V . , I de coquilles, et même un grand nombre de poissons
qu'on a désignés sous le nom de trilohites » certaines
Après la formation des terrains de transition et ayant la pré> cipitation des premiers terrains secondaires ) il esta présumer qa'il n j ayait point de terrain à découvert , non plus peut-être que d'atmosphère , de même que la lune , comme partie détaehée plus tard delà terre, en est encore actuellement privée. Par la suite il s'opéra une nouvelle révolution ou fermentation. La première création fut détruite par la précipitation suivante, et la terre fut de nouveau peuplée d'animaux qui étaient cependant d'une autre espèce que les premiers. On ne peut déterminer au juste combien il y a eu de pareilles révolutions suivies de précipitations , qui avaient lieu , chaque fois au moins , sur de grandes étendues de la terre. 11 est seu<» lement certain que chaque précipitation fat suivie à^xme nouvelle création, et que Fhomme «st un produit de la dernière (i); car on n'observe , comme il a été remarqué, aucun ossement d'homme, pas même dans les couches supérieures des terrains secondaires ; et, qui plus est, on ne commence à voir des ossemens de mammifères que dans ces couches suf périeures , et M. Guvier (a) présume par cette raison qu^ils sont un produit de l'avant-dernière révolution de notre terre.
(i) Cela se rapporte parfûtement avec le premier chapitre de la Genèse. On n'a qu'à s'imaginer, comme Buffon l'a déjà observé, au lieu des jours , de grandes époques.
( Note de Bremser.)
(3) Ossemens fossiles,- discours préliminaire.
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Comme après chacpie précipitation il so formait toujonrt det êtres plus parfaits , et emfin celui qui josqu^à présent est le plus parfait de tous ^ c'est-à-dire Phomme , mon opinion , de voir la cause principale d'action dans l'esprit, et dans sa tendance à dominer la matière^ gagne 9 P*' cette raison , tonjours plus de probabilité. Cest bien un esprit qui yiyifie Phuître et qui anime l'homme } mais Tesprit est , dans les deux cas , pour me servir d'une expression de l'électricité , sous des degrés très-différens de tension; dans l'homme il est monté jusqu'à l'intelligence , et dans l'huître nous trouvons à peine des traces de sentiment. Les animaux de la première création ne pouvaient pas être aussi pariaits que ceux de la dernière ; dans la première , l'esprit était encore trop enchaîné à la matière, et ce nVst qu'après s'être débarrassé de cette dernière, non propice à l'animalisation , qu'il pouvait agir plus librement, et parvenir à la fin à gouverner l'existence corporelle de l'organisation, à laquelle il est inhérent; car l'homme animé par l' esprit veut , et sa volonté est une loi pour la matière. Cette assertion souffre cependant quelquefois des excep tiens dans certains cas ; mais alors l'esprit demande plus que la matière ne peut faire, et nous devons également considérer que l'homme n'est pas un pur esprit , mais seulement on esprit borné par la matière de différentes manières. En un mot, l'homme n'est pas un dieu , mais malgré la captivité de l'esprit dans sa coritoréité, celui-ci est déjà devenu assez libre en lui pour qu'il s'aperyoive qu'il est gouLverné par un eqtrit plus élevé que le sien , c'est-à-dire par un dieu. Pouvoir ou plutôt devoir comprendre cela est ce qui forme la différence entre l'homme et les animaux , différence que l'on a voulu chercher dans l'absence du ligament cervical et de l'os inter-maxillaire, dans la coïncidence des dents canines , dans la réunion du ponce aux autres doigis, dans les extrémités inférieures, dans
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sa station bipède , etc. Schrank (i) , qui a rendu ^antde senri-» ces à Phistoire naturelle , a placé avec raison llomme dans une classe particulière du règne animal.
11 est encore à présumer , dans la snp}K>sition qu'il y aurait une nouTelle précipitation, que des êtres Beaucoup plus parfaits que ceux qui ont été le résultat des précédentes seraient créés. L'esprit dans Phomme est à la matière dans la proportion de 5o à 5o , âyec de légères difféi^nces en plus ou en moins, car c'est tantôt l'esprit et tantôt la matière qui domine. Dans une création subséquente , si celle qui a formé l'homme n'est pas la dernière , il y aurait apparemment des organisations on l'esprit agirait plus librement, et où il serait dans la proportion de 75 à a5. Il résulte de cette considération que l'homme a été formé comme tel à l'époque la plus passive de l'existence de notre terre. L'homme est un triste mojen terme entre Tanimal et l'ange (a) ; il tend aux connaissances élevées , et ne peut pas j atteindre ; quoique nos philosophes modernes le croient quelquefois , cela n'est réellement pas. L'homme veut
(1) Brie f en iVau> pag. 947. lia cependant oublié an signe caractéristique , c'est-à-dire que l'homme peut devenir fou : bonne occasion pour certains critiques de mettre au jour une idée spirituelle. (Note de Bremser.)
(9) Je ne veux nullement dire par cela que l'homme soit quelque chose de vil ou de misérable, car il est, au moins sur notre clobe , l'être le plus parfait , le chef-d'œuvre de la création y j ai voulu seulement indiquer que l'homme n'est ni un ange , ni un dieu . qu'il doit être très-pénible pour lui de n'avoir justement qu autant d'esprit qu'il en faut pour concevoir qu^il n'en a pas assez pour approfondir les choses qu'il désire, par une tendance innée , le plus ardemment de connaître : ce* pendant il n'a pas le droit de s'en plaindre. Le prophète Isa Te t'exprime là-dessus d'une manière très-juste. Voyez chap. 4 6 vers. 1 g. {JVot^ de hremÈet)