‹ Lettres sur les roches du jura et leur distribution géographique dans les deux hémispheresChapitre 31 sur 41 · Le Jura · texte numérisé non relu

Le Jura

chailles de la Haute-Saône , tenant de l'oxfordien sous le rapport Hthologique et du corallien sous le rapport paléontologique. J'ai partagé longtemps l'erreur de Thirria , et il a fallu que le chemin de fer de Saint-Dizier à Gray vienne ouvrir une profonde tranchée à travers la colline que je regardais comme la localité-type de Vargile à chailles , pour que je sois détrompé. »

M. Perron a publié récemment dans le Bulletin de la Soc. géol. de France, deuxième série, tome XIII, page 799, tm excellent travail intitulé : Note sur t étage portlandien dans les erwirons de Gray^ etc. Cette petite monographie portlandienne d'une des régions les plus intéressantes du département de la Haute-Saône, rectifie un certain nombre d'erreurs commises par Thirria, et donne une description plus détaillée de ce groupe qu'aucune de celles que nous possédions jusqu'à présent sur cette partie de la Franche-Comté. D'après ce mémoire je vois que YEtage portlandien de Perron correspond exactement à mon ancien sous-groupe , que je nommais autrefois Calcaires portlandiens , et que je désigne aujourd'hui sous le nom de Cakuires de Salins ; et son Etage kimméridien comprend les marnes de Salins, le groupe de Porrentruy et cehû de Besançon. M. Perron , en étudiant couches par couches les Calcaires de Salins des environs de Gray, a découvert un grand nombre de fossiles nouveaux, surtout des polypiers, et il a pu étabUr plusieurs espèces de sous-groupes dans cette division supérieure du terrain jurassique. Il a d'ailleurs recueilli tous les fossiles caractéristiqaes de cette division pour les environs de Salins, tels que: Nmnea gr&ndis , N.Salinensis, N. IHnodosa, N.Elea; NçUica Marcamana , Trigonia gibbosa ; Pygurus Jurensis et un Hemicidaris indéterminé qui pourrait fort bien être Y H, purbeckensis , du groupe de Purbeck de l'Angleterre.

Perron dit, page 806: «Ces couches (calcaires marnocompactes avec NtMUus giganteus^ Nerinea suprajurensis ^ Pho^ ladomia protêt, Ceromya excentrica, etc.), dont le type pour la Haute-Saône se trouve à Chargez-les-Gray , ont été considé-

rées comme dépendant de l'étage portlandien par le plus grand nombre des auteurs qui ont décrit les roches du Jura, soit qu'ils n'aient pas reconnu leur position géognostique , soit qu'à l'exemple de M. Thurmann ils aient confondu en un seul les étages kimmeridgien et portlandien». — Evidemment le savant auteur n'a pas eu connaissance d'un petit travail que j'ai publié sous le titre de : Réponse à une note de M. Ernest Royer sur la non-existence des groupes portlandien et kimméridien dans les Monts Jura (Bulletin de la Soc. géolog. de France, 2* série, tome IV, p. 121. Paris, 1846). A la fin de ce mémoire, p. 134, je donne quelques notions sur le jurassique) supérieur des environs de Gray , et j'y rapporte précisément ces couches de Chargez-les-Gray au kimméridien et non au portlandien. La seule différence qu'il y aie entre la classification de Perron et la mienne, c'est qu'il comprend dans son étage* kimméridien non-seulement le séquanien , mais encore les marnes portlandiennes à Gryphaea virgula. Puisque je viens de rappeler ma Note en réponse à M. Royjsr, j'ajouterai encore un mot. M. Royer a resté dix années avant de reprendre les questions contenues dans ma Réponse, et danê le tome XIII du Bulletin de la Soc. gM., précisément après le beau travail de Perron, je trouve, p. 814 et 815, des obsei^ations de M. Royer qui lui sont suggérées par la lecture de ce mémoire. Dans ces observations M. Royer admet que le portlandien parisien, comme il l'appelle, existe dans la Haute-Saône ; mais il ne va pas plus loin dans ses concessions, et bien plus, il se félicite sur ce que l'opinion qu'il a émise jadis est aujourd'hui adoptée. Il est difficile de*" se faire une illusion plus complète, et si la confusion dont il se plaint vient à cesser,- évidemment j'y aurai au moins autant contribué que lui. M. R^ryer ajoute qu'il regarde comme inutile et surabondant de montrer l'inexactitude d'une comparaison que j'aurais établi entre les calcaires de Chargez-les-Gray et certaines division^ qu'il a créées dans le portlandien de la Haute-Martïe ; d'abord je n'ai pas établi de comparaison entre Chargez-les-Gray et les divisions de M. Royer ; par conséquent il lui serait difficile d'en

