White lias
Sous-étages.
j Portland Oolite.
\ Portland Sand.
Upper Caleareous grit, Oxford oolite^ Coralline Oolite.
Coral rag.
Lower Caleareous grit.
I Oxford clay.
\ Kelloway rock.
Bradford clay.
Bath Oolite.
Stonesfield slates.
{ Yellow and blue clay.
\ Clay and Hmestone.
j Oolilic Hmestone.
\ Ferruginous sands.
D'Archiac se répond parfaitement à lui-même lorscpi'il dit page 11, du même volume: « Si la Science en était arrivé là (la suffisance de la classification anglaise), on pourrait dire que la géologie stratigraphique est finie, qu'elle est arrivée au terme le plus abstrait de ses tendances ; elle serait même la plus avancée de toutes les sciences d'observation, elle la dernière venue, elle qui a besoin sans cesse du secours de ses aînées ; mais ce n'est là qu'un mirage qui s'évanouit bientôt devant la plus simple comparaison des faits ».
Et dans le tome V, pages 608, 609 et 610, où il remarque avec beaucoup de sagacité, que « le synchronisme de certains dépôts dans des pays différents, et quelquefois même très rapprochés, est loin d'être toujours bien démontré pour nous. Nous eussions pu sans doute trancher plusieurs de ces questions de détail que nous avons laissées indécises ; mais
Le Jura. g3
trancher n'est pas résoudre, et nous avons préféré marquer d'un point? beaucoup de ces parallélismes plutôt que de les présenter comme des résultats définitifs ».
« Partout nous aurions reconnu la difficulté, et souvent même l'impossibilité de ces parallélismes de détail que l'on n'obtient souvent qu'en négligeant certains faits ou bien en torturant et en dénaturant les autres ».
« Si comme le font quelques personnes, par une sorte de système ou de méthode artificielle, facile et d'une application commode, mais peu rationnelle, nous n'avions égard qu'à un seul ordre de caractères, nous arriverions certainement plus vite à obtenir une de ces classifications si régulières stir le papier y mais dont tout le prestige tombe et disparaît dès qu'on se trouve sur le terrain et en face des faits ».
Tome IV, page 458, d'Archiac dit au sujet de l'incertitude de synchronisme d'étages assez importants de la formation crétacée : « Il semble facile à première vue, et au moyen de quelques fossiles trouvés de part et d'autre, de prononcer sur le parallélisme de tel et tel ensemble de dépôts pris en masse, ou considérés en gros; mais lorsqu'on vient à faire de leur composition une étude de détail plus sérieuse, une véritable anatomie stratigraphique^ lorsqu'on se livre à une analyse comparative de leurs caractères communs, qui frappent tout d'abord, avec ceux qui les différencient et qu'on n'aperçoit qu'après, ces prétendus rapports s'évanouissent, et il ne reste souvent que le doute à la place d'une certitude que l'on croyait bien établie ».
Ces opinions et observations sont on ne peut plus justes et plus sages, et je m'y rallie complètement ; seulement je ne puis m'empêcher d'exprimer mon étonnement, en voyant d'Archiac lui-même transgresser ces conseils et les mettre entièrement de côté dans son sixième volume. Car il faut bien l'avouer, les points d'interrogations ou de doutes ? sont très rares dans ce volume sur la Formation Jurassique et il n'est pas difficile d'y montrer beaucoup de faits passablement torturés et dénaturés.
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D'abord on peut faire des objections au tableau des divisions de la formation Jurassique de FAngleterre, tel qu'il est adopté par le savant et illustre historien. Ce tableau est en désaccord avec les classifications oolitiques publiées en Angleterre dans ces dernières années par le Geological Survey, J. Phillips, Murchison, Strickland, Buckman, Ed. Forbes et Ed. Hull. Je ne connais même aucun géologue anglais qui se serve de cette classification ; par conséquent il n'aurait peut-être pas été inutile de la motiver, du moment surtout qu'il la donne <x>mme modèle et terme de comparaison.
Mais ce n'est pas là le point le plus attaquable de ce beau volume ; sa partie faible étant évidemment l'extension de cette classification, dite anglaise^ aux autres pays. Aussi longtemps que d'Archiac reste dans le bassin géologique Paris-Londres, il s'en tire parfaitement, malgré quelques petites difficultés et épines qui se dressent çà et là en Normandie, en Bourgogne, dans la Moselle et le Luxembourg. Mais on voit que Tauteur connaît à fond la question qu'il traite et rien n'échappe à ses regards scrutateurs et à ses déductions philosophiques. Les deux premiers chapitres du sixième volume, sont à-peu-près irréprochables et sont de véritables modèles de description d'un terrain, dans un bassin géologique à limites assez restreintes.
