ENCORE LES BBIGANDA6ES DES JÉSUITES
Deux abbés, Tun de Saint-Benoît, l'autre de Cîteaux, furent députés par leurs ordres à Tempereur pouf presser l'exécution de Tédit de restitution. Il y avait alors, à Vienne, un jésuite du pays de Luxembourg, le père Lamormain. Il était confesseur de Ferdinand II, et il se vantait de lui avoir inspiré le fameux édit de 1629. « Le moins que vous puissiez faire, dit-il aux deux 1 abbés, pour témoigner votre reconnaissance à la compagnie , ' c*est de lui céder quelques petites abbayes pour la plus grande « gloire de Dieu, Et puis, que faites- vous des abbayes de filles? « Quand elles mènent une vie régulière , je ne vois pas trop à « quoi elles sont bonnes. Nous avions des jésuitesses, et nous a sommes heureux d'en être débarrassés. Quand leur conduite
• est irrégulière, voyez quel scandale ! Donnez-les à là Société;
• elle y fondera des collèges qui répandront la foi parmi les héré- ' tiques. « •— « Mais, mon révérend père, dirent les deux abbés.
1 nous n'avons point de pouvoirs pour consentir une pareille *» cession. Ce serait une donation , et vous savez bien que les " ordres religieux reçoivent des donations, mais qu'ils n'en font » point. » — I» Donnez toujours, reprit le confesseur jésuite, " vos congrégations confirmeront, et le pape vous autorisera. » -— • Impossible, reprirent les députés; cela serait contraire à " la volonté de l'empereur. Qui dit reséiiuer, dit rendre à sou » ancien propriétaire, tandis que vous nous proposez de dépouil- » 1er nos ordres. »
Tout en protestant qu'ils ne pouvaient pas consentir à une demande si injuste et si extraordinaire , les deux abbés crurent devoir ménager le tout-puissant confesseur. Ils étaient à la cour; ils pensèrent qu'ils pouvaient distribuer de l'eau bénite de cour; ils dirent donc au père Lamormain qu'ils étaient à sa dévotion, à son service, qu'ils feraient tout ce qui pourrait lui être agréable. Bon, pensa le jésuite. A peine furent-ils partis, qu'il insinua à Tempereur que les députés de Saint-Benoit et de Citeaux avaient cédé à la compagnie leurs abbayes de filles et quelques autres abbayes; qu'il n'y avait qu'une petite difficulté de forme et de pouvoir ; que l'autorité impériale suffisait pour lever ces scrupules. XI demanda en conséquence « que Sa Majesté impériale envoyât « des commissaires dans les diverses provinces de l'empire pour a mettre la Société en possession desdites abbayes. » Ayant ainsi surpris ce bon prince (c'est 'mon auteur qui parle), qui prit cette imposture pour vérité^ il obtint des lettres pour mettre d'abord ces abbayes en séquestre.
Les lettres impériales ne disaient rien de la prétendue cession fûte par les abbés de Saint-Benoît et de Citeaux à la Société de
Jésus. Tout le inonde fut étouné , dit un savant et pieux bénédictin, que l'empereur, contcairement aux intentions qu'il avait manifestées , dépouillât des ordres religieux de leurs biens sans les avoir entendus. Les jésuites ârent alors courir le bruit que cela s'était fait légitimement , en vertu d'une cession consentie par les députés des deux ordres. Confondus par cet excès d'impudence, les deux abbés protestèrent solennellement, et par des lettres qu'ils écrivirent au père Lamormain et par des actes publics ; ils déclarèrent qu'ils n'avaient jamais pensé à céder une abbaje quelconque de leur ordre, et que tout ce que les jésuites disaient de cette cession était une indigne supposition (lisez : un indigne mensonge). Le père Lamormain, mis au pied du mur et ne pouvant produire aucun écrit de cette cession imaginaire, invoqua le témoignage d'un abbé bénédictin qui était du conseil de l'empereur, et qui fut créé en ce temps-là évêque- prince de Vienne, Mais le témoin donna un démenti formel au jésuite confesseur. Un jésuite confesseur d'un empereur, convaincu publiquement de mensonge et de brigandage^ quelle leçon pour nous hommes du dix-neuvième siècle! Déjà un contemporain, un ardent, un fanatique catholique s'écriait qu'il fallait être frappé d'aveuglement physique et moral pour livrer l'éducation de l'enfance à une Société qui n'avait ni foi hi loi ; qu'il fallait avoir perdu la tête pour prendre comme confesseurs, comme directeurs de conscience des religieux qui avaient perdu tout sens d'honnêteté et de pudeur (1). Et nos femmes, nos filles sont livrées à ces êtres que le pseudonyme Alphonse de Vargas déclarait n'avoir point leurs
(1) Dt Vaf'gaSj Relalio, pag. 196.