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montrer inexactitude ; et quant aux comparaisons que j'ai établies entre les environs de Salins et la Haute-Marne, puis entre Salins , Besançon , Porrentruy et Gray , je demande la permission à M. Royer de les regarder comme exactes jusqu'à preuve du contraire.

Le terrain jurassique est très-développé dans le département de la Côte-d'Or, où il a été étudié avec beaucoup de soins par Guillebot de Nerville, Naudot, Payen, Giroux, Jules Beaudouin, le colonel Moret, etc., etc. Guillebot de Nerville a exécuté la Carte géologique ' de tout ce département, et en a préparé un texte descriptif très-détaillé. Le texte ou Statis^ tique géologiqm de la Côte-dOr n'est pas encore publié, et avec les lenteurs bien connues de tout ce qui touche de près ou de loin aux administrations officielles de la France, il n'y a pas possibilité , même approximativement , de prévoir l'épocpie à laquelle ce livre sera livré au public. Pour la carte , elle a été publiée en 1853, mais elle n'est pas en vente, de sorte qu'à l'exception de deux ou trois établissements publics de Paris et de Dijon où elle a été déposée avec la permission de Monsieur le Préfet, il est impossible de la consulter, et pour l'inmiense majorité des géologues cet excellent travail est comme s'il n'existait pas *). Une Légende explicative de cette carte géologique de la Côte-d'or a été publiée en même

1) Quel contraste avec l'Angleterre et TAmérique ! où les pablications géologiques officielles sont mises à la portée de tous les citoyens moyennant des prix assez modiques. Il n'est peut-être pas hors de propos de donner ici quelques explications sur le Geologicai Survey des Iles britanniques , dont l'organisation et les travaux sont si parfaits et si supérieurs à tout ce qui existe dans les autres contrées (j'en excepte toutefois TAutriche qui depuis cinq ou six années marche dans la même yoie).

Un simple citoyen ^ bien connu des géologues du monde entier, Henry de La Bêche, entreprit seul et avec ses propres ressources le grand et immense travail qui porte le nom de Geologicai Survey of Great Britain, Ayant commencé, en 1836, Pétude du Land's End et du comté de Cornwall, de La Bêche, plus heureux que son illustre prédécesseur William Smith , vit ses travaux appréciés par le gouvernement britannique , qui créa peu de temps après ce qui fut appelé VOrdnance Geologicai Survey ^

temps ; mais elle aussi n'a pas été mise en vente , et sans Je souvenir aimable de l'auteur, qui a i>ien voulu se rappeler des excursions géologiques faites ensemble, je ne pourrais pas vous parler de ce savant et remarquable travail.

formaot uoe. branche du service du Trigonometrieal Survey of Great Britain, Henry Mac Lauchlan et Henry Still furent d'abord les premiers et seuls assistants mis sous les ordres de de La Bêche; puis John Phillips, ce célèbre neyeu de Smith, vint apporter sa grande expérience et son immense talant de géologue pratique à l'œuvre commune ; et on peut dire que de 1839 à 1843 de La Bêche et Phillips, en unissant leurs efforts, constituèrent le corps du Geological Survey tel qu'il existe à présent. Les principaux élèves de ces deux grands géologues sont maintenant bien connus dans la science, et il me suffira de nommer Ramsay, Salter, prot Morris, Jukes, Ed. Hull, etc., pour montrer que les assistants sont dignes de leurs maîtres et que la lignée géologique de la Grande-Bretagne ne dégénère pas.

