XXXVIII
Quand une cause de surstimulation suffisante survient dans un organe , la force vitale réagit plus ou moins énergiquement, suivant l’intensité de la surstimiilation et y porte son énergie d’action au dé^
^l■imollt (lu reslt^, tUj l’organisme. Quand cotte augmentation d’action est à un dcgr(3 sutHsant, et a pour champ d’autres fonctions que les fonctions nerveuses, les phénomènes de l’inflammation se développent; et quand le siège de cette inflammation a une certaine étendue, ou si l’organe malade est important, le système nerveux en est influencé, nous verrons plus loin par quel mécanisme, et cette influence se traduit par des sensations anormales qui sont ordinairement : des malaises , des frissons , des douleurs contusives dans les membres, quelquefois même des douleurs vives; par la diminution d’énergie des contractions musculaires, et surtout par l’accélération des battements du cœur, d’où une plus grande activité de la circulation , activité qui détermine secondairement la chaleur à la peau, de la sueur et tous les autres phénomènes de la lièvre , que l’on appelle dans ce cas fièvre symptomatique. On voit donc que les phénomènes primitifs de la fièvre , accessibles à l’observation , sont des actes du système nerveux.