pareils en fait de déloyauté, d'imposture et de mauvaise foi! Ce sont des maîtres dont la conscience est éteinte qui sont chargés de développer le sentiment du devoir et de la religion ! Ce sont des confesseurs faussaires, menteurs, spoliateurs, comme Lamormain, qui redresseront les âmes égarées ! Oh ! incroyable aveuglement ! Oh ! plus incroyable bêtise !
On me dira que je rends toute la Société responsable des crimes d'un de ses membres. Non, ce n'était pas le père Lamormain seul qui était coupable. Tout l'ordre était vicié dans son essence, parce que pour tout l'ordre la morale et la religion ne sont qu'un instniment. Je ne suis encore qu'au début de mon histoire du ^brigandage jésuitique; je vais la poursuivre, et le lecteur jugera si mon acte d'accusation est une accusation calomnieuse.
Les jésuites se voyant démasqués et convaincus de mensonge, changèrent de tactique. Eux qui s'étaient vantés d'être les auteurs del'édit àerestitutionlih l'attaquèrent avec une violence extrême. Non pas qu'ils prissent le parti des protestants , que l'édit dépouillait , mais ils soutinrent que ce n'était pas à l'empereur à décider à qui les biens ecclésiastiques, enlevés aux protestants, devaient être remis ; qu'en le faisant, l'empereur empiétait sur l'autorité de l'Eglise. Les jésuites s'élevèrent avec une sainte indignation contre les auteurs impies d'un édit qu'eux-mêmes se glorifiaient naguère d'avoir dicté : • Le conseil impérial, disaient- « ils, veut empêcher le pape d'avoir aucune part à ce qui se fait M en Allemagne pour la religion catholique ; il veut secouer le m joug de la juridiction pontificale; il est mal affectionné pour « le saint-siége. Les uns sont des politiques qui flattent le prince
• et s'eObrcent de relever son autorité en toutes choses; les » autres, catholiques en apparence, nourrissent l'hérésie dans » leur cœur. « Parmi les conseillers de l'empereur se trouvait l'abbé qui avait donné un démenti au père Lamormain, crime irrémissible; les jésuites le poursuivirent de leur haine, mais eu pure4)erte, car le mensonge subsista, et la politique machiavélique de la Société que je viens d'esquisser donna une nouvelle force à cette flétrissure. Ils sont pour l'empereur tant que l'empereur est leur instrument ; ils sont contre l'empereur du moment où l'empereur se refuse de fouler aux pieds la justice pour satisfaire leurs convoitises. Quand l'empereur était disposé à leur donner les abbayes qu'ils convoitaient, ils soutenaient que c'était à lui à en disposer. Quand ils trouvaient quelque résistance dans le conseil impérial, alors l'empereur n'avait plus aucun droit, et c'était au pape seul à disposer des biens de l'Eglise.
