‹ Lettres sur la vie d'un nommé JésusChapitre 7 sur 37 · INTRODUCTION. XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXI

Je vois que ce feu divin rechauffera les ànies droites et les cœurs purs, et dévorera les intelligences rebelles.

Dans ce dernier assaut, que lui livre la raison dépravée des hommes, j'espère que la vérité demeurera victorieuse du doute, comme elle a triomphé des écliafauds et des erreurs.

Si elle a bien échappé aux tigi'cs et aux lions, elle échappera, sans doute, aux souris et aux rats.

J'aurais voulu qu'elle traversât les siècles sans ennemis ni martyrs; et que tous les enfants de la même famille se donnassent, dans une même croyance, le baiser fraternel.

Mais si, dans ta sagesse, ô Tout-Puissant, tu veux laisser ma race libre d'accepter ou de répudier tes bienfaits :

Et si ton œuvre doit être jamais attaquée par ceux-là même qui devraient la défendre, avec leur science et leur raison ;

Fais, au moins, que ces hommes prennent le soin de tirer eux-mêmes les conséquences de leurs systèmes, et de les livrer ainsi à la risée publique ;

Fais qu'ils tombent si bas, dans le fosse de l'absurde, qu'ils en atteignent absolument le fond ;

Fais que, pour comble de ridicule, ilsprofltcnt du moment où ils pataugeront le plus dans ces bas-fonds inextricables, pour sécrier avec un superbe orgueil : Mortels, témoins de nos conquêtes, suivez notre vol : nous sommes en route pour le soleil !

Alin de distraire un peu les spectateurs, honteux de les voir barboter ainsi.

Et s'il m'était permis, ô souverain Seigneur, d'exprimer encore un humble vœu, je désirerais (pie, pour compléter lonivre de ton triomphe, tu daignasses susciter un homme, parmi cette espèce rampante et désagréable à voir,

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