Plin. Hist. lib. 2, cap. 27 et seq
2. « lilas etiam (scimus) quæ prius fuerunt continentes, hospitibus atque advenis fluctibus insulatas, alias desidia maris pedestri accessu pervias factas. » (Apul., de Mundo .)
3. Ce passage se trouvera parmi les notes placées à la fin du volume.
tinée future de notre terre, qui doit être de changer desoleil quand le nôtre sera éteint, après avoir erré dans l’espace de l’empyrée, comme il prétend que cela nous est déjà arrivé à l’époque du déluge, expliquant par là cette grande catastrophe et la longueur différente de l’année avant l’époque où elle eut lieu , ce ne sont que des rêves auxquels la connaissance du véritable système des cieux ne permet pas de s’arrêter, et qui , sous ce rapport, diffèrent beaucoup des imaginations de Whiston , d’une partie desquelles on peut dire au moins que, si elles sont bizarres, elles ne sont cependant pas absolument contraires aux lois de la nature.
Quoique l’opinion de Maillet sur l’origine de la race humaine ressemble à celle d’un célèbre naturaliste de nos jours 4, je n’ose presque la faire connaître, tant je sens qu’elle paraîtra ridicule et choquante. Suivant lui, nos premiers ancêtres ont été des poissons, qui, devenus d’abord animaux amphibies quand les premières terres furent mises à sec, se sont transformés enfin en animaux tout à fait terrestres. Il ne craint pas d’appuyer son opinion sur les contes les plus ridicules de sirènes, de tritons ou hommes marins, d’hommes à queue, d’hommes à une seule jambe et à une seule main. Quelquefois il défigure de la manière la plus singulière des histoires véritables : c’est ainsi qu’il croit pouvoir tirer un grand parti de la découverte que fit un vaisseau anglais, dans les parages du Groenland, d’un grand nombre