partie inférieure il y a des alternances
de marnes Groupe d.Besançon.
2^ Oolile corallienne supérieure, Galcaires blancs,
oolitiques, contenant beaucoup de Né- ^
rinées Oolite corallienne.
3^ Calcaires coralliens compactes. Gale, à pâte fine Gale, corail. \ 4® Oolile corallienne inférieure. Gale, ooli tique, * 1 g-
blanc, renfermant beaucoup de Poly- | h^<^
piers et de Dtccra* Gouch. à Gor.f ^|
5® Calcaires coralliens grisâtres inférieures. Gale. ? a* "^
trés-variables , devenant marneux vers l"?*»
la base, et contenant beaucoup de fos- | <«
siles Arg.àChailles./
6® Marnés oxfordiennes supérieures Argovien.
7® Marnes oxfordiennes moyennes \
%^ Marnes oxfordiennes inférieures, ou marnes (. . ,. „
bleues avec Am. bipUx, et autres petites r»'""^^ oxfordienn
Ammonites pyrileuses ]
9^ Marnes oxfordiennes ferrugineuses^ ou terrain
Kellovien Fer de Chicy.
Je pense que les synchronismes indiqués dans ce tableau sont généralement exacts et même j'ajouterai que je suis
168 Le Jura.
enclain à les regarder comme certains malgré que je n'aie pas visité les localités décrites par Royer.
A mesure que l'on s'élève vers le Nord de la France, le terrain jurassique prend un développement stratigraphique et paléontologique plus considérable que dans les Monts Jura, et si on l'étudié dans l'intérieur du quadrilatère formé par les lignes que l'on tirerait de Nancy, à Bar-le-Duc, Rumigny et Luxembourg, on a là un massif de strates possédant, en général, des caractères spéciaux; quelques uns des groupes et même des étages, y atteignent une puissance presque prodigieuse; des débris terrestres (Plantes, Ampullaires, etc.) mêlés aux fossiles marins, viennent encore y compliquer les questions de groupement et de synchronisme; et l'on peut dire que dans cette région, aussi bien qu'en Angleterre, le terrain jurassique y est anormale.
Ce Jura lorrain et luxembourgeois, quoique situé dans un pays à plateaux séparés par de larges et profondes vallées, où les strates ont été fort peu dérangées de leurs positions primitives, et où d'immenses dénudations et ravinages permettent d'en suivre chaque couche, pas à pas, le long de belles fallaises sinueuses, comme aux pieds de votre Albe wurtembergeoise; ce Jura, dis-je, a été l'objet de discussions presque interminables, d'abord pour la propre classification de ses assises, et ensuite pour leurs synchronismes avec les contrées voisines.
Le premier géologue qui en aie donné une description, a été le commandant Puillon-Boblaye, officier d'Etat-major des plus distingués, et qui est surtout très-connu comme le géologue de l'expédition française en Morée. Boblaye, dans un travail remarquable intitulé : Mémoire sur Ut formation jurassique dans le Nord de la France. {An. des se. nat,, vol. 17, page 35; Paris 1829), donne un premier aperçu général*) de ce ter-
^) Il est jaste de dire que Steiuinger avait publié, une année auparavant, 1828, sa Description géologique du Grand-Duché de iMûPembowg {JHérn. cour, par VAcad. de BruxeUes, tom. YII), où Ton trouve de bonnes observations sur la géologie d*une partie de la contrée embrassée dans le mémoire 'de Puillon-Boblaye.
Le Jara. 169
rain jurassique de la Lorraine et des Ardennes; aperçu des plus intéressants surtout au point de vue orographique; malheureusement, cédant à la manie de l'époque, il employé les dénominations anglaises de Conybeare et de W. Phillips; et l'on y trouve le FuUeri earth, le Bradford clay, le Cornbrash, et le Forest marhle pour désigner des groupes de strates ayant bien peu de l^pports avec ces types de la Grande- Bretagne.