En 1845 le Geological Survey fut divisé en deux sections, l'une étant chargée spécialement du relevé géologique de l'Irlande , et l'autre des observations concernant le relevé en Angleterre, en Ecosse et dans le pays de GaUes. La section d'Irlande, placée d'abord sous les ordres du colonel Henry James, Royal Engineers, puis actuellement sous ceux de J. Beete Jukes (auteur d'un voyage géologique à Newfoundiaud et du narratif du voyage of H. M. S. Fly), est composée de huit assistants; celle de l'Angleterre, de l'Ecosse et de Wales comprend treize assistants qui sont sous les ordres du prof. Andrew C. Ramsay. De plus, il y a deux paléontologistes , jadis dirigés par le célèbre Edward Forbes, et actuellement agissant sous les ordres directes du Directeur-Général. Ces deux sections avec leurs directeurs locaux étant d'ailleurs subordonnées entièrement aux volontés du Directeur-Général.

Les cartes employées pour le relevé géologique sont celles de l'Ordnanee Survey of Great Britain and Ireland, dessinées à l'échelle d'un pouce pour une mile. Les différentes formations et roches sont marquées avec le plus grand soin sur chacune des feuilles; et pour donner une idée de la difficulté de ce travail, je vous dirai que sur une de ces feuilles prises au hasard, et ayant 14 pouces de hauteur sur 20 de largeur, on a tracé 80 lignes indiquant les limites géologiques des roches, et que Vïndex général de la carte géologique de la Grande-Bretagne renferme 120 couleurs ou modifications de couleurs , chacune d'entre elles indiquant une formation géologique distincte.

Dans le Nord de l'Angleterre , en Ecosse et en Irlande , le corps géologique se sert pour ses relevés de cartes dessinées à Téchelle de six pouces par mile. De plus, les ingénieurs-géologues anglais relèvent au

160 Le Jara.

J'ai fait plusieurs courses dans le département de la Côted'Or, et j'ai jadis étudié avec détail, en compagnie de de Nerville, la belle collection de fossiles et de roches, qu'il a recueillie comme matériaux de convictions et pièces justificatives

moyen du Uiéodolite, des sections luMrizontales à TécheUe de six pouces par mile 9 et des sections verticales donnant Tépaisseur exacte de chaque couche à Téckelle d*un pouce pour 40 pieds.

Toutes ees cartes et sections sont imprimées pour Her Majesty's stationery office et publiées par Longman et Comp., libraire-éditeur, Paternoster Row n^ 39 , à Londres. Un Index des Cartes de rOrdnance et une liste coiTespondante avec des numéros des cartes et sections géologiques sont donné» gratuitement a toute personne qui en fait la demande à MM. Longman^ et mi peut acheter séparément ckaque feuiUe de la carte ou des sections horizontales et verticales, moyennant un prix qui varie de 2 shà 11 sh. • d., c'est-à-dire de 2 fr. 50 c. à 14 fr. Quoiqu'il n'y ait encore de publié (juillet 1857) qêê 50 feuilles de cartes géologiques, s*é tendant sur une surface de 36,000 miles carrés, 40 feuilles de sections horizontales et 20 feuilles de sections verticales ; cependant, MM. Longman en vendent chaque année 5000 feuilles! je dis cinq mille feuilles (style de banquier); et ce qui est assez singulier, tes feuilles entièrement scientifiques et ne renfermant pas de districts métallifères, houillers ou à matériaux de construction de grandes valeurs, se vendent en aussi grand nombre que les autres.

