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a^ofondir la cause ptemière de toat ce qui e^t, mais U ne peut pas y parrenir : ayee moins de £acultéa intellectuelles , Il n^aurait pas la pr^omption de youloir connaître ces «auses , qm. seraient au contraire claires pour lui s^il était doué d^un «sprit plus étendu. L'homme se fait uué idée incomplète on ftiusse du temps et de l'espace, quoiqu'il sache , on plutôt qu'il doive savoir qu'il n'y a pas de temps pour l'éternité , ni d'espace pour l'infinité ou pour l'immensité. Les idées d'espace et de temps lui sont en effet innées ; ou bien elles «ont jointes nécessairement à son existence comme homme ; mais elles ne sont pas placées dans l'esprit , qui est infini, sans homes et étemel , et elles lui sont pour ainsi dire imposées par sa corporéité, par la matière, qui gène l'acKon libre de l'esprit, comme esprit dans tonte sa pureté. L'homme , tel qu'il est dans sa corporéité , ne parvient pas même autrement àlaooBnaissance de lui-même que par la réflexion de l'esprit sur la matière. Mais ces considérations n'appartiennent pas à mes recherches, et j'en reprends par conséquent la continuation.
De même cpi'il est probable que chacune .des précipitations qui formèrent notre globe eut lien subitement , les cotps des animaux et des plantes durent se former jadis aussi d'une manière subite ou d'un seul jet. Dieu voulut, et sa volonté fut faite ; car je crois aussi peu que le cèdre du Liban fut originellement un lichen , que l'éléphant doive son origine à une huître ou à un zoophite , eût-il passé même par mille grada^ tions; j'admets encore moins -que l'homme ait été originellement un poisson ou un animal couvert d'écaillés, comme quelques naturalistes modernes s'efforcent de nous Texpliquer. Si les choses se fussent passées ainsi, alors de pareilles métamorphoses progressives , ou bien des formations graduelles d'êtres en d'autres de plus en plus parfrits , soit ehes les plantes soit chez les animaux , devraient avoir lieu joumd-
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lement soas no» yeux. Biais, pour parler seulemeni de niomme, aucun fait ne nous prouve qu^il y ait dans son organisation physiç[ue et morale aucun progrès qui indiquerait un déyeloppement ultérieur ; il est toujours le même , tel quUl fut il y a des milliers d'années. La manière dont les gouyernemens, l'éducation et le sol ont influé sur quelques peuples j ne peut pas être prise en considération; il existait^ dans les temps les plus reculés , des hommes doués d'un esprit éleyé et des hommes bornés , ainsi que nous Tobserrons encore actuellement.
Les vers intestinaux mêmes , qui sVngendrent journellement sous nos yeux, prouvent contre une pareille transformation progressive d'animaux de degrés inférieurs en des animaux de classes plus élevées. En effet , si cela avait lieu , les vers les moins parfaits devraient toujours se former les premiers , et les plus parfaits se développer par la suite; mais aucune observation ne nous met en droit de croire qu'une ascaride , par exemple , tire son origine d'une hydatide ou d'un taenia. Dans cette hypothèse on présume , comme cela se voit , que la plus grande perfection consisterait dans une composition plus grande et plus variée , et que l'imperfection serait en rapport direct avec la simplicité; ce que je viens de dire arriverait cependant , quand même l'opposé aurait lieu.
Je ne puis pas décider si les premières plantes et les premiers animaux se sont délachés de la terre comme totalités sans forme, mais ayant une existence propre, c'est-à-dire comme des embryons qui n'auraient reçu leur développement complet que peu-à-peu, ou bien s'ils se sont présentés dès leur origine entièrement formés et à l'état adulte. Si le premier cas avait eu lieu , le développement aurait dû s'opérer plus vite que dans la suite par la voie de la génération. Je crois cependant que le têtard et la chenille existaient ayai^t la
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grenouille et le papillon ; mais comme tout cela est indifférent par rapport à l'examen du sujet dont je m'occupe actuellement, je passe d'autres reclierches de cette nature sons silence.
J'ai Toulu uniquement démontrer par la précédente digres* sion que notre terre, dans son état primitif et sans forme , jouissait seulement d'une vie universelle , et que ce n'est qu'après la séparation des substances qui étaient plus propres à former le squelette du corps delà terre qu'à jouir d'une yie particulière et indiyiduellè , que la yie se présenta sur notre terre dans des organisations indiTiduelles innombrables.