Mais aussitôt qu'on sort de ces limites, les synchronismes 'sont loin d'être exacts et les chapitres suivants sont vulnérables dans beaucoup d'endroits et prêtent largement à la critique. Il ne faut pas que le noble Vicomte perde de vue les Tours de Notre-Dame ou le dôme de St. PauCs Cathedral; car aussitôt que ces points de répères disparaissent à l'horizon, l'auteur s'oriente difficilement et sa boussole est influencée par des attractions magnétiques qui menacent de le jeter à la côte. Après avoir étudié attentivement tous les travaux de l'illustre savairt, on est conduit à conclure qu'il est surtout et presque exclusivement un géologue des plumes de la Brie, de la Bauce, de la Champagne et de la Gascogne ; il s'élève quelquefois jusque sur les plateaux bourguignons et de l'Angoumois et même jusque sur le sommet des Corbières; mais
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c'est là son maximum de cote de hauteur. Comme certaines plantes qui oscillent entre des limites voisines du niveau de la mer, d'Archiac ne pénètre pas dans les montagnes, ni même sur les vastes plateaux. Pour preuve je citerai ce paragraphe de son vol. VI , page 3 , où il s'exprime ainsi : « Au fur et à mesure que Ton descend dans la série des formations, on voit la surface qu'elles occupent dans leur état normal diminuer de plus en plus, et se réduire à des bandes étroites circons^ crwatU les massifs plus anciens. Mais ce n'est là qu'une apparence trompeuse due à ce que les plans ou nappes continuM dont nous n'apercevons que les bords ou les affleurements somt masquéSy sur tout le reste de leur étendue, par les sédiments plus récents, de sorte que leur surface, en y comprenant ce qui est dérobé à nos regards, serait, au contraire, d'autant plus grande que les dépôts appartiennent à une période plus reculée » Ces réflexions ne sont applicables qu'à ce que Vtm appelle le bassin secondaire du Nord de la France et du Sud^ Est de r Angleterre, et à quelques autres petits bassins disséminés dans l'Europe occidentale ; mais tout cela ne forme pas la trentième partie des terres émergées, et il suffit de regarder les Cartes Géologiques de la Russie, de la Sibérie, de l'Altaï, de l'Asie-Mineure , de llnde, de toute l'Amérique du Nord et du Brésil, pour voir précisément le contraire.
A la fin de la lecture du sixième volume de VHistoire des progrés, on ne peut s'empêcher de le comparer, à un de ces livres de Yacht's Voyage, que publient certains English noblemen, après un Summer's yacfuing^ soit dans les Fjords de la Norwége, soit dans la Baltique ou dans l'Adriatique. Dans ces descriptions de yacfu's cruise on suit le navigateur visitant chaque partie de la côte, pénétrant dans toutes les baies et creeks, doublant. tous les caps, faisant le tour de toutes les îles, îlots et bancs de sable, etc., sillonnant dans tous les sens des eaux tranquilles et ayant toute l'apparence d'un vaste lac. Mais aussitôt que le Yacfu quitte ces parages abrités et peu dangereux, pour pénétrer dans l'Océan ou la Méditerrannée, alors aussitôt le livre de loch du noble navigateur ne présente
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plus la même exactitude, les descriptions se sentent déjà du tangage qui agite le navire. Et s'il survient une forte mer, un vent contraire accompagné de rafale, et que le YœtU role^ pitch, et soit menacé à chaque instant de sombrer entre deux lames ; oh ! alors , la partie du livre qui traite de la cruise ai sea se ressent de cette agitation désordonné et ne présente que des phrases cousues, tant bien que mal, les unes aux autres et qui ne renferment que des redites et des lieux communs sur les tempêtes et coups de vents, comme en sont remplis tous les nombreux livres qui traitent de Thistoire des naufrages.
Dans des lettres suivantes je chercherai à établir quelques synchronismes avec certaines parties de la France, de l'Angleterre et de l'Allemagne ; et alors vous verrez se produire les différences d'opinions et les points que je regarde conune peu exacts dans l'extension de la classification d'Angleterre de M. d'Archiac.
Le Jura. 67
Quatrième lettre sur le Jura, adressée au Docteur Albert Oppel. — Etablissement des synchrofiismes. — Méthode directe ou par la continuité des strates. — Superposition. -~ l*^'* méthode indirecte ou lithologique. — 2^^® méthode indirecte ou paléontologique. — Opinion de Barrande sur la diversité des faunes siluriennes. — Diversité actuelle d'après Ed. Forbes.
Zurich, le 25 février 1857.
*******. Les méthodes pour arriver à établir des synchronismes sont encore extrêmement imparfaites et à vrai dire n'existent pas à l'état de doctrine; c'est à peine si nous sommes sur la voie qui conduira à les trouver. Je vais brièvement passer en revue les moyens employés jusqu'ici ; sans avoir la moindre prétention de chercher à les perfectionner, car cela est bien au-dessus de mes forces.