De La Bêche ne se contenta pas seulement d'être le créateur et l'organisateur du Geologic(U Survey; il crut que son œuvre ne serait pas complète tant qu*il n'y aurait pas un grand Musée de Géologie exclusivement national où chaque citoyen pût venir consulter les collections recueillies avec soin sur tous les points du territoire britannique. Avec une habileté bien digne d'éloges, il profita de la construction du nouveau palais du Parlement pour arriver au but qu'il désirait depuis si longtemps. Ayant fait partie , en compagnie du grand géologue Smith et du célèbre architecte Barry, d'une eommission chargée de faire un rapport sur les matériaux de construction à employer pour bâtir ce nouveau palais , on recueillit naturellement une grande quantité d'échantillons très-variés, dont beaucoup furent soumis à des épreuves spéciales, et comme il était trèsdésirable de conserver ces échantillons, de La Bêche demanda et obtint du gouvernement un local pour jes placer. D'abord étroit et mal situé, ce local de Graig's Court fut ensuite changé pour un véritable petit palais géologique , construit à neuf et dans ce but spécial et exclusif, dans Jermyn Street près de Piccadilly. Cet édifice a reçu le titre de JHuseum of Praetical Geology; et afin que rien n'y manque pour Tétude de la géologie

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pour la construction de la carte géologicpie; de sorte que je puis établir, avec quelque degré de confiance, des synchronismes entre les strates jurassiques des Monts-Jura et ceux de cette partie de la Bourgogne.

et de se» Perses branches, les nilies et la paléontologie , le gouvemement y a créé une série de diverses chaires scientifique*, et aujourd'hui on y professe toutes les sciences ayant des rapports plus o» ^oins directs avec la géologie.

Enfin, pour achever cet œuvre de relevés géologiques sous le patronage et avec Taide du gouvernement ; les colonies anglaises ont été habilement amenés à adopter le système proposé et employé par De la* Bêche pour la mère-patrie ; et à présent il y a des Geologùsàl Swvey ' Officiels et fonctionnant avec un ordre parfait dans l'Inde, dans la protlnoe de Victoria (Australie), au Cap de Bonne-.Espérance , à rilé &é la Trinidade, dans les deux Canadas et dans la Nouvelle-Ecosse.

Comme de juste, De la Bêche fut le pfésmier directeur-général du Geological Survey of Great BrUain ; de plus , la reine Victoria lui conféra le titre, si envié par tout loyal Anglais , de baronet ou Sir, etiln*estplus désigné aujourd'hui que sous le nom de Sir Henry de la Bêche. Du reste, il était difficile dé trouver quelqu'un de plus modeste, et tous les honneurs qu'on a pu lui conférer n'ont changé' eh rien son attitude simple et de véritable bonhomme , et ses habitudes de collectionneur invétéré et de coureur de carrières el de cliffs. Après sa mort, arrivée en avril 1855, on lui a donné comme successeur au Geological Survey, Sir Roderick Impey Murchison; et il faut bien l'avouer, il eut été très- difficile, pour ne pas dire impossible, de trouver mieux. En dehors de son incomparable talent d'observateur , des découvertes sans nombre qu'il a faites et des connaissances pratiques si vastes qu'il possède , Sir Roderick, par sa grande taille et des habitudes qu'une vie d'abord consacrée au noble métier des armes lui a fait adopter, et dont on aperçoit facilement des traces dans son maintien, ses gestes, ses écrits et même dans ses discoixn. Sir Roderick, dis-je, semble né pour diriger une si belle entreprise, et comme un véritable chef écossais qui rassemble son clan autour de lui, il est à juste titre le général du corps des géologues et mineurs de Sa Très-Gracieuse Majesté la Reine.

J'ai oublié de dire qu'en dehors des cartes et des sections, le Geological Survey publie des descriptions géologiques divisées par petits volumes ; des décades de figures et descriptions de fossiles; des rapports et statistiques des mines, etc., et que totties ces très-utiles publications s'obtiennent aussi séparément et à des prix assez modérés, chez l'éditeur Longman et Comp.

