‹ Lettres sur les ouvrages de madame de StaëlChapitre 8 sur 28 · LETTRES SDK Ï.ES OUVRAGES · texte numérisé non relu

LETTRES SDK Ï.ES OUVRAGES

deux. chapitres mal conçus, trop longs, ét qui

laissent une impression défavorable, .qu’il faut attribuer la sorte d’oubli oy est tombé un nu-

vragc qui d’ailleurs mérite si justement l’admiration.

De bien beaûx chapitres se prouvent dans cette seconde partie. Celui sur ^émulation présente la plus haute morale; d 7 est la vertu, c’est

la vérité, ç’est la pensée dans sa plus noble

direction ; c’est une école pour les hommes et \ .

les nations, école où la sagesse et Tutilité sont désignées comme les premiers guides pour l’homme,

Ce n’est pas aveç une moins grande supc- -

riorité de raison que l’auteur parle des femmes et de l’éducation qu’on doit leur donner pour qu’elles participent aux lumières et aux, progrès du monde, qu’elles puissent comprendre les ;• hommes, et influer salutairement sur la société.

Si nous examinons ce que doivent être les ouvrages d’imagination dans un pays libre ef

moral , nous reconnaîtrons q.ue le ridicule nais- •

DE, MADAME B£ STAF.L. 2&

santdc l’opposition’ des institutions d’un pays avec la raison humaine, il doit disparaître avec les erreurs qui ie produisent. Les plaisanteries sut - l’humartité ne sont plus possibles .quand l’humanité s'ennoblissant cesse d’être moquable î '-tout dévient alors important et respectable * èn.elle: . 1 <>■; . - 'v ' -j.

- C’est le vice qu’il faut livrer à la moquerie publique’; c’esf lui qu’il faut décourager par cette arme puissante du ridicule. V

La tragédie pourra rester dans le Vrai, et ennôblir la nature au lieu 'de la changer. Ici madame de Staël émet ces principes d’une littérature. neuve et plus libre qu’elle développa depuis dans son ouvrage sur l’ Allemagne. ■

Los faculté^ dé l’homme doivent avoir pour but la connaissance, ou de la nature de l ’homme,, ou de la naturedes choses. Le développement’ des passion^, l’étude du cœur humain , offrira un vaste champ au talent, et c’est là que l’imagination même doit ajler puiser. Madame de Staël trace. les règles qu’elle a déjà présentées'.

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