La meilleure manière de prouver le synchronisme des dépôts sédimentaires et même la seule qui soit infaillible, lorsqu'on peut s'en servir, est la continuité des mêmes strates. Ce moyen existe beaucoup plus qu'on ne le suppose généralement ; seulement il exige de la part de celui qui s'en sert une patience, un courage et une ténacité que peu de géologues possèdent. Suivre par monts et par vaux une couche de calcaire ou d'argile, conmie le chasseur suit le gibier à la piste n'est pas toujours très facile, physiquement parlant. Ce genre d'observations peut surtout se faire dans les contreforts qui environnent de grandes chahies de montagnes ; ou bien en suivant les fallaises qui sont aux bords de la mer, des lacs, des fleuves ; ou bien encore dans les contrées à vastes plateaux, sur les bords mêmes de ces plateaux, là oh des éboulis mettent les strates à jour et où il n'y a pas de forêts pour masquer la vue et arrêter la marche. Je suis convaincu qu'il y a certains pays conune les Etats-Unis ou la Russie,
gg Le Jura.
OÙ il est possible de suivre une même couche sur des distances de 300 et même 400 lieues, sans jamais la perdre entièrement de vue. Mais la mer, le tapis végétal, des formations plus récentes, des chaînes de montagnes, etc., sont autant d'obstacles insurmontables pour Fapphcation de cette méthode directe d'établissement des synchronismes ; et par suite elle est d'un emploi restreint et limité à des pays d'étendue peu considérable.
Les deux méthodes indirectes sont: l^la méthode lithologique ou d'après l'identité ou ressemblance de composition minéralogique des rochers ; et 2o la méthode paléontologique ou l'interrogation que l'on fait subir aux restes organiques trouvés dans les strates. Ces deux méthodes employant d'ailleurs comme auxiliaire indispensable et de premier ordre, la superposition des couches, et leur ordre dans la série chronologique de chaque localité et de chaque pays considérés isolément.
La méthode minéralogique a pendant longtemps régné exclusivement pour la détermination des équivalents géologiques. Née à Fribourg dans la salle des leçons de l'illustre Werner, cette méthode a été largement appliquée par les élèves du maître de la géologie allemande, et même on peut dire qu'elle a été poussée un peu trop loin par ses meilleurs disciples, de Humboldt, de Charpentier et de Buch. L'Essai géognostique sur le gisement des roches dans les deux hémisphères, véritable chef-d'œuvre de Y Histoire des progrés de la Géologie pendant le premier quart de notre siècle, porte l'empreinte de cette exagération de la valeur du caractère lithologique, et a contribué peut-être plus qu'aucune autre publication à le faire abandonner comme moyen de premier ordre dans l'établissement du synchronisme des dépôts sédimentaires. Depuis lors une réaction violente et passionnée s'est opérée contre cette méthode ; il n'y a sorte de niche et de mauvais tour qu'on ne lui aie jouée ; et aujourd'hui il est de bon ton d'affecter une sorte d'indifférence parfaite à son sujet, la reléguant volontiers dans cette vieille feraille de la géologie de Buffon et de Voltaire, pour montrer que c'est une méthode usée et complètement inutile. Cependant cette belle indifférence n'est qu'apparente, et au fond les plus grands ennemis de cette
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' méthode la craignent et bien plus sont obligés de s'en servir. Les mots Carbanifére^ Crétacé^ Lias, Molasse, etc. sont autant d'hommages rendus aux caractères minéralogiques des strates ; et les plus fanatiques partisans de la méthode paléontologique sont obligés de subir ces dénominations ; il est vrai que pour se consoler et déguiser leurs défaites, ils leurs ajoutent un correctif sous la forme d'un rien, et du Carbonifère, ils en font du Carboniférien.
Ce qui a le plus contribué à éclipser la méthode lithologique en dehors de Fabus qu'on en a fait jadis, et aussi en dehors des progrès que la paléontologie a fait dans ces dernières trente années, a été l'étude de certains pays exceptionnels, comme par exemple la géologie des Alpes. De ce que des métamorphismes, ayant eu lieu après ou même pendant les dépôts sédimentaires, ont changés la nature minéralogique des strates en certains endroits, il ne faut pas en conclure que le caractère lithologique est mauvais; mais seulement qu'en général il est insuffisant à lui seul pour arriver à une complète détermination d'âge des strates. De ce que le Calcaire jaune Néocomien, le Green sand et la Craie blanche^ sont noires dans les Alpes, ce n'est nullement une raison pour dire que l'on doit négliger et mettre entièrement de côté la couleur de ces roches dans d'autres pays. D'ailleurs les géologues alpins reconnaissent eux-mêmes la bonté du caractère minéralogique, en disant que ce caractère est constant sur tout le pourtour de cette grande chaîne de montagnes.
