‹ Lettres sur les roches du jura et leur distribution géographique dans les deux hémispheresChapitre 14 sur 41 · Dévonien · texte numérisé non relu

Dévonien

^.. i B. Silarien Supérieur ou Murchisonien,

\ A. Silurien inférieur ou proprement dit.

Après avoir examiné ce tableau avec attention, et après avoir lu toute l'explication que d'Orbigny en donne dans ce Cours Elémentaire; les observations suivantes se présentent presque involontairement k Tesprit. i^ L'auteur est excellent zoologiste et donne sur les Mollusques des vues fort curieuses, intéressantes et philosophiques ; mais cependant moins intéressantes et moins philosophiques que celles présentées par Edward Forbes. 20 d'Orbigny connaît très bien le terrain jurassique de La Rochelle, de Ttle de Ré, de la pointe du Chè, d'Angoulin, de Ghatelaillon, et autres localités des départements de la Charente-Inférieure et des Deux-Sèvres, mais il n'a qu'une connaissance superficielle de ce Terrain dans les autres parties de la France, et il ne le connaît pas du tout dans le Jura, en

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Suisse, en Allemagne, en Angleterre, en Italie, en Russie, etc. 30 Le terrain crétacé est certainement la formation qu'il connaît le mieux et sa classification, si on la borne aux limites de la France, la Savoie et la Suisse, est de beaucoup la meilleure qui ait encore été proposée ; on ne peut lui faire d'objections qu'au sujet des dénominations dont quelques-unes, tels que : Vrgonien^ Cénomanien, Turonien auraient pu être mieux choisies, et aussi sur les limites des étages qui sont toujours dans le vague. 40 Les terrains tertiaires sont incomplets et dénotent une connaissance superficielle et de beaucoup inférieure, aux résultats excellents et philosophiques dûs surtout aux travaux de Deshayes, Brongniart, Prévost, Lyell, Prestwich, Dumont et Ed. Forbes ; et d ailleurs ce que d'Orbigny en dit ne s'étend qu'à la France, et nullement aux autres parties du monde. 50 Quant aux terrains Triasique^ Permien^ Carbonifère, Dévonien et Silurien, on peut dire à coup sûr, que d'Orbigny ne les connaît pas du tout, ni en France, ni nulle part ailleurs, à l'exception seulement du Mountain limestone des bords du lac Titicaca en Bolivie. Bien plus, on peut ajouter qu'il n'a jamais étudié les travaux qui ont été faits sur ces Terrains; car il n'aurait pas ainsi violé cet axiome de géométrie que nous avons tous appris dans la Géométrie de Legendre, savoir : que la partie ne peut être égale au tout. Mettre le jurassique sur la même ligne que le Paléozotque, et donner au Portlandien et au Callovien la même valeur dans le temps et dans l'espace qu'au Carbonifère et au Silurien, c'est manquer à toutes les lois de la stratigraphie et vouloir faire passer un chameau par le trou d'une aiguille. Le Silurien et le Carbonifère sont des Terrains plus importants que le Jurassiqm et le Crétacé, et ils contiennent un plus grand nombre d'étages que ces deux derniers ; et même on peut ajouter que leur valeur est pour chacun d'eux presque du double supérieure.

Je ne parlerais pas de ce livre étrange, s'il n'était pas si généralement répandu ; car il faut bien l'avouer le Cours de Paléontologie et de Géologie stratigraphiques^ est le livre de géologie, en

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Umgm française, qui a la plus grande circulation ; je l'ai rencontré dans le hghoiue d'un fermier de l'Arkansas, sur la table d'un officier américain à Santa-Fé (New-Mexico) et dans la tente enfumée d'un cherchecnr d'or de la Sierra Nevada. Entre les mains d'un géologue d'une grande expérience, ce livre est bon et renferme des masses d'observations excellentes dont il peut faire son profit ; mais placé entre les mains d'un géologue qui commence, et surtout qui n'a pas eu encore l'occasion de voir par ses yeux des contrées couvertes de roches Siluriennes, Dévoniennes, Carbonifères, Permiennes et Triasiques, il lui donne les notions les plus fausses sur ces terrains, et sur toute la géologie du globe en général. C'est parce que j'ai rencontré déjà plusieurs fois des géologues, même de talents, ayant puisés ces vues fausses et bornées sur les Terrains paléozoïques et sur une partie des Terrains secondaires, dans le livre de d'Orbigny, que j'ai tenu à en parler ici. Mélange de vérités et d'absurdités — le mot est lâché je ne le retiens pas — le Cours de paléontologie stratigraphique est un livre dangereux entre les mains de ceux qui ne savent pas s'en servir ; et il est douteux si la somme de bien qu'il a pu faire à notre science n'est pas dépassée par la somme de mal.

Cependant il est une excuse en faveur de d'Orbigny que je veux présenter. C'est que, les géologues parlent volontiers des Terrains qu'ils connaissent le mieux et qu'ils affectionnent ; et la science de la stratigraphie est devenue si vaste, qu'il n'est pas possible de l'embrasser avec i\n égal succès dans toutes ses parties. Ainsi si vous prenez les livres élémentaires ou spéciaux publiés dans ces derniers temps, vous voyez de suite les préférences de certains géologues. Murchison, par exemple, grossit volontiers l'époque Paléozoïques, aux dépens du Secondaire ; et il étend la distribution géographique du Silurien avec une certaine indulgence toute paternelle. Lyell donne ses préférences au Tertiaire, et la plus grande partie de ses Principes n'ont pas d'autres origines que les excellentes observations qu'il a fait sur ces Terrains. Enfin Agassiz trouve assez facilement des

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traces d'anciens glaciers et il a à leurs égards une espèce de seconde vue écossaise.

VHistoire des progrés de la Géologie par d'Archiac, est une œuvre colossale, véritable Encyclopédie géologique, et dont l'étude laisse Tesprit en suspens entre l'admiration que vous avez pour les grandes idées, les vues philosophiques, saines et profondes qui s'y trouvent; et le courage, la patience et l'abnégation qu'il faut à l'auteur pour mener à bonne fin une entreprise aussi ardue et aussi vaste. On reconnaît bien en lisant ces volumes que le vicomte d'Archiac est un digne descendant de la vieille chevalerie française ; les obstacles ne le décourage jamais ; il fouille et déterre toutes les observations, les pèse avec impartialité, et avec cette courtoisie qui n'affecte en rien sa grande indépendance, il les expose franchement et carrément devant le monde savant.

J'imiterai cette franchise, qui je crois est bien précieuse pour la science ; mais hélas ! je suis sûr de ne pouvoir aussi bien imiter sa courtoisie. Il y a en moi un peu trop de cette rudesse des trappeurs des Prairies américaines, avec lesquels j'ai vécu si longtemps ; la vie des bivouacs a effacée l'influence des nombreux séjours que j'ai fait à Paris ; et décidément je ne suis constitué que pour la sauvagerie des forêts et des montagnes.

Dans le Tome sixième. Formation Jurassique, page 13, d'Archiac s'exprime ainsi : « Nous terminerons cette introduction par le tableau des divisions de la formation jurassique de l'Angleterre, tel que nous l'adoptons, et qui doit nous servir ensuite de terme de comparaison pour celle des autres pays, où nous ferons voir que cette classification suffit^ beaucoup mieux quon ne le supposait, pour désigner tous les dépôts du même âge qui s'y sont formés ».

Le Jura.

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o fa

Groupes.

Ooltthlque Supérieur.

2' Ooltthlque

Moyen.

Oollthlque Inférieur.

4* Du Lias.

Etages.

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