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TPE 932 LETTRES SUR LES ÉTATS-UNIS

1} 3 maisons ou des marchandises. La réussite de ceux-là LEE en a attiré d’autres, et maintenant la presque tota-

{à ë | lité du petit commerce du Sud est entre les mains UE des juifs. Comme un grand et imprévoyant enfar

4! | f qu’ilest, Tommy adore les babioles, et son argent

14 dr | | ne tient pas dans sa poche. Le petit marchand ou le - MOT :

dont Tommy est très-friand, des chaînes de sûreté, des boutons de manchettes, des rubans pour Ma-

{i j FH dame, des joucts pour les babies, et à moins que :

É Hi Tommy n'ait déjà traasformé sa paye en whisky, il

Mi | retourne chez lui les mains pleines et les poches | dit > vides. , |

On mie raconte, en manière d'illustration, l'histoin d’un brave nègre qui avait apporté au marché, l'année dernière, deux balles de coton récolté dans son champ. Un marchand juif offre de lui acheter ses deux balles : l'une en argent, au prix fe 8 cents la livre; l’autre en marchandises, au prix de 10 cents. C’est marché conclu. Le nègre choisit des marchandises jusqu’à concurrence du montant de la seconde balle et se fait remettre l'argent de la première ; mais alors le marchand madré lui exhibe des objéts si nouveaux et si extraordinairement séduisants que tout l’argent de Tommy y passe sans qu’il lui reste même de quoi payer le péage du pont pour retourner chez lui. Il est obligé de faire un Li détour de plus de 20 milles pour passer la rivière à

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ET LE CANADA, 239 gué. Ceci est l’histoire de tous les jours, Le juif est la sangsue du nègre.

Sur tout le parcours d’Augusta à Atlanta, et d’Atlanta à West-Point, frontière des États de Géorgie et d’Alabama, la belle terre rouge de la Géorgie est couverte de champs de cotonnicrs alternant avec, du maïs le long des forêts épaisses qui occupent le fond du paysage. Notre train traverse, au milieu de la nuit, la ville de Montgommery, qui a été pendant quelquetemps le siège du gouvernement de la Confédération du Sud, et nous voici à Mobile, le grand port d'embarquement du coton de l’Alabama et d'une partie de la Géorgie. Nulle part les maux qui ont accablé cette admirable et féconde région du Sud n’ont laissé de traces plus visibles. Les belles habitations de la ci-devant aristocratie des planteurs ont cessé d’être entretenues, et celles qui n'ont

} pas encore passé entre Îles mains des juifs se ven-

dent à vil prix. On m'en montre une qui avait été achetée 45,000 dollars avant la guerre, et qu’on vient de vendre à grand’peine pour 10,000. Mobile exportait alors jusqu’à 900,000 balles de coton par année; c’est tout au plus maintenant si l’exportation atteint le chiffre de 400,000. Elle possédait seize maisons de commerce françaises ; elle n’en a plus qu’une. Ses vastes rues sont désertes; l'immense hôtel où je suis descendu, et dont les’ appartements sont décorés avec un luxe de bon goût, attestant une fortune d’ancienne date, Battle house

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