‹ Lettres sur les ouvrages de madame de StaëlChapitre 3 sur 28 · DE L I KKLUENCE DES PASSIONS SUE LE BONHEUR · texte numérisé non relu

DE L I KKLUENCE DES PASSIONS SUE LE BONHEUR

Entre tops les ouvragés que la mélanfcolie la plus' sombre.- a pu produire, celui-ci est sans doute le plus douloureux. On y considère comme source de malheur les plus enivrants ou les plus doux sentiments que le ciel a misdans le Cœurde l’homme ? l’amour , l’amitié , Ja paternité •, l’amour fdial. Sans doute il fut créé- dans des jours dé souffrance , et lorsque madame d,q Staël , par la fatalité des circonstances, ôq par sq- propre faiblesse , n’avait à éprouver, que'lespeibes des

passions qu’elle déplore. Ce n’est point dans uri

tel état qu’il faut triteer des règles pour, la vie

humaine. Plus. calme ,'cllç n'oqs a donné depuis des levons, plus sages et par cônséquent’ plus utiles.

Son talent se trouve cependant ici presque en-

lier, quoiqu’il n’y, ait point dans 1 ouvrage ce

bel ordre cette haute raisôn ,cette' clarté Soutenue^ que nous allons trouver dans l’ouvragé qui suivra.

L’amour de la gloire est la première des passions dont madame dç Staël examine l’influence sur lo bonhetir. Apres avoir dit cc qae c’est que la gloire de manière a • enflammer -et^à désoler tout cœur. qoï y aspire , elle nous fait comprendre comment il est si difficile dé l’obtenir dans nos temps modèrnes ; et elle détaille enfin toutes les peines qui peuvent naître d’une passion dont les jouissances dépendent de tant de circonstances , ' et' qui met si complètement dans la dépendance des hommes; ’ • ' \ ‘ ■'

Séparant tout-à- fah l’ambition de l’amour de la. gloire, qui s’y assoeje presque toujours , elle voit des ebances.de, moins grandes peines-là où

les idées sont moins élevées et moins sensibles.

Le chapitre de la vanité est plutôt remarqua^ ble dans- ses parties» qui- sont pleines d’esprit, de finesse et de* vérité,, qu’il n’est parfait dans

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