateur en question se met allègrement à l'œuvre : il taille sa plume et la trempe dans une encre où est délayé beaucoup de fiel, assaisonné d'un peu de mélasse; et, après ces indispensables préliminaires, il enfante, à peu près, ce qui suit :

Je chante le héros, dont l'Institut s'honore et qui professa au collège de France une langue qu'il ne savait pas.

Il était né dans un pauvre village de la Gascogne ; et y avait puisé, de bonne heure, l'habitude de — gasconner : — dès sa petite enfance, il fut une manière de vaurien indiscipliné et rebelle ; et quand il fut devenu grand, il s'associa avec un certain abbé de Lamennais enragé, qui lui fit le plus grand tort, le détourna de plus en i)lus de la bonne voie, au lieu de l'y ramener; et en fit un démoc-soc,un anarchiste, quoi. Le petit villageois, qui était très-iln, se montra assez hy-

d"i:.\ .\om:jé Jésus. 109

pocrile jusqu'à la mort de son maître ; il cachait son jeu. Il était charmant, ce petit doctcur-là; et les filles de joie, surtout, l'aimaient de l'amour le plus pur. Quant à lui, s'il en était jaloux, ce n'était que quand elles étaient helles ; mais en tout bien, tout honneur.

Il avait des rubriques délicieuses pour entortiller son monde : prêchant une assez jolie doctrine, qu'il avait pillée un peu partout; mais, par exemple, ne la pratiquant guère. Menteur comme un arracheur de dents, il poussait la finesse j usqu'à j ouer au spiritisme, faisant semblant de deviner les pensées des badauds, absolument comme un somnambule on pleine lucidité, tandis que, par le fait, il ne voyait rien dutout 1 . Ilfaut pourtant lexcusor; il ne pouvait pas faire autrement..., à moins de demeurer un honnête homme, comme d'autres ; mais, comme il voulait faire avaler au monde un enseignement nouveau, il était bien nécessaire qu'il employât quelques moyens tant soit peu incorrects.

Il fallait jeter delà poudre aux yeux ; sinon son œuvre était perdue.

Ses parents ne pouvaient pas le sentir; mais, aussi, il le leur rendait avec usure. Ses frères le détestaient, lui faisaient de l'opposition, et se moquaient de lui. Si bien qu'un beau jour, il laissa courir le bruit que, ma foi, il n'était pas le fils de son père.

Tant que le bonhomme Renan vécut, sa maman, M"'' Renan, ne dit pas encore grand'chose; mais quand le papa fut mort, alors, dépouillant toute vcr-

gogne, elle raconta, et fît dire à tout le monde, que le petit Ernest, en réalité, n'appartenait qu'cà elle seule ; et voulut même faire croire qu'il était né par miracle. Le petit Renan, qui avait un peu honte de son honnête famille, laissa courir le bruit qu'il descendait du roi de Prusse; et, comme il était fort habile prestidigitateur, et qu'il faisait les tours de carte et de magie l)lauche mieux que Robert Houdin lui-même, — ce qui n'est pas peu dire, — toutes les fois qu'on lui disait : Fils de Frédéric le Grand, fais-moi donc le plaisir d'escamoter la muscade, il s'y prêtait de la meilleure grâce du monde, à cause du contentement intérieur qu'il éprouvait de voir qu'on le prît pour ce qu'il n'était pas.

Cane l'empêchait pas d'être assez ami de la joie et de la bonne chère ; il aimait un peu à sirotter, et levait le coude tout comme un autre. Il allait souvent aux noces, et vivait en parasite; trouvant beaucoup plus aisé de spéculer sur la crédulité et sur la bourse d'autrui, que de travailler pour gagner hcHinêtement son pain. Il subsistait de la sorte, aux crochets de plusieurs femmes, qui le suivaient partout; mais, je le répète, en tout bien tout honneur.