Le vénérable d'Omalius d'HalIoy, ce patriarche si savant et si modeste de la géologie franco-belge, et qui a été un des premiers à populariser l'expression de terrain jurassique au lieu de terrain oolitique, ne s'est jamais laissé emporter par la mode du jour et a toujours opposé un esprit de résistance, bien digne d'éloges, à l'extension et à l'application désordonnée et ridicule des classifications anglaises. Les géologues français de la génération de 1830, n'ayant voulu ni de la classification mythologique — Jovienne, Saturnienne, Yzémien, Hémilysiens, etc., — d'Alex. Brongniart, ni de celle du prof. Cordier, — Phylladien, Pséphites, Grès pourprés, etc. — , crurent avoir mis la main sur le fil d'Ariane, en prenant la classification des strates du sol de la Grande-Bretagne; ne doutant pas que ce fil les conduirait dans le labyrinthe de la stratigraphie française exactement avec la même facilité qu'il l'avait fait pour celui de l'Angleterre, comme si un guide de Chamounix pouvait servir à conduire une caravane à travers les sables du Sahara de Tripoli au lac de Tschad ! Aussi d'Omalius prêcha-t-il alors complètement dans le désert; et ses dénominations d'Oolite du Barrois, de marne du Fresne-au-Mont, de calcaire de Stenay, de Grès du Luxembourg, etc., durent faire place dans les Mémoires pour servir à une description géologique et dans VEœplication de la carte géologique de la France au Portland stone, au Kim-
') Le gouvernement français ayant demandé au corps des Mines de relever une grande carte géologique du pays, MM. les ingénieurs Dufrenoy et Elie de Beaumont en furent chargés, et de 1825 à 1841 et 48, ces deux savants ont pubU^s les résultats de leurs recherches; d'abord sous le titre de : Mémoires pour servir à une d^cription géologique de la France, en 4
170 Le Jnra.
meridge cldy, au Combrash^ au GrecU oolite, aux Grès infraliasiques, etc. Cependant VOolite du Barrois et les Grés du Luxembourg sont toujours restés, même à l'époque de l'apogée des classifications dites anglaises, comme une menace suspendue sur les têtes du Portlandien et des Grés infra-liasiques.
La persistance et le bons sens de d'Omalius d'Halloy finirent cependant par porter leurs fruits; et ce nuage gros d'orages, des grès et du lias du Luxembourg, des Ardennes et de la Moselle, a fini par se dissiper petit-à-petit, grâce d'abord à André Dumont, puis a Dewalque, Chapuis, Terquem, Majerus et Ed. Piette. Dumont, le célèbre auteur de la Carte géologique de la Belgique, et dont la perte encore récente a attristé ses nombreux amis et les non moins nombreux admirateurs de son talent incomparable de cartographie géologique, a été un des meilleurs géologues pratiques de son temps. Elève, ami et parent de d'Omalius, qui reconnut de suite dans le jeune homme de 20 ans les talents qui devaient plus tard l'élever dans les premiers
volumes ; puis une Carte géologique en 6 feuilles, avec un tableau étassem» blage; et enfin deux premiers volumes d'une Explication de cette carte. Ces travaux de Dufrenoy et Elie de Beaumont ont fait faire de grands progrès à la géologie française, en venant ajouter de nombreux faits à ceux accumulés et classés déjà une première fois dans le premier essai fait par d'Omalius d'Halloy sous le titre de : Mémoires pour servir à la description géologique des Pays-Bas, de la France et de quelques contrées votsines\ Namur, 1828. 11 est cependant bien regrettable pour la science, que ["Explication de la carte soit resté inachevé, par suite de lenteurs inexplicables pour celui qui ne connaît pas la vie des savants ofliciels de Paris, mais très-faciles à admettre pour celui qui a vu de près les mille et une occupations bureaucratiques de cette capitale de la bureaucratie. Quant aux cartes géologiques départementales de la France; commencées à-peuprès en même temps que l'essai de Dufrenoy et d'EIie de Beaumont, elles n'ont pas jusqu'à présent offert des résultats bien brillants. A cinq ou six exceptions près, ce sont des travaux médiocres, se ressentant tous plus ou moins de tiraillements administratifs et quelques uns même de l'incapacité incroyable des personnes employées 'pour les exécuter; et on peut dire qu'ils sont en général bien inférieurs à ce qu'on était en droit d'attendre dans un pays qui, comme la France, possède de belles cartes topographiques et on si grand nombre de bons géologues pratiques.
rangs des amis et des adeptes de notre science; Dumont, après avoir pendant plusieurs années essayé de l'extension des classifications anglaises, vit qu'il y avait là des difficultés dont les promoteurs de ces classifications ne s'étaient pas assez rendu compta dans la pratique ; el bravement il porta le premier coup à cet édifice factice et fondé sur des sables mouvants, en publiant, en 1842, dans son Mémoire sur les terrains triasique et jurassique de la province du Luxembourg (Mém. Acad. Bruxelles, tome XV), une classification locale avec les noms de clochers suivants : Grès de ^Martinsart, Marne de Jamoigne, Marne de Slrassen^ Macigno d'Aubange, Marne de Grandcourt et Calcaire de Longwy.