Je suis convaincu qu'on est allé beaucoup trop loin dans ces dernières années sur ce sujet. On a profité d'exemples assez nombreux oii la méthode minéralogique avait conduit à de faux synchronismes, pour essayer de la rejeter complètement. C'est un tort. Il y a dans les caractères minéralogiques des Calcaires, des Argiles, des Marnes et du même des Grès des Terrains Paléozoïques. Secondaires et Tertiaires, des différences qui trompent rarement un œil exercé. Ces caractères sont difficiles à analyser et presque impossible à décrire ; et ce n'est qu'une longue expérience de géologie pratique qui vous apprend à les connaître. J'ai vu — modestie à part — beaucoup de notre globe,
70 ^^ Jura.
et j'ai acquis une connaissance de visu dune partie assez considérable de l'Ancien et du Nouveau Monde ; eh bien ! je puis vou^ assurer, que le caractère minéralogique m'a rarement induit en erreur, et qu'il est beaucoup plus constant et meilleur qu'on ne le croit généralement. Si vous avez eu la patience de lire mon Résumé explicatif dune Carte géologique des Etats-Unis, vous avez dû voir de nombreux exemples de cette identité de caractères minéralogiques pour des roches du même âge et cependant séparées par des distances de 1000, 2000 et 4000 lieues. Ainsi : le Green sand de France et d'Angleterre et celui du New-Jersey ; les Calcaires d grains verts du Néocomien de Neuchâtel, de Nozeroy et ceux du même âge du fort Washita et de Preston (Texas) ; le Mountain limestone des sommets et des contreforts des Rocky-Mountains, et celui du Derbyshire et de Belgique; les Marnes irisées des environs de Salins, de Vie, de Ttibingen et de Stuttgart, et celles des bords de la rivière Canadienne et du Rio Colorado Chiquito (New-Mexico); les Marnes bleues jurassiques de France, de Suisse, d'Allemagne et d'Angleterre ; et celles que j'ai trouvé au Grand-Tucumcari, à côté du Leano estacado dans les déserts des Prairies américaines, etc., etc..
Les poudingues sont les seules couches sédimentaires qui échappent à des caractères distinctifs, suivant leurs âges. Encore l'avenir pourra-t-il montrer des caractères que nous ne savons pas saisir à présent; car il ne faut désespérer de rien en géologie.
La méthode paléontologique a fait des progrès considérables dans ces dernières années , et elle s'est appropriée tout le terrain perdu par la méthode minéralogique.
Les résultats obtenus jusqu'à présent pour le synchronisme au moyen de la Paléontologie sont beaucoup plus satisfaisants que ceux auxquels on était parvenu sans s'occuper des débris organiques ensevelis dans les assises de roches ; et il n'y a pas le moindre doute que cette méthode est destinée à un grand avenir. Seulement il faut tout d'abord l'avouer, la manière de trouver les équi\fa]ents géologiques au moyen des fossiles est encore fort imparfaite ; et cela malgré les
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assertions contraires d'un certain nombre d'enthousiastes et de fanatiques paléontologistes, qui ont grand envie d'effacer entièrement le mot Géologie lorsqu'il s'agit des strates , embrassant tout dans la Paléontologie , et faisant seulement la grftce d'appliquer l'expression de Géologie aux études sur les fumerolles des volcans, les gisements aurifères, les blocs erratiques, et les directions des chaînes de montagnes. On peut comparer la méthode paléontologique pour arriver au synchronisme des strates, à une arme de guerre dont on ne connaît pas encore l'usage ; ceux qui veulent s'emparer de cette arme sont presque certains de se blesser en voulant la manier ; et quelques-uns se blessent dangereusement et se suicident même en mettant trop de précipitation à la saisir et trop d'empressement en voulant en montrer l'usage aux autres, comme si pour eux-mêmes ce n'était pas encore un secret. Cette présomption de quelques paléontologistes leur a été funeste ; dans les sciences d'observations conune le sont les diverses branches de l'histoire naturelle, faire le métier de prophète, c'est s'exposer à de grandes déceptions et l'on court fort le risque d'aller accroître le nombre des rêveurs.
Les personnes qui ont été les plus heureuses dans l'emploi de la méthode paléontologique, pour établir des synchronismes à de grandes distances, sont : d'abord Alex. Brongniart (Mémoire sur les Terrains de Sédiment supérieur et calcaréo-lrapéen du Vicentin) ; Léopold de Buch — qui après avoir fait de la géologie géographique et des synchronismes pendant 30 années, en se servant exclusivement des caractères de continuité des couches et des compositions minéralogiques des strates, commença à l'âge de 50 ans l'étude de la paléontologie et est arrivé à être un de ceux qui ont le plus fait pour les progrès de cette science et pour son application à la recherche des équivalents stratigraphiques — ; Edouard de Verneuil (Explorations de la France , Allemagne , Scandinavie , Russie , Espagne, Etats-Unis et Canada) ; A. d'Archiac (Travaux sur la France, la Belgique, l'Allemagne et l'Inde anglaise) ; Sir Charles Lyell (Explorations de la France, Belgique, Italie, Etats-
72 La Jura.
Unis et Nova-Scotia j ; Edouard Forbes (Travaux sur la géo* logie des bords de la Méditerrannée , de TAngleterre , du ChOi, de TAfrique et de l'Inde anglaise); J. Barrande (Travaux sur la Bohème et la Scandinavie).
