‹ Lettres sur le vitalismeChapitre 36 sur 65 · LU · texte numérisé non relu

LU

Dans la faiblesse congéniale ou acquise de la force vitale , les fonctions peuvent se faire avec facilité, mais non pas ordinairement avec énergie , et il faut que les stimulus fonctionnels soient appropriés à la faiblesse de la fonction qui sans cela serait facilement enrayée. Ce qui veut dire, par exemple, pour les fonctions digestives en particulier , qu’il faut que les aliments soient pris en quantité modérée et soient d’une nature appropriée aux aptitudes naturelles ou acquises des organes digestifs.

L’état de faiblesse naturelle ou acquise de la force vitale n’est pas incompatible avec l’état pléthorique ; il subit pour cela qu’il y ait prédominance relative des fonctions digestives qui fournissent plus de matériaux réparateurs que la force vitale n’en peut employer et qui sont pour elle une cause d’oppression et de fatigue, et cela d’autant plus facilement qu’elle a moins d’énergie. Les faits ne manquent pas où l’on voit les saignées être nécessaires, comme moyen hygiénique, à des personnes naturellement faibles.

Dans les maladies qui nécessitent la saignée, il faut se (léHei* alors de porter trop loin les émissions sanguines, ce que l’on serait porté à faire sous prétexte que le malade a l’habitude de la saignée, car une fois le stimulus réparateur dépouillé outre mesure , l’énergie vitale baisserait bien vite.

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