Le Jura.

en

Dans cette Légende explicative de la carte géologique du Département de la Céte-d'or, par Guillebot de Nerville, in-8o, 71 pages; Paris, imprimerie impériale, 1853; l'auteur ne donne pas de groupement par étages, il ne présente que les groupes et sous-groupes; laissant supposer qu'il adopte les étages tels qu'ils sont dans la Carte géologique de France de Dufrenoy et Elie de Beaumont.

Jura de la Ctte-d'or. Jura franc-comtois.

G. de Nerville (1853). (1857.)

Epaisseur.

Calcaires jaunâtres, compactes, bréchiformes, en banc épais « perforés d'une infinité de trous sinueux et lisses 30"*, 00

Calcaire marno-compacte, de couleur jaune nankin, criblés de dendrites noirâtres, par petits bancs 20,00

Marne blanchâtre, renfermant une grande quantité de Gryphées virgules. (Terre à fours)

9P Calcaire à Plerocêres, Calcaire jaune, à points verts, sableux, renfermant quelques minces bancs de marnes sableuses. Caractérisé par le Pleroceras Oeeani 10,00

7^ Calcaire à Àslarlei. A la base se trouve un banc marneux 10,00

6^ Calcaire à Nérinées. Cale, blanc mat, à \

pâte fine, crayeuse, oolitique, renfermant Cale, à j

beaucoup de Nérinées 10,00 Nér. f

50 Oolile corallienne, formée de gros grains oolitiques, et de pisolites oblongues, soudées par un ciment calcaire très-solide ....

4^ Calcaire compacte et piqueté corallien.

Calcaire compacte, à pâte fine, à fond blanc grisâtre piqueté de petites taches rondes,

o On

10,00 Mar.d.Sal.

ss

Groupe de Porrenlruy, Groupe de Besançon.

Cale.

10,00 oolit.

as

Cch. à 10,00 Cor.

roussâtres 60,00 1 ^

3^ Calcaires fissiles et suboolUiques coralliens 2® Calcaire Madréporique. Calcaire blancgrisâtre, composé en grande partie de coraux 1^ Calcaire compacte inférieur grumeleux coraWien. Très-fossilifère, riche surtout en débris de grosses Apiocriniles et d'Oursins. Renfermant en quelques points de nombreux cherts

Argile s:

(Chailles) siliceux 15,00 Chail.

Le Jura. 163

Jura de la Côte-d*or. Jura llrane-eomtols.

G. de Nerville (1853). (1867).

Epaisseur.

6^ Marne jaunâtre, argileuse, assez coquillière, donnant du ciment hydraulique {ciment

J / de Molesmes) 10™,00

^1 5® Une assise d'un calcaire marneux, gris

de fumée, alternant avec des lits marneux . 30,001 Argovien.

4^ Calcaire mamo- compacte oxfordien. Cette assise présente souvent, vers sa base, des

1 1 chéris (chailles) siliceux bien distincts de ceux qu'on rencontre aussi accidentellement plus haut à la base du Groupe Corallien . 30,00

3^ Marnes mélangés d'un grand nombre de bancs lenticulaires et de rognons de calcaire

2 J marno-compacte, d'un gris bleuâtre . . . 15,00l IJ 2<^ Assise purement marneuse, des Marnes >Marn. Oxfor.

oxfordiennes proprement dites ; composée de marnes bleuâtres, très-coquillières, à fossiles souvent pyriteux 15,00

Il 1® Couche de Minerai de fer hydroxidé à

i| oolites miliaires, à gangue calcaire et marneuse. Horizon géognostique d'une sûreté absolue 3,00 FerdeClucy.

Epaisseur.

3^ Cornbrash, Calcaire oolilique,

o I roux, à larges taches bleuâtres, à oolites miliaires bien égales. Cette

s I assise renferme quatre à cinq pe-

èj J lits bancs marneux 30",00 Calcaires de Palente.

