Le Père Ange de Salasar, provincial des Carmes mitigés
3. Maison d'études dont le Père Gratien sollicitait la fondation à Sa- Jamanque.
Doña Yomar a été, comme moi, contente de votre lettre, et je ne m'en étonne pas.
Ce Père dont vous me parlez est sensible à la diffé* rence que les sœurs de Guadalaxara font entre lui et Paul. La différence, en effet, est très grande entre leurs personnes; ce Père se laisse dominer par sa nature. Je voudrais que Votre Paternité sût, de son côté, se dominer pour lui montrer de la bonté; il a, je crois, un peu de vivacité dans ses paroles ; c'est un grand art de supporter chaque âme, et de s'accommoder à sa faiblesse. Plaise à Dieu de nous donner sa force î Nous en avons besoin pour Le contenter. Amen.
Je ne sais comment je dois répondre à Votre Paternité au sujet de l'affaire de ces religieuses1. Quatre cents ducats pour vingt ! Mais je n'en accepterais même pas sjx cents ! Nous devons attendre ce que décidera doña Marie de Mendoza ; elle ne manquera pas de tout arranger pour le mieux. C'est toujours une grande peine pour moi de m'occuper de cette question de revenus.
La Mère Antoinette2 nous a raconté ici tant de choses
des ordonnances portées par ce Père N 3 que nous en
avons été toutes scandalisées. Je lui ai écrit à lui-même pour lui demander ce qui en était. Croyez-moi, mon Père, ces maisons vont bien, et il n'est pas nécessaire de charger encore les sœurs de nouvelles cérémonies. La moindre chose qu'on ajoute leur est un fardeau. N'oubliez point cela par charité. Pressez toujours les religieuses de garder les Constitutions; mais ne demandez rien de plus. Elles