De ce jour le rôle du Marly sandstone^ des Blue et while Lias, du grès infraliasique^ des calcaires à gryphites, etc., a été éclipsé ; les abstractions ont fait place aux faits, et c'est aussi à partir de ce moment que la lumière a commencé à percer les ténèbres qui enveloppaient avec tant de persistance la stratigraphie de cette partie de la France et de la Belgique* Depuis lors les découvertes ont marché à grand pas; et aujourd'hui le Lias du Luxembourg, de la Lorraine et des Ardennes est aussi bien connu et classé, que celui des fallaises de Lyme Régis ou de Robin Hood, quoiqu'il y présente un développement sept ou huit fois plus considérable que dans le Dorsetshire et le Yorkshire.
Encore quelques mots sur Dumont, et je reviens à mon sujet de synchronismes. Du Lias, Dumont poursuivit sa classification nationale pour toute la Belgique, l'étendant à toutes les strates de ce pays, sans se préoccuper des classifications faites dans les autres contrées; en cela il a parfaitement et sagement agi, et je crois que cette classification belge est peu attaquable et convient entièrement à ce pays. Seulement enivré par le succès, Dumont essaya d'étendre sa classification à dénominations belges, d'abord aux pays environnants (voir Carte géologique de la Belgique et des contrées voisines), puis enfin à toute l'Europe, à une partie de l'Asie et même de l'Afrique (voir : Carte géologique de F Europe)', en ceci je ne suis plus de
172 Le Jara.
son avis; car alors c'est retomber dans la faute que Ton reproche aux autres, et la classification belge ne se prête pas plus à cette extension que les classifications anglaises, autrichiennes, russes, indiennes, etc., du moins comnie subdivisions des terrains en étages, groupes et sous-groupes. De plus, cédant à un désir de terminologie euphonique et ayant devani lui l'exemple tout récent de d'Orbigny, il fit tout rimer Ses dénominations en ieUy et de noms très-faciles à prononcer il imagina les adjectifs baroques de Maestrichtien, Paniselien, Aachinieriy etc. Malgré ses écarts et ses parties imparfaites, Tessai de Dumont est un progrès véritable sur ce qui existait auparavant; sa classification belge restera en Belgique, d'où elle n'aurait jamais dû sortir; et l'on peut assurer, sans être grand prophète, que le jour des classifications nationales et de clochers est aussi venu pour la France, comme il est venu depuis longtemps pour tous les autres pays.
La liste des ouvrages sur le terrain jurassique lorrain, ardennois et luxembourgeois est déjà assez longue, et dans ces dernières années, surtout de 1851 à 1857, un grand nombre de publications ont été faites sur ce sujet; chacuns de ces mémoires, en général, a fait faire un progrès en avant; et aujourd'hui la classification et la terminologie de ce terrain sont à-peu-près complètes. Je ne puis entrer dans une revue de tous ces ouvrages, me contentant de deux ou trois des principaux, dûs surtout aux recherches profondes de Dewalque, de Terquem et de Majerus. Bien plus, j'ai l'avantage de posséder une série précieuse de lettres et de tableaux sur tout le terrain jurassique de ce pays ; manuscrits qui m'ont été adressés récemment par mon ami Edouard Piette, jeune géologue, qui, comme vous, est rempli de zèle, d'activité et d'enthousiasme pour la science des pierres, et qui, avec l'excellent jugement géologique que je lui connais, arrivera certainement à faire faire de grands pas à nos connaissances géologiques jsur le Nord de la France. En un mot Piette est, comme vous, un de ces braves soldats ayant son bâton de maréchal dans son sac; et tous deux, je ne doute pas que vous ne sachiez très-
Le Jura.
bien Ven faire sortir, fallut-il employer la force, je veux dire, les coups de marteaux .... de géologues.