Bon enfant, par exemple ; gentil avec tout le monde, et poli, excepté pour les riches et les cures; mais, avec ces gens-là, tout le monde sait qu'il ne faut pas se gêner. Il s'était associé une douzaine de vagabonds, qui, tant que le jour dmviit, se disputaient entre eux, et qui suivaient, no])lement, ses leçons et ses exemples, faisant des tours de gobelets et mentant à son bénéfice, excepté un seul, un pauvre diable.

li LX XOMMÉ JÉSUS. 1 1 l

nommé Judas, que les autres ont aljîmc; mais qui, au fond, était le plus honnête homme de la haufle, quoique assez maladroit. Comme il tenait la bourse, et qu'il était caissier do son état, ra le vexait de voir que le jeune maître Ernest dépensât trop; il bougonnait. Les autres l'agonisaient d'injures, un surtout, nommé Jean, pédant, orgueilleux, disputour fini, et mauvaise langue, comme un rédacteur du Siècle; c'est lui qui fut cause que le pauvre Judas, dans un moment d'humeur, déclara tout à la police, et fit pincer le charmant Renan par les sergents de ville. Ce diable de Jean s'acharna sur son estimable collègue, même après la jn-ort de ce dernier, et fit croire qu'il s'était pendu. Mais il aura vécu bien tranquille avec sa petite rente si bien acquise, jusqu'à un âge fort avancé, dans la maison qu'il possédait à Pantin. Cependant, il n'est pas impossible que Jean et les autres aient fait passer à l'infortune Judas le goùl du pain; c'étaient des gens capables de tout.

Quant au gentil docteur Renan, après avoir ainsi mené une vie de vagabond, de révolutionnaire, de menteur, et d'hypocrite, pendant quelques années, il se vit donc, finalement, dénoncé, comme on l'a dit, au procureur du gouvernement de ce temps-là; jugé, condamné et pendu ; mais il était si vicieux et si fanatisé, qu'il ne voulut pas rétracter un seul de ses mensonges, même quand il fut attaché à la potence.

Et, chose bien étrange, tous ses disciples se firent tuer, les uns après les autres, pour défendre l'honneur de leur maître.

Supposons que dans l'autre monde, où vous haLilericz : un jour, que vous seriez occupé de faire pénitence pour les petits péchés commis pondant cette vie, supposons, dis-je, qu'un de vos amis, M. Littré, par exemple, lequel serait mort aussi, vînt vous apporter un gros volume, broché en papier couleiu" café au lait, prix, 7 fr. 50 c, en vous disant : « Tiens , Ernest , regarde donc, comme on nous arrange là-has! » et que vous parcouriez le livre contenant votre histoire ainsi défigurée; je vous demande un peu la grimace que vous feriez, mon révérend?

Et si vos enfants ne regretteraient pas l'abrogation d'une législation qui leur permît de traduire l'auteur de ces platitudes en police correctionnelle ?

Or, je vous prie, qu'avez-vous fait autre chose que ce qui précède, dans votre Vie de Jésus?

Est-ce donc qu'il sera permis de calomnier toutes et quantes fois on n'aura pas peur des gendarmes?

Et si ce procédé serait incorrect vis-à-vis d'un homme vulgaire, comme nous le sommes; comment le qualifieriez- vous si on l'employait envers celui que vous reconnaissez être du nombre et de l'espèce des demi-dieux?

Et si ce demi-dieu était, par hasard. Dieu tout à fait?

El, pour clore dignement cette édifiante biographie, njoutons que :

« Celte sublime personne , qui chaque jour préside » encore aux destins du monde, il est permis de l'ap- )) peler divine... on ce sens quo/<V/;^//! est l'individu qui

d"uX nommé JÉSUS. il3

» a fuit faire à son espèce le plus grand pas vers le )) divin (1;. »

Quoi! un libertin élionté recule, quelquefois, devant la pensée de flétrir la réputation d'une vierge ; et vous, malheureux , vous vous sentez le triste courage de tenter, sur la foi d'un peut-être, sur la parole douteuse d'un homme qui prend une ville poui' une fontaine (2', de déshonorer la vierge Marie?

Et sur la boue où vous étouffez les noms les plus purs, les plus augustes, les plus saints, vous osez jeter, pour comble d'ignominie, les fleurs de votre rhétorique.

Ah! si j'avais ainsi traité l'honneur de la famille du dernier des chiffonniers de Paris, je ne croirais certes pas avoir assez fait, pour cacher ma honte, en quittant mon pays ; je voudrais encore dépouiller mon nom.

Si vous aviez une certitude à jeter à la face de dixhuit siècles et de deux cent millions d'hommes, votre livre serait cruel, pent-ètre, et amer; mais enfin il serait honnête.

Mais vous venez, armé d'ignorance et cuirassé do doutes, insulter à la foi d'une Église qui vous nourrit, et détrôner le roi des siècles, tout en avouant que vous vivez des miettes de sa table; et remplacer l'Évangile de la lumière par l'Évangile du peut-être; et vous osez dormir en paix !