Que disaient-ils au pape pour empêcher que les biens ecclésiastiques ne fussent rendus à leurs anciens propriétaires ? Ils soutenaient une nouvelle énormité : » Les abbayes qu'ils récla- « maient, étaient, disaient-ils, éteintes : c'étaient des biens va- » cants, c'est à dire n'appartenant à personne, dont le chef de a l'Église devait avoir la disposition. » « Y pensez-vous, mes
• révérends pères ? » leur répondirent les bénédictins. » Pour- » quoi nos abbayes seraient-elles des biens sans maître ? Sea rait-ce parce qu'elles ont été envahies et occupées plus ou » moins longtemps par les protestants? Ainsi la violence, la a force brutale, exercées par des hérétiques contre un ordre » religieux lui ferait perdre son droit de propriété? Quelle préw tention înoxâe! Quel renversement de tout droit! Quel oubli
» de la tradition ecclésiastique! Ignorez -vous, mes pères, que m de célèbres abbayes, celle du mont Cassin en Italie, celles de <r l'ordre de Saint-Martin en France, ont été occupées, ont été " détruites, par nos ennemis, et sont néanmoins retournées à i> leurs propres ordres ?» La doctrine des jésuites allait encore plus loin. Si les abbayes étaient éteintes, elles n'étaient plus des biens ecclésiastiques, et, par conséquent, l'empereur ou les princes auraient été en droit de se les approprier! Qu'importait aux jésuites? Pouttu qu'ils eussent leur part dans les dépouilles.
Encore un petit trait de grosse finesse des révérends. On les flatte, en leur reconnaissant une masse d'esprit. J'ai déjà dit que tout leur esprit consiste dans la bêtise de ceux qui veulent bien se laisser duper. Yoici ce qu'ils opposaient aux bénédictins qui invoquaient le texte formel de Tédit de restitution. L'édit portait que la restitution devait se faire « aua: personnes de m Tordre religieux auquel les biens appartenaient avant cette « injuste détention. « Gela signifiait, selon les jésuites, que l'empereur avait voulu qu'on rendit les abbayes aux mêmes personnes individuelles auxquelles elles avaient appartenu, avant qu*eHes eussent été occupées par des hérétiques, « l'ingénieuse • malice ! répondaient les bénédictins. Nous autres lourdauds, » nous n'avons qu'une objection à faire contre votre admirable » interprétation, c'est qu'à force de montrer de l'esprit, les in- « terprètes n'en laissent aucun, pas même le bon sens, à l'au- » teur de l'édit. En effet, voyez ce que vous lui faites dire. Les » abbayes ont été usurpées depuis 1545, nous sommes en 1629. « Ceux qui occupaient ces abbayes, lora de l'usurpation des pro-
» testants, sont tous morts et enterrés depuis quarante ou cîn- M quante ans. Et c'est à ces personnes que les biens doivent » être restituées. Mais comme elles n'en pourraient guère profi- « ter, nous leur substituons les jésuites. « C'est bête, mes révérends, à force d'être fin !
