LETTRES S UK LES OUVRAGES
qu’il doive être , eslencoie trop immense ppijtv qu’à lui seul il le parcoure. ' • . t
Mats quand la' puissance est dans l’âme , et . que c’est le sentiment qui doit lui donner carrière, alors il ne dépend pas dè solde se satisfaire. Les choses et les rapports sont immuables et ne peuvent pas. manquer au penseur, mais l’homme peut manquer à l’homme , et cet univers qui se présente avec toute sa grandeur et . ses profondes combinaisons peut ne pas voils,
* offrir une âme qui Comprenne ta vôtre et lui répopde.; >• Vv ?
Peut-être ce tableau de la supériorité aux prises avec le malheur serait-il une vive et
forte consolation' pour la supériorité .affligée ; peut-être serait- if d’une contemplation trop ..
douloureuse pour qui aurait éprouvé ce qu’il
. : . ■ . . ' ' peint; » f V ; >.•
Faire l’analyse, de cèt ouvrage est un travail
immense. On est arrêté des heures à chaque
page ; l’étonnement, l’admiration vous saisissent
tour à tour : tout fest d’ufte si grande portée !»
. . . < DE MADAME DE STAËL. \yS^y\ 99
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Il faut (lu temps pour méditer ce qui est le ■ . *\ r fruit du temps. Ce n’est point la seule inspira-
tion du moment, ce n’est point la réflexion qui
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naît de la circonstance ; ce sont des pensées fortes et profondes, que les combinaisons de la vie , que l'étude méditée des hommes et des . choses, que l’expérience du coeur le plus noble et le plus passionné, ont pu seules faire naître dans un esprit supérieur. Et quelle énergie , quelle élégance , quel bonheur d’expressions ! Elle, crée des expressions justes quand il en manque a ses idées.
Ce roman est si rempli qu’on peut lé lire durant bien des années en y trouvant toujours des beautés nouvelles, et quand on le connaît une fois, on peut le lire toute la vie. Ce n’est plus un roman qu’on cherche, ce sont «les vérités éternelles, 'des découvertes d’un
.dessus de la vie commune; vôus Contemplez