J'ai compté, dans un seul chapitre, le nombre de fois dont vous vous servez des locutions : Probable-

lli LETTRES SUR LA VIE

munt^... il est à croire^... nous devons supposer^... j'incline à penser,... sans cloute,... il est douteux,... il ne paraît pas,... on dit,.,. Je n'ose me prononcer,... et semblables. Je me suis arrêté h. quatre-vingt-quinze, et je n'avais pas fini.

El c'est à la tète de cette armée d'bypotbèses que vous avez le front d'assiéger la céleste Jérusalem 1 Allons donc ! vos canons ne sont que des fusées ; et vos fusils, d©s sarbacanes.

J'ai vu de plus grands philosophes que vous souffler en l'air, et je n'en ai pas encore vu un seiû qui soit parvenu à éteindre mémo une étoile.

Vous aurez beau couvrir les fautes imaginaires de voire héros, du manteau percé de votre pitié insolente ; vous aurez beau l'appeler docteur charmant, homme divin, fendre cœur, esprit fin, villageois naïf, grande (irne, réforinateur sublime, ou même fils de Dieu ; il est ce qu'il dit être; sinon, la qualification de fourbe et d'imposteur est la seule que lui puisse décerner la conscience universelle.

Tout hommequi n'adore pas franchement Jésus, ou ne le méprise pas tout haut, est un lâche, ou un niais.

Vous pouvez choisir entre ces deux épithètes, si le cœur vous en dit ; quant à moi, du jour où je me surprendrai panégyrisant le mensonge, je ne me croirai plus honnête homme.

Heureusement, Maître, vos arguments n'ont pas encore ébranlé ma foi ; votre épée n'est qu'une plume d'oie ; et votre armure n'est qu'un frac, porté par tanl

l'ux ?;ommé JÉSUS. 115

(le monde avant vous et si affreusement rùpé , qu'on en voit toutes les ficelles; mais regardez donc les manches, vos coudes passent au travers.

Dans le désir de m'instruire, toutefois, je continue ma lecture, pour savoir, à la fin, si je devrai briser une idole aimée, ou jeter votre livre au feu ; et, dans la bâte que j'ai d'arriver à quelque chose de concluant et de décisif, je rencontre ce qui suit, sur mon passage :

Que Jésus eut assez peu d'intelligence pour rester iVoid devant le bœuf Apis; « le monothéisme enlevant toute aptitude à comprendre les religions païennes (^l).»

Que les Capharnaïtes (c avaient quelque chose de (in (2; ; »

Que Jésus, \vhs-fui aussi, « aimait à jouer sur les mots (3 ; » il réussissait assez bien au calembour.

Que Marie-}ilagdeleine était une (c personne fort

exaltée...., affectée de maladies nerveuses, qu'on

appelait, dans le langage du temps, possédée du déi/ion ; » mais que Jésus la guérit « par sa beauté (4) ; »

Que si les parents de Jésus (probablement la sainte Vierge) prirent de l'importance seulement après sa mort, ce fut « comme les femmes de Mahomet (o) ; »

Que Jésus surnommait ses apôtres avec esprit (6) ;

Qu'il faut revoir Papias, au sujet des discours rapportés par saint Matthieu i^7 ;

Que Jésus, « comme Jeanne d'Arc, » usait d'un « innocent artifice, » en se faisant passer pour inspiré, sans l'ôtre ,8) ;

(1) P. UT. — (2] P. 149. — (3) P, 150. — (4) P. 152. —(5, P. lii'.. — (0) P. 153. — (7) P. ICO. — (8) P. 1C2.

liG LETTRES SUR LA VIE

Que les disciples de Jésus avaient a l'esprit faible » et « croyaient aux esprits (1}; »

Que les discours de Jésus ressomLlaient au Pirkc- Aboth et au Coran (2"' ;

Que, peut-être, on accuse <( à tort » Judas d'avoir volé ;;3~ ;

Que Jésus n'entendait pas grand'cliose en « économie politique (4 ; »

Que le mauvais riche n'est pas en enfer parce qu'il fut mauvais, mais uniquement parce qu'il fut riche (5 ;

Que « Luc a une tendance communiste très-prononcée 6 , » et que Jésus était « Irès-exagéré ! »

« Qu'Origène et les interprètes grecs » en savent bien moins, sur ce point, que M. Renan (7' ;

Que la doctrine de Jésus a « porté atteinte aux conditions essentielles 'de la société humaine, » et que (( l'Évangile a été le suprême remède aux ennuis de la vie vulgaire (8}; » ce qui me semble bien difucilc à concilier ;

Que les maximes évangéliques ne sont bonnes que pour les pays chauds ^9 ;

Que saint François d'Assise fut en (( communion délicate, fine et tendre avec la vie universelle (10); » ce qui pourrait bien, aussi, être une fine remarque.

