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EEtr«it des TransaoUons philosophiques (i).
I. Le terrible trembleiiieiil de (erre qui enÎTa le 7 juin i699|eiitre onte lieiiret etmidi^ireiiTecsa etnojRlei neuf disièmee de la TÎUe de Foiip-Royal , en deux minâtes de
temps , et tout ce qui éttît du dMé du qosi en moins d'nne minute. Très-peu de personnes y échappèrent. Je perdis tout ce qui était chei moi , gens et effets , mon épouse et deux hommes , madame B*^ et sa fille. Il ne se sauva qu^une ser- Tante blanche. La maison s'enfonça yerticalement ; elle est maintenant à plus de 3o pieds sous Peau. Pétais *p«rti STee mon fils le même matin pour Liifuania^ le tremblement de terre noos surprit à notre retour à mi<Kibemin entre cette place et Port-Boyal , et nous fûmes sur le point d'être engflontis par la mer, qui s'était élevée ayec une extrême rapidité à six pieds au-dessus de son niveau ordinaire , sans quUl fît le moindre vent. Nous nbus sauvâmes , forcés do retourner à Liçuania j où je trouvai toutes les maisons en* tièrement abattues^ et ou il ne restait d'autre abri qja» les
(t) Ces peragffaphes naméielés sont de différentes mains.
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liuttcs des nègres. La terre continue (le 30 juin) d'être agitée cinq à six fois dans les vingt-quatre heures , et souvent elle tremble. Une grande partie des montagnes est tombée « et tombe jouineliement.
é U. Noas avons éprouvé une noavelle calamité depuis le grand tremblement de terre (cftr nom en avons journellement de petits). Presque la moitié des personnes qui écKappèrent au Port-Royal sont mortes depuis d'une fièvre maligne , causée par le changement d^air, le manque de maisons sèches, de logemens chauds, de remèdes convenables, et d^autres commodités nécessaires. Le 3 septembre 1692.
III. Une grande partie du Fort-JKojal est engloutie. Celle où étaient les quais est maîniimant à quelques brasses dans l'enn. Toute la rue oÀ éleit Téi^Use est submergée, au point qne Tenu est à la hauteur du dernier étage des maisonii qni Bont restéesdebouty U terre, en t'onvi ant, engloutit dee pe»» «ennes qui reparurent dans dWtres rues , quclque»>nnet au milieu du port , et qui cependant forent sauvées, quoique dans le môme temps il pérît environ deux cents , tant blancs que noirs. Du côté du nord, plus de 1,000 acres de terrain s'approfondirent, et treize personnes j perdirent la vie. Touv* lea leii maisons lurent renversées dans tonte File, eaaMle fg^ Quoft iamea forcée d'habiter des huttes. Lee deux graudea «ontagnee qui étaieni à L'entrée du Sigteenmmih^widk tombèrent , et, se rencontrant daneleur chute, arrêtèrent le cours de la rivière ; en sorte que son lit demeura à sec depuis cet endroit jusqu'au bac , pendant un jour entier. On y prit une énorme quantité de poissons, qui furent d'un grand secours pour beaucoup d'infortunés. A Yallows una grande mont4|pne se fendit et tomba dans la plaine , où elle couvrit plusieurs habitations, èt éarasa dix*neuf blancs. La planta-
tioA i'mt habitant (tftSqplm) fotr portée à ua denîrmîlle
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deTendroit où elle était anparayant, et maintenant elle est en bon rapport. De tous les puits , qui ont depuis une brasse jusqu'à SOL ou sept de pToiondeur , Teau «'ëiera au-delà de rouverture dans la grande secoasse de la terre. Novi en ayons . depois deux on trois par jour» et autant dans la jmit, tanlâl plus, tantAt moins ; mais| (jfràces à Dieu, elles sont petite». Nos gens ont formé une TÎlle à Linguania^de. H y est déjà mort environ cinq cents personnes, et la mortalité continue tous les jours. Le tio septembre 169a.