HUITIÈME LETTRE
TOUJOURS LES BBIGANDAGES
Je continue rhistoire des brigandages de la compagnie. Les préliminaires sont si instructifs que le lecteur me permettra de m'y arrêter. Bien ne peut mieux faire commaître les jésuites, et c'est bien là l'objet de mes Lettres, La restitution des abbayes aux bénédictins supposait évidemment' que, dans l'intention de l'empereur, les abbayes fussent rétablies comme telles. C'est, en effet, ce que l'édit ajoutait : » Les fondations des abbayes » seront conservées ; et l'on y mettra des personnes propres,
• selon la fondation, légitimement appelées et qualifiées. • m Fort bien, disaient les jésuites ; mais nous, disciples de Jésus-
• Christ, ne sommes-nous pas des personnes propres et quali- 9 fées? • « Bien de plus clair, répondaient les bénédictins. Les
• abbayes ont été fondées six ou sept cents ans avant qu'il y m eût des jésuites. Ce sont les disciples de saint Benoit qui les M doivent occuper. Or, qui ne sait qu'un moine bénédictin et
« un religieux jésuite, c'est tout un. Cependant, mes pères, il « nous reste un léger doute. Les abbayes sont la demeure des » moines. Êtes-vous moines? Si vous êtes moines, où sont vos « monastères ? Vos collèges ne sont certes pas des couvents; quant » à Tos maisons professes, on n'y observe aucune règle mo- • nastique. Vous mêmes, tous ne vous appelez pas moines; « vous témoignez, au contraire, une grande aversion pour les a institutions monastiques; vous les accablez de votre dédain; ' vous les poursuivez de votre haine. Expliquez-nous comment ' vous, ennemis des moines, vous pouvez vous dire propres et » qualifiés pour succéder à des moines? »
La question eût été embarrassante pour tout autre que pour des jésuites. Mais vous n'avez point oublié, cher lecteur, qu'en arrivant à Paris, les révérends se dirent taUs quales, tels quels, ce qui veut dire que les jésuites sont tout ce que l'on veut, hommes de tout métier. A Paris, ils se défendirent d'être des moines, par humilité, et pour être reçus plus facilement. En Allemagne, ils furent moines, quand il s'agit d'envahir des monastères auxquels ils n'avaient pas une omhte de droit. » Si nous ' ne sommes pas des moines, nous sommes des religieux, dirent- " ils ; or les religieux et les moines sont cousins germains. Quand • une loi contient une disposition favorable, on doit l'interpré- » ter favorablement. • Ce qui voulait dire, quand uiie loi rend aux bénédictins des biens qui leur ont été enlevés, il faut l'entendre en ce sens, qu'on les donnera aux jésuites, ce qui fera que les bénédictins seront spoliés une seconde fois. Et cette seconde spoliation sera plus odieuse que la première, car elle s'exercera par des prétendus disciples du Christ, et à leur profîU
Des disciples du Christ, usurpateurs, enyahisseorsde biens donnés à Jésus-Christ ! Voilà les jésuites !
Il 7 avait dans la restitution des biens ecclésiastiques, telle que les jésuites l'entendaient, une question qui nous touche de près. Qui ne se rappelle les clameurs, les cris de fureur, de rage, des catholiques, quand la chambre des représentants discuta la loi sur les bourses? C'était violer le droit de propriété, que de toucher aux fondations ! Il fallait respecter religieusement les volontés des fondateurs! etc., etc., etc. Eh bien, les abbayes que les jésuites voulaient s'approprier, étaient des biens de fondation. Etait-ce remplir la volonté des fondateurs, que de remplacer les bénédictins par des jésuites? Chose singulière! les jésuites reconnaissaient au pape, et au besoin à l'empereur, le pouvoir de modifier les fondations, en consultant la volonté présumée des fondateurs. • Ne seraient-ils pas heureux, disaientm ils, de voir leurs biens entre les mains d'une société établie m pour combattre l'hérésie, et pour répandre la foi chrétienne ? « m Cela est possible, « répondaient les bénédictins ; » mais il est m aussi possible que non . Il ne s'agit pas de savoir ce que les m fondateurs auraient fait, s'ils avaient vécu en 1629 : il s'agit m d'exécuter ce qu'ils ont voulu au dixième ou au onzième siècle. m Sans doute, si ce qu'ils ont voulu n'était plu? en harmonie m avec l'intérêt de la religion et de l'Eglise, le pape pourrait » changer les fondations. Mais aussi longtemps que le saint-père m n'aura pas aboli l'ordre de Saint-Benoit, les abbayes fondées m pour les bénédictins doivent être occupées par des bénédicm tins, et non par des jésuites. "
On le voit : les deux partb convenaient que les fondations
pouvaient être modifiées, et même supprimées. Les jésuites allaient beaucoup plus loin, et donnaient même au pape ou à l'empereur le pouvoir de disposer des biens d'un ordre qui subsistait encore. Qu'en pensent nos catholiques? Ne seraient-ils pas en ce point, comme en bien d'autres, proches parents des jésuites ? Tout est permis à l'Eglise : elle fait ce qu'elle veut. Rien n'est permis à l'Etat, pour peu que cela déplaise à l'Eglise. Voilà en deux mots le credo catholique. C'est aussi celui de la compagnie de Jésus, sauf, ce qui va sans dire, qu'elle se met en lieu et place de l'Eglise. Cela nous conduit à cette conclusion on ne peut plus morale : * Tout ce qui convient aux jésuites, « tout ce qui leur est profitable est licite. Tout ce qui leur est « incommode ou nuisible est illicite. » J'ai déjà donné plus d'une preuve de cet horrible égoïsme de la compagnie. En voici encore une à propos de fondations.
