LU
rhomme à Fisolement et au malheur, après avoir aidé son perfectionnement. Il va même jusqu'à faire naître de la société les passions les plus naturelles de l'homme individuel, telles que la cupidité, la cruauté, la vanité, l'orgueil, Tenvie, etc., qu'il appelle pour cela passions factices! Mais bientôt il redevient maître de son cœur et de son esprit, l'homme du grand siècle et de la grande école, et il attribue sagement, dans l'évolution humaine, les maux qu'elle présente, à l'arbitraire et à l'incertitude des principes politiques. U s'élève alors vers l'avenir, où il entrevoit un ordre nouveau, possible bien qu'éloigné, où une trop grande inégalité ne laisserait pas le plus grand nombre dans une indigence à laquelle une opulence excessive fût dans le cas d'insulter; où chacun des membres, ayant la propriété de sa personne, serait assuré, de plus, de se procurer l'aisanee de la vie par un travail modéré ; où il n'y aurait point, dans des villes immenses, de ces collections de désœuvrés, embarrassés de leur existence et occupés à en renouveler le sentiment par toutes sortes de moyens ; où la considération serait attachée uniquement aux services rendus au public ; où l'inutilité deviendrait constamment l'enseigne du mépris, et qui procurerait aux hommes rassemblés le plus grand bonheur dont la faible humanité soit susceptible.