Le département de la Meuse, composé presque entièrement des strates de divers étages du terrain jurassique, a été décrit avec beaucoup de détails et de talents par A. Buvignier dans un livre intitulé : Statistique géologique, minéralogique et paléontologique du Département de la Meuse; Paris 1852. Si je ne me sers pas de ce travail, pour établir mes synchronismes, c'est qu'il me semble que le tableau de Piette est plus complet, et qu'il résume parfaitement les recherches de Buvignier, en y ajoutant quelques additions et de très-bonnes corrections.
Jura du déport de la Meuse.
Ed. Pielte (1857).
Gale, de Salins.
Jura firanc-eomtois.
(1857.) Epaisseur.
Sous-groupe supérieur des calcaires de Brillon, formé de calcaires compactes, d'un gris verdâtre, avec intercallations de bancs d'oolite vacuolaire et de calcaires lumachelliques appelés roches fromentelles; et aussi contenant des bancs de calcaires sub-compactes dolomitiques.
Leitmuschein : Âfelania crenulata; Trigonia gibhosa, Delpliinula vivauxea, Cerithium dammariense, Pholadomya harrensis, Ânomya suprajurensis, etc 40*", 00
Sous ' groupe moyen des calcaires de Ligny; formé de calcaires très-dures, compactes, criblés de cavités irrégulières et appelé calcaires cariés. Leitmuschein : Ammonites gigas , cerilhium supracostatum, ostrea virgula 95.00.
Sous-groupe inférieur des calcaires blancs et argiles blanches d*ÀuberviUe; formé d'alternance de bancs de cale, blanc, crayeux, gris ou même jaunâtre, et d'argile de même couleur. Leitmuschein: Ostrea virgula, Trigonia gibbosa, Ammonites gigas, Panopœa VoUzii, Lima argonnensis, Pholadomya acuticosla, etc 60,00
Marnesde Salins.
Le Jura.
Jura du dép^nt de la Meuse.
K(l. Piolle (1857).
Argiles à Ostrea rirgula de lA>xeville^ composées (Inllernaiicos de marnes gri- Kes ou bleues avec inlQrcallatioiis de ('..Icaires blancs, grisâtres ou jaunAlres.
LelUnuscheln : 0«(rra virgula^OnL tpiralis, Pteroceras poii/t, Ammoniles nucleus, Tri-gouia supra jurensit , elc SO"*,ÙOj
Calcaire à Astrales de Verdun, formé à la partie supérieure do calcaire blancs crayeux, quelquefois gris maruo-compactos ; et à la partie inférieure d'argiles grises ou jaunâtres assez puissantes. Leitmuscheln : Oslrea brur^lrulana , Astarte minima, Mdania slriala^ Ceromia inflalUf Cardium Duvignieri, elc 130,00
Coral rag de St. Mihcl, présentant un massif puissant d'assises de cale, blancs, quelquefois crayeux, lithographiques, à grosses et à fines oolites. Leitmuschein :
Nerinea brunlrutana^ Ner.nodosa, Diceras arielina, Oslrea gregaria, Bemicidaris crenularis, Cidaris Blumenbachii, Thamnaslrea affinis, Calamophyllia flabellum, Cal. ar~ ticulosa, etc 130,00
I Oolite ferrugineuse de Commercy. Leil- / muscheln : Ammoniles cordalus, Terebralula bullala, Lima proboscidea, Gryphœa giganlea, Dysasler ovalis, etc l8,00
Calcaires argilo-sableux d'Eix, contenant Pemamyliloides^GryphœagigarUea^eic. 80,00
Marnes bleues de Romagne-sous- les- Côtes, Leitmuschein : Belemnites hastalus, Ammoniles bicarinalus, Pholadomya exaltatay Gryphœa dilatata, Terebratula inconstansy Ter. Thurmanniy etc 150,00
Marnes de Stenay avec fer hydraté, Leitmuschein : Ammonites dentatus, Am. Dun- \ cani, Am, interruptus, etc 22,00
J«ra Dnuie-CMBtote.
Groupe de Porrentruy.
Groupe de Besançon.
Coral rag de la Chapelle.
Argovien?
Marnes oxfordiennes?!
FerdeClucy.