^j 2^ Forgs(-mar6/c. Cale, compacte,

^ I par gros banc, de couleur blanc- Calcaires de la

«» F grisâtre, à structure très-massive . 60,00 citadelle de Besançon.

g i^ Grande oolile. Cale, oolitique, Calcaires de la *

^ \ blanc, à structure très-variable . 40,00 porte de Tarragnoz. Terre à foulon et calcaire blanc jaunâtre marneux. Assise marneuse ; à la base très-argileuse et même plastique, et passant à un calcaire jaunâtre, marneux, oolitique. Contenant beaucoup de fossiles, tels que ostrea acuminata. {Terre à fours) 20,00 Marnes de Plasne.

Le Jura-

Jura de la €ôte-cl*or.

(G. de Nerville 1853).

es

Calcaire schistoïde, siliceux . «

Bancs très-riches en polypiers, quelques uns étant suboolitiques et s'enlevant par laves

Calcaire à enlroques, proprement dit; compacte grisâtre ou bien ferrugineux et roussâtre 15,00

Marnes gréseuses micacées, renfermant de petits bancs de grès siliceux, ou de calcaire sableux et micacé 25,00

Marnes alternant avec des calcaires marneux, très-fossilifères .

Schistes bitumineux à possidonies ; avec intercallation de petits bancs de calcaire marno-compacte, donnant un ciment hydraulique Irèsénergique (Cirnent de Vassy) . . .

Calcaire nodulet^, ferrugineux ; marneux

Marnes argileuses, brunes, ou noires bleuâtres, feuilletées, avec un très-petit nombre de bancs calcareo-marneux intercallés, à différents niveaux , 80,00

Calcaire renfermant beaucoup de Bélemnites {Belemniles actUus), marneux, bleu clair et en quelque sorte soudé au calcaire à Gryphées . . 0,80

Cale, à Gryphées arquées, grisbleuâtre 12,00

Alternance de calcaires, lumachelliques (avec minerai de fer de Thoste et de Vellerot), de marnes calcareo - compacte (ciment de Pouilly) et de grès fin, jaune-blanc

Jura frane-comtots.

(1857.) Epafuear.

5'",00 Cale, blanchâlr. \ /?oc/i.

d. Cor ) d,forl

10,00 Couch.à Coraux. 1 j,.^-.

Calcaires et Fer de la Rochepourrie.

Marnes d'Aresche.

15,00 Marnes de Pinperdu.

20,00 Schistes de Boll.

6,00 Marnes de Cernans.

Marnes souabiennes et Marnes de Balingen.

Couche super.

Couches infér.

formant le banc inférieur . . . 8,00 Couch.deSchambelen. De Nerville fait remarquer, que ce qu'il nomme son Lias et Infra-Lias sont en quelqes localités de ce département,

Le Jara. 165

changés en silice calcédonieuse ou arkosCj par suite d'injection siliceuse, sortie du granit par une grande quantité de filons, qui ont déversés dans la mer d'alors une grande quantité de calcédoine avec accompagnement de baryte sulfaté, de chaux fluaté, de galène, de fer oligiste, etc., etc.

Les équivalences des strates franc-comtoises et de la Côte-d'or sont assez évidentes d'après ce qui précède, pour n'avoir pas besoin d'explication. Je vous ferai cependant observer, que l'auteur n'a pas opéré de séparation dans les Marnes argileuses, de 80 mètres d'épaisseur, formant sa base des Marnes supraliasiques , et que, par suite, je les ai synchronisé en masse avec mes deux sous-groupes des Marnes de Balingen et des Marnes souabiennes pris ensemble. De plus de Nerville n'a pas opéré de distinction dans sa subdivision du Calcaire à entroques proprement dit, quoique cependant il ait indiqué qu'il était quelquefois ferruginetix \ j'ai, en conséquence, parallélisé ce sous-groupe, avec mes deux divisions réunies du Fer de la Rochepourrie et des Calcaires de la Rochepourrie. Enfin, cette série jurassique de la Côte-d'or, montre le fait assez important, que de Nerville a placé les véritables Chailles comme subdivision du groupe Corallien, et qu'il a parfaitement distingué \Argovien, sous le nom de Calcaire marneux oxfordien, qu'il place dans le groupe oxfordien.