On ne peut pas dire qu'Alcide d'Orbigny ait été heureux dans remploi de cette méthode ; parce qu'ayant voulu trop généraliser des faits vrais mais limités à certaines localités très restreintes, il a été conduit à fausser cette manière d'observation ; et ses synchronismes universelles sont presque tous erronés, du moins, pris dans le sens de précision d'étages qu'il leur donne. C'est le cas de dire à son égard « qui irop embrasse^ mai étreini ».
Alex. Brongniart est l'inventeur de cette méthode, et c'est lui qui le premier a vu tout le parti qu'on pouvait en tirer. De Buch l'a appliqué largement, mais avec sagesse, et non content de la perfectionner, il lui a ouvert de nouvelles voies. Edouard Forbes a été , après de Buch, celui qui a le plus contribué à ses progrès, et on peut dire que Forbes, dans sa trop courte vie, a eu l'honneur de placer la méthode paléontologique dan^ la direction qui probablement amènera les résultats les plus vrais et les plus philosophiques. A présent c'est Barrande qui est à la tête de ce genre de recherches. Encore quelques hommes comme de Buch, Forbes et Barrande, et la détermination des synchronismes au moyen des deux méthodes indirectes ^ lithologiqms et paléontologiques , sera arrivée à un degré de précision qui laissera peu à désirer. Mais, me direz-vous, on ne fait pas des de Buch, des Forbes et des Barrandes tous les jours! non, certainement; car ni de Buch, ni Forbes n'ont encore été remplacés dans la science, mais Barrande nous reste et il faut espérer que Dieu le gardera encore longtemps sur cette Terre.
Les fossiles sont des témoins renfermés dans les roches ; malheureusement ces témoins sont muets, et ils ne peuvent pas protester contre des opinions et des dépositions qu'on leur prête gratuitement et dont ils ne sont nullement coupables. Ah ! si les gigantesques MegalosauriAs, Ichthyosaurm,
Plerioêouruê, Igwmodon, etc. que le patient et habile W. Hawkins a si bien restauré dans les Geological Islande du Crystal Palace de Sydenham, pouvaient parler ; ou même si ces estimables débris des ftges de notre planète avaient eu l'esprit d'écrire, et de conserver un Diary, des Mémoires d'Outre- Tombe, ou des Impressions de Voyages ; avec quelle avidité ne les consulteraient-on pas ? Combien de conjectures, de suppositions et de déductions qui tomberaient dans l'eau et s'évanouiraient devant de pareils récits? Mais non! ces diables de fossiles se posent là comme des sphinx; devinez^moif semblent-ils vous dire, en ajoutant tout bas, 9% vous pouvez^ car nous ne notis reconnaissons pas non plus, et nous sommes des énigmes pour nous-mêmes.
Quoiqu'il en soit, sur la manière de déchiffrer et d'expliquer les débris fossiles renfermés dans les strates, et en supposant qu'on leur a fait dire la vérité, et rien que la vérité: voici àpeu-près les résultats généraux et rationnels auxquels on est arrivé jusqu'ici, lo a Chaque époque géologique (Silurien, Dévonien, Jurassique, etc.) est caractérisée par un ensemble de débris organiques ayant des formes qui lui est propre et dont l'ensemble ne réparait plus dans une autre époque. » Cependant comme en histoire naturelle, il n'y a pas une seule loi sans exceptions ; voici celles que l'on a déjà constaté. D'abord l'énigme du Terrain anthracifère des Alpes françaises et savoyardes, où l'on trouve une flore de Vépoque carbonifère mélangée avec une faune de mollusques marins jurassiques. Puis la grande analogie, si ce n'est même l'identité partielle de la flore et de la faune coquillière du Miocène de l'Europe centrale (Molasse suisse, Oeningen, etc.) avec la flore et la faune actuelle d'une partie des Etats-Unis de l'Amérique du Nord. Enfin Forbes a reconnu qu'une grande partie de la faune marine qui vit actuellement sur les côtes de l'Angleterre date de l'époque du plus ancien Pliocène (Coralline Crag) ; qu'une autre portion de la même faune actuelle date de l'époque du Red Crag, et qu'une troisième partie des espèces date de l'époque glaciale. De plus, il pense pouvoir tracer \a flore actuelle qui existe dans
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le Cornwall , Devonshire et autres comtés formant le Sud-Ouest de l'Angleterre à une époque antérieure au Pléistocêne. Dans un travail qui a porté un coup mortel à cette célèbre formation WecUdienne^ caressée et nourrie avec tant de soins par les Docteurs Fitton et Mantell, voici ce que Forbes dit au sujet de la faune fluvio-marine de Purbeck dans le Dorsetshire. «il mo8t striking feature of the Molluscan fauna of the Purbecks is this ; ~ 80 similar are the generic types of thèse Mollusca to those of tertiary freshwater straia and those now existing, that, had we ofUy such fossils before im, and no évidence of the infra-position of the rocks in which they are found^ toe should be toholly unable to assign them a defmite geological epoch ».