IV. Entre onze heures et midi nous sentîmes la maison où nous étions plusieurs personnes rassemblées, s^agitcr^ les carreaux de brique commencèrent à se soulever : au même instant quelquW cria dans la rue : Untrembleiaentde terre/ . Nous courûmes aussitdt dehors; août vîmes tout le monde les mains élevées , implorant la miséricorde divine. Nouscontinoàmesà courir yen le Imut de la rue, voyant à nos côtés des mabons englouties , d autres renversées. Le sable s'éle» vait dans la rue comme les vagues dans la mer , soulevant les personnes qui étaient dessus , et s'enfonçant aussitôt dans des creux 9 et au même instant l'eau , faisant irruption , roulait en tous sens ces pauvres maUieureux ^ dont les uns saisis* saient des poutres et des cbevrons des maisons 9 les aularee se tiouTèrent dans le sable (qui reparut lorsque l'eau se fol écoulée ) aveo les jambes et les bras emportés : nous étjiont témoins de ce spectacle funeste. Le petit morceau de terrain sur lequel nous étions , au nombre de seiae ou dix-buit, ne s'enfonça pas. Aussitôt que la secousse fut passée, chacun désira savoir si quelque portion de sa famille était encore en vie. Je m'ellorçai d'aller vers ma maison sur les ruines de» autres qui flottaient surTeauj mais je ne pus y parvenir. Enfin I je me procurai un canot , et je ramai du côté de la mer pour m' j lendre. Je rencontrai dans le trajet plus^ure bom*
Digiti^cû by G(.j(..wtL
3^ vons.
mes et femmes qui flottaient sor des débris : j'en reços autant que je pus dans mon bateau, et continuai de ramer jusque Tew l'endroit oà je pensaia qu'arait été ma maison ; mais je
. .nVui là ancone nouTelle de ma femme et de mes genn. Le iendemiin matin j'allai d'un raissean à nn autre, jusqu'à ce qu'enfin j'eus le bonbeur de retrouver ma femme et doux de mesné^s. Elle me dit que , lorsqu'elle avait senti la maison
' s'ébranler , elle avait couru dehors en criant à toute la maison d'en faire autant. Elle ne fut pas plus tôt sortie que le sable s'éleva , et sa négresse s'élant attachée à elle , toutesdenx fuirent englouties dans la terre: an même instant, l'eau les ajmt soulevées , elles fnrent ballottées jnsqu^à ce qu'enfin elles se saisixent d'une pooire qui les aida à attendre qu'un vaisseau espagnol qui étaitàleqr ▼ne enro^ftt un bateau pour les délivrer.
Toutesles maisons, depuis Jeivs-Street ^usqu'uu parapet, furent renversées, à la réserve de huit ou dix qui sont restées dans l'eau jusqu'au balcon. Aussitôt que la forte secousse fut finie, les matelots ne manquèrent pas de piller ces mai«. sons. Une seconde secousse fit tomber deux de ces voleurs la tête en basi et ils périrent,
Plttsieuif Taisseanz et cbaloupes furent renversés , et se perdirent dans le port. La frégate h Cygne, qui était au radoub i eètédn quai , fut lancée , par le mouvement de la mer et rapprofondissement du quai , par-dessus les toits de plusieurs maisons; et . tandis qu'elle passait à côté de celle où demeurait mylord Puke, une partie de cet édifice tomba sur elle y et enfonça la cabine ^ mais elle ne coula pas à fond, et aida , «u oontraire , 4 sauver la vie à plusieurs centaines de personnes,
Qofent aux boules de feu qu^n a di( avoir vues dans lair, c'est une fausseté; mais on entendit dans les mon-
tegBM mi mngisMiiwiit ti fort et si effraymt , que betn-
coup de nègres qui s^éiaient enfuis depuis quelqaes mois eu fureutépouvanlés au poiot uc retourner à leurs mai- , très.