Les bénédictins se prévalaient des concordats que le pape avait faits avec la nation germanique, concordats par lesquels il s'obligeait de conserver chacun dans ses droits et dans ses biens. Ils invoquaient encore l'opinion d'un théologien de la compagnie qui enseigne que les fondations sont un contrat entre le pape et les fondateurs, que le pape est obligé par ce contrat de laisser les biens à ceux auxquels ils ont été donnés. Que répondaient les jésuites ; « Nous sommes tout à fait d'accord sur ces prin- » cipes; nous avouons que le pape est lié par les concordats. • Mais il faut s'entendre. Le pape ne peut pas Oia)iNAiREMEîîT » déroger aux concordats, mais il le peut extkaokdinairement, « pour le bien général de VÉglise, quand la nécessité f exige, ■ Yoilà bien la doctrine que je reproche aux jésuites dans toutes
mes Lettres, celle qui subordonne tout, au but, en légitimant même la mauvaise foi, même la spoliation, quand l'intérêt de l'Eglise l'exige ; et qu'est-ce que cet intérêt, sinon celui de la compagnie? Le concordat est un traité, les fondations sont des conventions. S'il j a un4)rincipe élémentaire de droit et de morale, c'est que les contrats tiennent lieu de loi à celui qui les souscrit, et qu'aucune considération d'utilité ni de nécessité ne peut le dégager de la parole qu'il a donnée. Four les jésuites^ il n'y a plus aucun engagement qui soit sacré ; tout devient une question à^ utilité y de calcul. Ce qui veut bien dire, qu'il n'y a plus ni droit ni loi.
De quoi s'agissait-il entre les bénédictins et les jésuites ? Les premiers invoquaient les actes de fondation, ils invoquaient les concordats, ils invoquaient l'édit de restitution. Ils avaient pour eux le droit, la justice, la loi. Bagatelle que tout cela pour les jésuites ! Ils se mettent au dessus des lois divines et humaines. Une simple distinction leur suffît pour cela. Et que signifie cette distinction ? Elle signifie que le pape peut toujours fouler aux pieds tout droit, toute équité, toute loi, dès que l'intérêt de l'Eglise le demande. Or l'intérêt de l'Eglise ne demande-t-il pas que les jésuites fleurissent, qu'ils aient beaucoup de collèges P a On ne pouvait, disaient-ils, rien faire de plus utile pour le • rétablissement de la foi catholique que d'employer les biens « des abbayes pour fonder de nouveaux collèges, ou pour enri- « chir les anciens ; comme aussi pour acheter des petits caté- « chismes, des chapelets et autres choses semblables pour « instruire et attirer la jeunesse. « Qu'est-ce à dire? Le pape ne peut pas violer les concordats, cela est certain, mais il peut
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les violer pour faire pUiair aux jésuites. Le pape doit respecter les fondations, il ne peut dépouiller les bénéficiers des biens dont ils jouissent : qui oserait soutenir le contraire? Mais il lui est permis de spolier les bénédictins pour enrichir les jésuites, pour leur fournir de quoi attirer les jeunes gens. morale jésuitique ! O niaiserie de ceux qui confient leurs enfants aux maitres et aux confesseurs jésuites, pour les élever dans des sentiments de piété et de religion !
NEUVIÈME LETTRE