20 (( Chaque étage ou division des strates d'une époque géologique, considéré dans un bassin limité et ayant une extension restreinte^ renferme des débris organicjues fossiles, dont les espèces et l'ensemble ne passent pas, en général (remarquez bien cet en général) , d'un étage ou division dans un autre ». Mettons bien les points sur les t et précisons par des exemples ce que j'entends par bassin limité. Ainsi si nous regardons une carte du globe actuel, je nonmie bassin limité et à extension restreinte une partie de la mer située d'abord dans la même région ou ceinture homoiozoïc[ue, et qui de plus est séparée plus ou moins des autres parties de la mer par des lignes d'îles formant une espèce de barrière, ou par des terres formant des péninsules, et ne laissant que des détroits, Straits ou Sounds, comme moyens de communications. Ainsi : le Golfe St. Laurent, la Baie d'Hudson, la Baie de Baffin, la mer de Beringh et la mer Blanche, sont des bassins limités, tous situés dans la région homoiozoïque de la ceinture polaire du Nord. La mer Balticjue, la mer d'Allemagne, sont des bassins limités situés dans la région homoiozoï(][ue de la ceinr^ ture neutrale du Nord. La Méditerrannée avec ses dépendances (Adriatique, Mers de la Grèce), la mer Noire avec ses dépendances (Azof, Caspienne et Aral) sont encore des bassins limités situés dans la région homoiozoïc[ue de la ceinture circumcentrale du Nord. Enfin le Golfe du Mexique, la mer des Ca-
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raïbes ou des Antilles, le Golfe de Californie ou mer Vermeille, le Golfe de Carpentaria, la mer de la Sonde, la mer des Célèbes, la mer de la Chine, le Golfe Persique et la mer Rouge, sont autant des bassins limités, situés tous dans la région homoizoïc[ue de la ceinture centrale du globe.
Dans Texplication que je viens de donner, pour l'expression de btusin KmUéj je me suis servi de régions homoiozoïques ou bandes formant comme des ceintures autour du globe et renfermant des animaux marins semblables ; c'est-à-dire des animaux marins qui sont constitués pour vivre ensemble sous des conditions physiques extérieures semblables ou ayant les plus grandes analogies. Pourquoi introduire cet élément de ceintures homoiozQïques en géologie? n'a-t-on pas dit à satiété le contraire dans une masse de mémoires et de publications faites dans ces derniers temps? Et afin de ne pas abuser de vos instants et aussi pour ne pas avoir à accumuler citation sur citation, je n'attirerai votre attention que sur le passage suivant de d'Orbigny, qui se trouve en ce moment sous ma main.
« En résumé, des faits qui précèdent, on peut tirer tr^is conclusions importantes, relatives à la géologie et à la marche de Tanimalisation dans les âges du monde ».
« 1^ Comme à toutes les époques géologiques, des êtres identiques de formes, appartenant à une même faune spéciale, couvraient, à-la-fois, les régions tropicales, les régions froides et tempérées des deux hémisphères, on a la certitude que ces faunes successives spéciales à chaque âge, en particulier, étaient générales sur le globe ; qu'elles y ont fonné autant d'époques distinctes ; qu'elles ne sont pas, ainsi que l'on crut quelques théoriciens le produit d'un déplacement successif des animaux qui les composent, au fiir et à mesure de rabaissement de la température ; et enfin, qu'il n'y a pas eu non plus des centres de création particuliers, qui se seraient déplacés d'une région à l'autre ».
« 20 Comme nous voyons, depuis le commencement du monde jusqu'au dernier étage tertiaire, se succéder, régulièrement et partout, des faunes toujours propres aux régions
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chaudes, dans les mers et sur les continents, il est impossible d'attribuer à Faction de la température aucun des nombreux changements successifs des faunes qui ont existé dans les âges du globe. »
a 30 Comme à toutes les époques du monde, des faunes des régions chaudes se sont succédées régulièrement, sur les régions tropicales et sur les régions tempérées et froides, jusqu'à rétage subapennin, le dernier des terrains tertiaires; on doit attribuer cette neutralisation de Tinfluence des lignes isothermes à la chaleur propre à la terre, qui aurait maintenu son influence sur notre sol européen jusqu'à cette époque. Les lignes isothermes si tranchées, qui cantonnent aujourd'hui sur la terre les êtres par zones de température, n'auraient donc commencé à se tracer qu'avec la faune actuelle, et seraient toujours les mêmes depuis la dernière création contemporaine de l'homme. » (Voir, Cours Elémentaire de Paléontologie ^ tome second, page 242.)