Que Jésus faisait de u fncs réponses » aux pharisiens; exemjjle : la paraJjole de^la brebis égarée (II}.

(l) P. 104. — (2) P. 107. — (3) p. 173. — f4- P. 17'..— (o) P. 175. — (0) Id. — (7j P. 170. — (8) !(!. — (9) P. 178. — flO) P. 183. (11) P. 18u.

li'uX NOMMÉ JÉSUS. 117

— Il fîiul bien avoii- le diable au corps pour qualifier cela de fin.

Que le miracle des noces de Cana « fat fait pour égayer une noce de petite ville (1). »

Que , quoiqu'il sût fort bien que cela était faux , Jésus « était bien aise de voir » que les enfants l'appelassent par un faux nom, « parce qu'ils ne le compromettaient pas ^2 . »

Qu'il faisait des concessions à «l'opinion juive » (3). et que, par conséquent ,

« Le point du salibat était celui sur lequel Jésus se plaisait le plus à défier ses adversaires -i . » En voilà une concession à l'opinion !

Que (( les constructions hérodienncs le disputaient aux plus achevées de l'antiquité, par leur caractère grandiose, la perfection de l'exécution, la beauté des matériaux 5 ; » mais

Que l'architecture bérodienne était « une architecture d'ostentation, arrivée en Ju lée par chargements,» une a insipide rue de Rivoli ; » voilà tout (G .

Que Jésus avait contre le temple une « humeur secrète ;J , » et qu' « il l'aimait peu. » La preuve en est :

Qu'il « y passait toutes ses journées, » et était tellement zélé pour sa glol.-e que « portant le sentiment religieux jusqu'au scupule, » il en chassait les vendeurs et ((renversait leurs tables (8;. » Comme ça démontre l)ien qu'il l'aimait peu !

Que Jésus était un (( charmant docteur, — révolu-

(1) P. ISS. — (2) P. 191. — (3; p. 20r.. — ^4) P.2-2G. — (o) P. 2J0. — li;)V. 'i^.—'j, p. 2IJ -21 'i. —(8, P.' 213-21 i.

iionnaire au premier degré, — qui pardonnait à tous, pourvu qu'on laimàt (1\ »

Qu'il « ne répondaitque par de fines railleries aux reproches » des pharisiens (2) ; (quand donc seronsnous à la fin des fins! ) Comme, par exemple, quand il les appelait... race de vipères.

Que Jésus était un « jeune démocrate /«Z/", frère en cela de Judes le Gaulonite 3' ; » et, probablement, sur d'autres points, « de Mahomet;» en matière, surtout, de variations.

Que ce sont « deux règles de prosélytisme tout àfail opposées, de dire :• Celui qui nest pas contre vous est pour vous ; et : Celui qui nest pas avec moi est contre 7??c?"(4\ » Comme si pour et avec étaient deux synonymes.

Qu' (c il a fallu dix-huit cents ans pour que les yeux de l'humanité que dis-je ! d'une portion infiniment petite de l'humanité) se soient habitués » au mot de Jésus, disant à la Samaritaine : « L'heure est venue... » où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit » et en vérité.. . » Le jour où il prononça cette parole, il fut vraiment le Fils de Dieu (5;. » Ainsi le dedans le Maître. Amen.

Je finis.

Vous nous dites, ô grand docteur : « Dangereux compatriote, Jésus est devenu fatal au pays qui eut le redoutable honneur de le porter (6\ »

Et moi, je vous dis : Dangereux compatriote, Jésus

(l) P. 219-223. — (2) p. 226. — (3) P. 227-229. — (4) P. 229. (5) P. 23 '.-235. — (ti) P. 145.

d'un nommé JÉSUS. 111)

deviendra fatal cà tout pays qui aura le mallieur affreux de le méconnaître, d'aposlasier la foi chrétienne et de rougir de son nom.

Comme disait autrefois le saint vieillard Siméon : « Celui-ci a été posé pour la ruine et pour la résurrection de plusieurs en Israël (1). »

Je me hùte de terminer cette lettre, pour commencer avec vous la légende de Jésus, et suis, avec le respect liaLiluel...

(1) Luc, II, 3»

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