LETTRES SUR LES UUVK 4 GF.S
tes institutions la cause des qualités et des de'f'auts d’un peuple spirituel , elle fait sentir comment des institutions vigoureuses donneront à ce peuple un caractère .plus, fort. Le • siècle de Louis XI Y fut celui de l’imagination ; plus littérateur que philosophique, on lui doit la pureté du style èt du goût. S'il ne découvrit pas la vérité, du moins enseigna-t-il la manière de la dire. Le travail de ce siècle , riche en
sublimes créations, a donc été doublenient' utile, et il est admirable en cela, que, s’il n’a pas tout fait , il n’a rien fait qu’il faille détruire.
à la littérature. Elle est belle, là'peinturc du'
dix-huitième siècle j elle est juste, l’appréciation de ses grands écrivains ; èt l’auteur a montré avec éloquence combien certaines considéra-
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tions (iui touchent aux. intérêts de l’humanité dpnnaient l'espoir comme le besoin d’être utile,' et par là élevaient la pensée et le talent <le. rhomme. -y + ■'
Dfc JIADAMf DE STAËL. 3 3
Ici huit ia première partie tic l'ouvrage-
Madame de Staël , après y avpir suivi l’histoir-e de l’esprithurnain depuis Homère jusqu’à nos ■ jours., â consacré la seconde partie à examiner
quel dexrait être le caractère - de ta littérature
chezla nation française,devenue libre ctmorale,
ou cbe* tput autre grand peuple éclairé. Cette
. açcond^ .partie -est de beaucoup inl éric ure à la
preipièrc dans son ensemble. Quittant pour les
reprendre plus loin , les considérations gêné-
raies, /-routeur eut le tort, en parlant de, la
France i de mêler des considérations actuelles et momentanées ^ des idées et à des sentiments . . . de tous les temps. Elle donne une grande importance à des chopes qpi en ont peu par elléSmêmes ; frappée. de-leur existence, elle nesonge pas qu’il est dans leur ’^ture d «Ire passagères; elle attribue à de petites causes de grands.olïels, ' parfceqne la présence de cés petites causés les '- grandit à sa yüé.' Elle a voulu s’élever au-dessus des circcmstances d’alors pour les juger , mais elle, ne l’a pas -pu, et c’.e$t sans’ doute. $ uy ou