IV
Pour entretenir l’action de la force vitale, c’est-àdire, la vie, il faut que le sang ait des propriétés déterminées qui se perdent par la nutrition et se renouvellent incessamment, principalement par l’alimentation, par l’hématose pulmonaire et cutanée, par l’insolation et les autres influences extérieures.
L’hématose pulmonaire est le moyen réparateur du sang le plus essentiel , puisque sa cessation pendant un temps très court suffit pour amener la cessation d’action de la force vitale et par suite la mort.
Quand la réparation alimientaire manque dans les maladies, la réparation pulmonaire reste presque seule chargée d’entretenir les qualités excitatrices essentielles du sang nécessaires au maintien delà vie.
La force vitale a encore pour stimulus généraux la lumière, l’électricité, nous avons déjà parlé du calorique qui est le stimulus radical ; ces deux derniers agents se produisent dans les actes intimes de l’organisme et particulièrement dans les phénomènes de la nutrition et surtout de la respiration. C’est là du reste une condition indispensable de la continuation d’action de la force vitale qui a été mise en action par le calorique et ne peut sans lui continuer cette action.
g VI.
Outre les stimulus généraux de la force vitale, il y a une foule de stimulus qui agissent localement, stimulent partiellement la force vitale dans une partie de l’individu et déterminent dans cette partie une augmentation d’action de cette force. C’est ce que nous voyons tous les jours dans les effets des topiques résolutifs, par exemple. Les stimulus généraux peuvent bien aussi agir localement comme on le voit dans l’action locale des courants électriques à travers une tumeur pour la résoudre; à travers un muscle paralysé et atrophié pour y rétablir la nutrition d’abord , en forçant la force vitale à reprendre son activité engourdie dans cette partie par suite du défaut de la stimulation nerveuse, puis quand le muscle s’est reproduit par cette nutrition artificiellement déterminée par un certain mode d’action du fluide électrique , par un autre mode d’action du même stimulus on rétablit la contractilité (i). Il faut du reste nécessairement pour obtenir ces résultats que la cause qui a amené la paralysie et l’atrophie ait cessé d’exister.