Le Jura.
Jura frane-comtois.
Groupe du Dép. du Doubs.
60,0ai
Groupe du Dép. du Jura.
Jura du dép«nt de la Meuse.
Ed. Pietle (1857). ^
Epaisseur
Calcaire marneux d'Elain. Leitmuscheln :
Rhynchonella concinnoides, Terebratula oho' valOy Ter, digona. Ter, cardiumy Clypeus palellcL, NucleolUes dunicularis, etc. . .
Marnes grises de Rouvres. Contenant :
Pholadomya lexla, MytUus Soverbyanus^ Terebratula ornilhocephala, Holeclypus depressus, etc , .
Marnes et Calcaires à Ostrea acuminata de Montmédy, Leitmuscheln : Ammonites Parkinsoni, Pholadomya Vezelayi, Ceromya rosir ala^ Lima gibbosa, Ostrea acuminata, Ostrea Marshii, Rhynchonella concinna, Rhynch. varians, etc , . 80,00
Calcaire à polypiers de Thonelle, Leitmuscheln : Coraux, Ammonites discus, Am, Blagdeni, etc 4,00
Calcaires jaunes terreux du Frcnois, Contenant : Ammonites Murchisonœ, Ceromya zonata, Trigonia costata, Lima proboscidea, Rhynchonella furcillalat etc 6,00
Je ne donne pas le Lias du département de la Meuse, préférant vous présenter celui des Ardennes qui est plus complet. Les synchronismes que je viens d'établir entre le Jura de la Meuse et celui de la Franche-Comté, me paraissent avoir, tout au moins de grandes probabilités en leur faveurs. Les divisions en groupes ont leurs équivalents à-peu-près certain ; pour les sous-groupes je n ose pas m*aventurer à donner des synchronismes positifs, excepté pour le fer de Clucy qui me paraît être l'équivalent de Marnes de Stenay. Il y a aussi beaucoup de chances pour supposer que les Roches de Coraux du fort Saint'André et les Calcaires à polypiers de Thonelle, sont synchrones.
Dans le département des Ardennes, la série jurassique est magnifiquement développée; il n*y a que le calcaire du Barrois qui fasse exception, car il s'y trouve réduit, à Apremont, à la faible épaisseur de 2 mètres. Piette m'en a envoyé
176 Le Jura.
aussi un tableau irès-complel ; je ne le reproduis pas ici, parce
qu'il présente peu do dilTérences avec celui de la Meuse, ayant
seulement an pins grand nombre de divisions en sous-groupes
dans le Lower oolite. Je vous donnerai seulement sa série du
Lias, qui me parait étudiée de main de maître.
Etage du Lias dans le DépartemflDt des Ardennes. Ed. Pielte (1857).
B j Marne noire de Flite; avec : Belemnilet breviformii, Am-
5 I moniUt fatcifer, Am. serpentimu, Poiidonia Bronnii. etc. 90"
^J Caleairt ferrugineux de JUargut; avec : Uelemnilei niger,
S j Ammonitei aalemi», etc 48"
3 I Mamei à Patndoniet; avec : AmmoHiie$ Holanârei, Am.
■^ \ bifrans, Poiidonia iiaiina, elc 2"
Mamtt à ovoidei de la Sormotme; avec ; Belemnites Fourncliamu, AmmoniUt Davtm, Peelen aguivalvtt. Otfrea cym-
biim, etc 70"
g j , À / Calcaire lableux de Sapogne ; avec : AmmoniUi fim-
"~ ^ = I briatuê, Am. Tnmeri, ottrea eymbium, etc 40"
'".■%[ Calcaire lablcux de Sainl-LaureTU ; avec : Ammonite» -^^ I Bucklandi, Pinna Harlmanni, Lima duplicata. Cardinia ''~^ ré \ philaia, Spirifer roitralu», Terebratula mimismalie, elc. . M™
Grêi de Rimogne; avec ; Ammonite* Bucklandi, Am. Hettangientis, Cardinia grandie, Card. Fiicheri, Lima giganiea,
Gryphata arcuata, Spirifer IValeolii, etc 20"
Calcaire hydraulique de Warcq ; avec ; Cardinia Litleri,
■s 1 Gryphœa arcuata, Pleurotomaria anglica, Ammonilet Bucklandi,
^1 Am. angulalut, Am. tinemuri, Avicula einemurieneii, etc. 50™
Grée d'Aiglemonl; avec ; Ammonite* angulatut, Hcttangia
Deekayeeea. Cardinia Dunkeri, Card. eoncinna, Card. (tmtJii,
Limagigantea, Pliealula Heltangieneii, Gryphœa irregularie, ilé-
1 bri* de poision, etc lO"
Ce Lias dilTëre tellement de celui des montagnes du Jura, que je n'ose pas bazarder aucuns synchronismes, même pour les groupes des Lias inférieur, moyen et supérieur.
