Le P. Pan toja, prieur de la Chartreuse de Séville
en leur remettant la lettre que vous lui aviez adressée;
[Je vous annonce qu'aucune d'elles ne porte la petite étoffe de serge; personne, ici, ne l'a portée non plus, excepté moi. Même maintenant, avec tous les froids que nous avons eus, je n'ai pas pu m'accommoder d'un autre habit, à cause de mes douleurs de reins, que je redoute beaucoup. Mais on me gronde tellement que j'ai du scrupule de le garder. D'un autre côté, comme notre Père m'a pris le vieil habit de grosse serge que j'avais, je ne sais plus que faire. Que Dieu pardonne à nos sœurs t Malgré tout, je vous assure qu'avec les chaleurs que vous avez à Séville, il vous est impossible de porter des jupes qui ne soient pas légères. Sachez que l'habit lui-même doit être de serge. Quant aux jupes, cela importe peu].
Jusqu'à ce qu'on m'ait apporté ce que m'envoie mon saint Prieur1, je ne sais comment lui écrire; je ne puis, en effet, lui accuser réception de son message. Le muletier portera ma réponse. O Jésus! combien je lui suis obligée de tous les services qu'il nous rend !
Gomme la lettre de ma sœur Gabrielle nous a égayées, et quelle dévotion nous ont donnée la diligence de nos saints de Séville et la mortification de mon bon Père Garcia Alvarez ! Je prie instamment Dieu pour eux. Présentez tous mes compliments à ce Père et aux religieuses ; je voudrais écrire à chacune en particulier, tant est grand l'amour que je leur porte, il est certain que je les aime d'une manière toute spéciale, bien que j'en ignore la cause. Mes compliments à la mère de la Portugaise2 et à Delgada. Pourquoi ne me dites-vous jamais rien de Bernardine Lopez?
Lisez cette lettre que j'envoie à Paterna, et, si elle n'est