L'eau qui sortit de la montagne au-dessus des salines s ouvrit un passage en vingt ou trente endroits, en quelques-uns plus violemment qu^en d'^autres; car en huit ou dix elle sortit . avecantantd'impétoositéqiiesignetttlAcli^totttàlafoisaatini ^ d'éclns^. La plupart étaient à t8 on ao pieds de banltnr dans la montagne ; et nous en olisenrâmes trois on qnatre moindres qui étaient k près de 36 pieds. Nous goûtâmes l'eau dans la plupart , et la trotuvâmes saumâtre. Elle continua de couler Taprès-midi et loute la nuit jusqu'au lendemain matin au lever du soleil I et alors les salines étaient entièrement submergées.
Deux montagnes entre SpanUhrtoum et Sixteen-mile" waik se joignirent dans la seconsse dn tremblement de terse , 00 qui arrêta le passage de la ri? ière » et la força d'en cbef^ ober un autre à travers les bois et les sa? anes. Plusieurs m'ont rapporté qae la ville se trouva privée delà rivière pendant buit à dix jours, et qu'avant que les eaux reparussent, les bahitans songeaient à changer leur établissement , persuadés qu^elle avait été engloutie comme le Port-Royal. Les roules, le long de la rivièré , sont si encombrées , que tout le monde est ibrcé de passer par Guanabou pour aller à Sixteen-mile^ walk.
M. Bosbj nous dit qu'étant allé la même après-midi à ses plantations, il avait trouvé In terre ouverte en plusieurs endroits , et que deux vaebes avaient été englouties et étouffées dans une de ces crevasses.
Le temps fut beaucoup plus cbaud après le tremblement de terre qu^auparavant^ et il jr eut une quantité de mosquites
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idiB qp^ùa aVn avait jasuis autant tu depuis là ààmvnkt de Pile.
Les montagnes à Yellows nWt pas été mieux traitées qu'à Sixteen-mile-walk. Une grande portion d'une de ces monta- ♦ gn e s cliarria au-devant d'elle tous les arbres qu'elle rencontra dans sa chute , et une plantation qui était aa pied de la mon- . tagne a élé entièrament détruite et ensevelie.
L'eau ne jaillit pas dans le% rues de Port-Rojal 9 ctHinne on Ta tapporfé j mais dans la TÎolente secousse | à mesure qw IjV'sable sWyrit en plusieurs endtoits» o&îl 7 avait des per* sonnes qui furent englotities , Peau s^éleva d'entre le sable ^ en noya plo sieurs , et en sauva quelques-unes.
V, Quoique le Fort-Royal ait été si maltraité par le tremblement de terre , il y est resté encore plus de maisons qne dans tout le resta de Pile. U fat si violent dans d'autres endroits, ^e les personnes fui étaient debout furent violsmaoenl r«nv«rséeay et demeurèrent ventre k terre ^ avec les jambes et les ^rasJcartéSy pour s*«mpécber d'toè roulées et froissées "daTantage par Pincroyable mouvement de la terre , qu'on à généralement oomparé à celui des va^ gnes de la mer. Il laissa à peine une habitation ou un moulin à sucre deLout dans l'île. Il ne laissa point de maisons à Pas- , * sage-Fort, une seule à Liguania, et aucune à Saint-ïago, à l'exception de quelifues maisons basses bâties par les pré- * voyans Espagnols.
Du cèté du nord | les babiutions , avec la plus grande pav» lie des plantatiçits ( qui tfùià asstts loin les unes dea antres ) furent englouties avep les arbres et les personnes dans un « seul abtme , an lieu duquel parut , pendant quelque tempe après, une grande mare ou lac ayant environ 1,000 acres d'étendue; il s'est desséché depuis, et ne présente maintenant autre obose qu'un sable ou un gravier mouvant , sans le