Il ne manque qu'une chose à ces trois conclusions importantes^ c'est d'être vrai.
D'abord je vous ferai remarquer, que je n'introduis rien en géologie ; les ceintures homoiozoïques se sont introduites toutes seules dès le commencement de l'existence des êtres ; et que, s'il n'y a eu jusqu'à présent que quelques géologues qui ont voulu s'occuper de cet élément capitale dans la géologie stratigraphique , cela n'a rien à faire avec leurs existences, qui me parait aussi clair que Fexisteiioe de la mer, de la terre et de l'atmosphère, à tous les kg/ds géologiques de notre Planète.
Jugez-en plutôt. Voici ce que dit Joachim Barrande : « La science se trouve en mesure de rectifier deux opinions inexactes qui ont joui d'une certaine faveur. »
« L'une consistait à considérer les êtres primordiaux comme devant appartenir aux classes les plus infimes de la série animale, sous le rapport de l'organisation. Il nous paraît démontré aujourd'hui, que les premiers représentants de la vie sur le globe ont été généralement des Trilobites, etc. . . . ».
Le Jura. 77
« L'autre opinion à rectifier admettait comme un fait constaié^ la difffusion à-peu-prës générale des premières faunes, sur toute la superficie des mers. La comparaison de la Bohême et de la Scandinavie nous a convaincu, que les êtres les plus anciens étaient soumis à des lois de distrilnUùm et de canUmnemeni, aussi excltisives que celles qu'on observe dans les mers actuelles, pour toutes les classes en général. Nous avons même montré, en particulier pour les Trilobites, que les limites de leur diflfusion, pendant toute la durée des trois faunes siluriennes, étaient plus resserrées dans la direction de la Suède vers la Bohême, que celle des crustacés aujourd'hui vivants, et aussi relativement moins étendues que celles des mollusques siluriens. Ces observations sont en harmonie avec celles qui résultent de la comparaison des fossiles des divers autres bassins, représentant les mêmes époques primitives conune FAngleterre et la France, etc.. Une seule classe, celle des Brachiopodes, paraît avoir joui d'une diffusion relative, plus considérable aux temps Siluriens )>. (Voir.: Parallèle entre les dépôts Siluriens de Bohême et de Scandinavie 1856 ; page 66 et 67.)
Léopold de Buch, d'accord avec Ami Boue disait déjà en 1849: «Le peu d'extension et les limites atteintes du côté des pôles par la formation Crétacée, comparée avec les Sti-ates Jurassiques et surtout avec l'extension des dépôts Paléozoïques, a été regardé par le Dr. Boue, et cela non sans de grandes probabilités, comme le résultat le plus ancien que nous connaissions de rinfloence du climat sur la faune des âges du monde. » {Beirachiutmen Uber die Verbreitung und die Grenzen der KreidebiUkmgen; 1849, page 3.)
Ces bandes ou ceintures homoiozoïques, dont je vous donnerai quelques explications plus loin, ont certainement existées à toutes les époques ; seulement elles ont oscillées dans certaines limites tant pour leur nombre que pour leur extension, suivant les diverses époques géologiques. Ces limites n'allant jamais à se réduire à une seule bande enveloppant tout le globe ; ni n'augmentant pas beaucup plus au-dessus du nombre de celles actuellement en existence. L'extension de
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ces bandes , bien plus que leur nombre , a été soumise k des variations considérables suivant les âges géologiques.
Maintenant que j'ai expliqué ce que j'entends par bassin limité, et que j'ai appelle aussi votre attention sur les ceintures homoiozoïques, il me reste à donner des éclaircissements sur l'expression en général J'ai dis, que les espèces et l'ensemble des fossiles ensevelis dans les divisions des strates d'une épocjue géologique ne passent pas en général de l'une des divisions dans l'autre. Je crois qu'il y a peu de géologues pratiques, ayant étudié à fond un bassin limité et qui n'aient rencontré des exemples du passage d'espèces isolées d'une division dans l'autre. Quant aux exemples du passage de Yensenihle (fune faune d'une division à l'autre, je vous citerai ce paragraphe du volume I , page 74 du Système silurien du centre de la Bohême par Barrande : « En effet, dès qu'il est constaté dans notre bassin Silurien, que les représentants de notre faune troisième ont apparu, en Bohême, à deux épocjues différentes, séparées par un long espace de temps, on ne peut expliquer ces apparitions successives et distinctes que par deux suppositions. La première consisterait à admettre deux créations locales d'êtres semblables^ dans les mêmes parages, aux deu>x époques en question. Cette interprétation nous paraîtrait la moins vraisemblable. Nous avons déjà admis l'autre hypothèse, qui consiste à considérer les deux apparitions successives, comme des immigrations ou colonies, provenant d'un centre de diffusion, extérieur à notre bassin». De plus, il y a un autre exemple sur lequel nous sonmies d'accord tous deux; c'est que la faune de Nattheim, (Wurtemberg) composée identiquement de presque toutes les espèces formant la faune des Argiles à Chailles des environs de Besançon (La Vèze), se trouve dans des strates plus récentes que YArgile à Chailles.