Le département de la Moselle ne contient que les étages du Lias et du Lower oolite ; mais tous deux avec des développements vraiment grandioses. Mon ancien ami, M. Victor Simon, est le premier qui aie fait connaître avec détails les assises de la Moselle ; depuis M. Terquem a largement contribué à laurs études; et voici le tableau de ce Jurassique des environs de Metz, d'après les classifications de Piette et Terquem.
Le Jura. 177
. «lara da département de la Moselle. Terquem el Piette (1857).
Epaisseur.
/ Calcaire oolilique marneux du Grand Failly, Leitmu- . I schein : Rhynchonella concinnoides, Terebralula cardium, Cly-
.%\pew pcUella, Nueleoliles clunicularis» etc 10™, 00
o 1 Marnes d'Auboué; avec Pholadomya Murehisoni, Tere^
9 Jbralula omithocephala, holeclypus depressus, etc 50™, 00
^ 1 Calcaires el Marnes à Oslrea aeuminala, avec Ammonites
^ Ê Parkinsoni^ Pholadomya Vezelayi, Pholadomya gibbosa^ PleU"
^ I romya elongata, Ceromya roslrala, Lima gibbosa, Peclen lens^
\Mylilus gibbosuSf Oslrea Marshii, Rhynchonella condnna,
^fRhynch, varians, Oslrea acuminata, etc 70™,00
1^1 Calcaire à polypiers de la Moselle, avec Ammoniles Blàgo l(fm, Nerinea jurensis, Monllivallia Delabechi^ etc. . . . 20™, 00 Calcaire ferrugineux, avec Ammonites Murchisonœ, Pholadomya Zieteni, Pleuromya tenuislria, Ceromya zonata, Lima
^[proboscidea, etc 20™, 00
Marnes de Jouy^ avec Ammoniles serpentinus .... 3™, 00 Oolite ferrugineuse de Mont-St-Martin ^ avec Belemniles abbreviatuSf Ammoniles opalinus, Am. Aalensis, Heltangia dion-
CXvillensis, Trigonia navis, etc 20™,00
P 1 Grès jaune de Sl-Michel, avec Ammoniles radians, Peclen
jparadoxuSt etc 60™, 00
Calcaire gréseux de Chaudebourg, avec Ammoniles serpen-
S Itinus, Am* Holandrei, Posidonia, Bronnii, etc 3™, 00
Calcaire noduleux de Gorcy, avec Ammoniles bifrons, Am,
Raquinianus, etc 5,™00
Marnes bitumineuses à Posidonies, avec Ammoniles Thouar-
sensis, Am, complanatus, Posidonia liasinay etc 7,™00
g^/ Grés de Guenelrange, avec Belemniles niger, Peclen § I œquivalvis, Plicalula spinosa, Gryphœa cymbium^ etc. . 5™, 00 ë 1 Calcaire de SI- Julien, avec Ammoniles spinatus . . 4™, 00 I / Mai-nes à Ovoïdes, avec Ammoniles margarilatus, etc. 50™, 00 S 1^ j Marnes feuilletées d'Illange, avec Ammonites helero- 1^ ]s Jphyllus, Am, fimbriatus^ Am, planicosta, Am. comucopiœ,
^ Rhynchonella variabilis, etc. . , 100™, 00
•? j"^ / Calcaire ocreux de Pomérieux, avec Ammoniles Da- " vœi, Am, raricoslalus, Rhynchonella rimosa, Terebralula
numismaliSt Spirifer rosir alus, etc 20™, 00
Marnes sableuses de la Seille, avec Ammoniles Buck- ^{landi, Spirifer Walcotli, Cardinia hy brida, etc. . . . 30"V00