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Quand on stimule la force vitale , dans les limiles physiologiques, dans un organe, par un agent approprié aux aptitudes Ibnctionnelles de cet organe, la stimulation se généralise dans les fonctions nerveuses et retentit dans tout l’individu. Ainsi le sentiment de la faim étantportéau point de produire la défaillance, il y a revirement subit par la simple ingestion d’aliments dans l’estomac et réveil des forces à un certain degré, avant même que l’absorption ait introduit des éléments réparateurs dans le sang. Mais il en est autrement si à la stimulation succède un travail organique considérable, comme est la digestion, paiexemple; ce travail pourra accaparer une trop grande proportion relative de l’action vitale , et il en résultera un certain degré de sédation indirecte dans certaines fonctions, dans les fontions nerveuses particulière- . ment. C’est là la source, comme nous le verrons plus loin, des frissons qui accompagnent chez certaines ))orsonnes le début de la digestion; ainsi que du besoin de dormir, de la paresse musculaire qui surviennent aussi dans ces cas, particulièrement chez les plétho-
l'uluGs, phénomcncs ijiii sont le resullîit de loppiossion de la force vitale, en sédation indirecte dans les fonctions nerveuses, oppression ou stupeur cérébrale occasionnée par une stimulation sanguine, relativement exagérée , de la force vitale dans les fonctions cérébrales.
La même chose a lieu pour la sédation. Ainsi la sédation des sens produite par l’absence de leur stimulation habituelle, ou leur sédation directe par un agent se généralise plus ou moins dans les fonctions nerveuses.
Pour produire la sédation des fonctions nerveuses par l’intermédiaire des sens , il suffît souvent de causes bien légères ; ainsi on a vu la défaillance survenir par suite du besoin pressant de prendre une prise de tabac; une simple odeur a suffî quelquefois pour déterminer la syncope; la vue du sang produit souvent cet effet; une parcelle d’émétique mise un instant sur la langue suffit pour déterminer la sensation énervante que l’on désigne sous le nom de mal de cœur, et qui paraît, dans ce cas, avoir pour point de départ l’arrière bouche. J’ai vu cette sensation durer plusieurs heures, c’est-à-dire, aussi longtemps que la saveur déterminée par l’émétique a persisté , ce qui a eu lieu même après avoir pris un repas.
Ce serait un sujet d’étude spéciale instructif et curieux que de rechercher et d’examiner les modes d’action des causes diverses par lesquelles la force vitale peut être mise en sédation. Qu’y a-t-il de plus [tropre à étonner, par exemple, que de voir la cause du choléra, qui est une substance si subtile et si in-
saisissable , produire cependant une sédation de la force vitale dont les résultats sont si terribles.