Les géologues amis des systèmes à priori, pensent que ces exceptions disparaîtront lorsqu'on aura fait des études plus approfondies ; et même dans leur désir de les effacer, ils les expliquent sans observations directes , et on peut ajouter , d'autant plus facilement qu'ils ne les ont pas vus. Mais l'expérience prouve que
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ces exceptions au lieu de s'évanouir, vont au contraire en augmentant à mesure que les observations s'accumulent, et il faudra bien un jour ou l'autre que les systématiseurs en prennent leur parti, bon gré malgré leurs explications.
30 « Dans un b€Uêin illimité et ayant une grande extension (par exemple, conune aujourd'hui les Océans Atlantique, Pacifique» Indien, qui traversent plusieurs bandes ou ceintures bomoiozoïques) , les fossiles renfermés dans les strates d'une époque géologique ont été soumis à des lois c[ue nous ne connaissons pas encore ; et par suite nous ne pouvons pas actuellement arriver à paralléliser ou trouver les équivalents des strates en les considérant division par division , au moyen des débris organicjues qui s'y trouvent renfermés. » Je ne nie pas qu'on ne puisse arriver à de bons synchronismes sur une partie du pourtour ou même sur une petite surface de ce bassin iUimUé, en employant les fossiles, avec les connaissances actuelles que nous en avons. Mais ce que je nie. c'est l'extension de ce synchronisme sur tout ce bassin illimité, ou bien aussi le synchronisme des divisions des strates de deux ou plusieurs bassins limités, n'ayant pas, ou même ayant, des communications directes entr'eux.
Arrivera-t-on à pouvoir établir avec certitude ces synchronismes au moyen de cette méthode indirecte? Je pense que ce serait être présomptueux que de l'affirmer ; cependant cela ne paraît pas au-dessus des forces humaines, comme tant d'autres problèmes géologiques et d'histoire naturelle qui ne recevront jamais de solutions ; et de plus , on peut ajouter que le premier pas et même un grand pas a été fait dans la direction de la découverte de ces lois. Ce pas, nous le devons** entièrement à un des plus grands géologues qui aie jamais existé, Edward Forbes de l'Isle of Man, dont la vie a été bien courte, surtout si on la compare aux travaux de premier ordre qu'il a produit, et qui promettaient de soulever tant de voiles et de découvrir tant d'horizons nouveaux de notre mystérieuse géologie. (Voir: Appendice F.).
Je crois ne pas pouvoir mieux finir cette lettre qu'en cher-
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chant à résumer le Map of the distrilnUion of Marine life by Edward Forbes, et en en donnant un extrait. Car je suis d'avis qu'on ne peut trop répandre ce bon et excellent travail, qui jusqu'ici a peu pénétré sur le continent européen et en Amérique, par suite de son mode de publication, au milieu d'un Atlas de Géographie physique d'un prix très élevé. (Voir : The Physical Atlas, by A. K. Johnston, Second Edition, Edinburgh 1856.)
La Carte que je donne, voir Planche I, à la fin du volume, est une réduction de moitié de celle d'Ed. Forbes; de plus j'ai , supprimé les diagrams of the Zones of Depth, of the Colomêaiian of the British seas, and of the Generic centres, et tout ce qui est relatif à la classe des Poissons.
GEOGRAPHIE ZOOLOGIQUE. - distribution des ANiMÂui ma> RDfs d'après Ed. Porbes. — Explication de la Carte. On a essayé dans cette carte de montrer et de généraliser les principaux faits relatifs à la distribution des animaux marins, de définir les provinces ou régions de la vie dans les mers, et aussi de représenter les relations naturelles qui existent entre les diverses faunes marines.
Les noms inscrits sur la Carte sont tous choisis dans les Classes des Mollusques et des Radiaires. Mais ce qui est vrai pour ces deux classes, peut être regardé, en général, comme vrai aussi pour les Poissons, les Articulés et les Plantes marines. Les exemples choisis parmi les genres ou les espèces, sont surtout caractéristiques d'une province soit par leur spécialité, soit par leur maximum de développement. Le nombre des exemples et citations a dû être très limité à cause de la petitesse de l'échelle.
Dans l'état actuelle de nos connaissances, 1854, on doit regarder beaucoup des dispositions et limites qui sont dessinées sur cette carte comme seulement provisoires et conjecturales. Mais considéré en grand, je pense que les dispositions et successions des provinces seront reconnues comme justes et vraies. Reaucoup d'entr'elles ayant été établies d'après un grand nombre d'observations et de faits positifs.