De plus je ferai remarquer que de Nerville dit, page 46» que les marnes à Gryphées virgules qui sont à la base de ce qu'il nomme son groupe portlandien et kimnhéridien , se distinguent trop peu dans le relief du sol pour mériter une teinte spéciale sur la carte géologique ; et cependant cette carte est celle, dite d'Etat Major, à l'échelle de l/8o»ooo. De sorte que ceux qui prennent ces marnes comme base et limite de l'Oolitique supérieur dans le département de la Côte-d'or s'exposent à avoir un horizon très-vague et indistinct pour tii*er la ligne de séparation entre deux des quatre grands étages du terrain jurassique.

Dans le travail de G. de Nerville, il n'y a pas de listes

166 Le Jura.

de fossiles; j'aurais pu y suppléer en les donnant, du moins en partie, car j'ai aidé l'auteur à dresser ces listes et à déterminer les fossiles qu'il avait recueilli ; mais je n'en vois pas la- nécessité pour le moment ; mon but de synchronisme étant atteint et d'une manière, je crois, qui laisse peu de prise à la critique; car dans des excursions et de nombreuses conversations, nous nous sommes mis complètement d'accord sur l'équivalence de chacuns des groupes de strates du Jura franccomtois et de la Côte-d'or.

Je ne veux pas quitter le terrain jurassique de la Côted'or, sans constater que Jules Beaudouin a été le* premier à signaler l'existence du Groupe argovien dans les environs de Châtillon-sur-Seine. Il y a reconnu aussi l'existence d'une couche à polypiers spongiaires; seulement il n'a étendu ce synchronisme qu'à la partie inférieure de son terrain des marnes et calcaires gris cendré ^ avec couche de spongiaifes] tandis que je considère la partie supérieure, comme faisant aussi partie de l'Argovien (voir : Mémoire sur le terrain Kelloway-oxfordien du ChdtillonnaiSy par Jules Beaudouin, dans le Bulletin de la Société Géologique de France, 2'"' série, tome huitième, page 582 ; Paris 1850-51.)

Le département de la Haute-Marne est composé presque entièrement par les strates de l'époque jurassique; et les aperçus un peu détaillés qu'on en possède, seulement pour quelques parties, et qui ont été faits avec tant de talents par Ernest Royer, font vivement désirer, que ce savant veuille bien publier toutes ses observations et donner une description complète de la géologie de ce département. En combinant deux Mémoires intitulés : Notes sur les terrains Jurassiques supérieures et moyens de la Haute-Marne (voir : Bulletin de la Société Géologique de France, |2™* série, tome II, page 705 et suivantes; Paris, 1845); et Aperçu sur les terrains corallien et oxfordien de la Haute-Marne (voir : Bulletin de la Soc, Géol. de France, ï"* série, tome VIII, page 600 et suivantes; Paris, 1851); voici la série obtenue par M. Royer, pour VUpper Oo^ liU et VOxfordien du département de la Haute-Marne.

Le Jura. 167

Jura de la Haute-Marne. Jura franc-comtois.

E. Royer (1845-51). (1857.)

Oolile du Barrois

A. Terrain porllandien, a. Calcaires grossiers, f Calcaires de Salins.

perforés et cariés. .

6. Gale, marno-compactes, se terminant à leurs bases par des marnes grisâtres et blanches .... Marnes de Salins.

c. Gale, compactes, lithographiques, à cassure conchoïde, et devenant marneux à leur base Galcaires du Bauné.

B, Marnes Kimméridiennes, avec les fossiles ca-

ractéristiques des environs de Besançon et de Porrentruy. . Marnes du Banné.

1^ Calcaires à Aslarles, A la partie supérieure ce

sont des calcaires compactes, et à la

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